Le Singe Blanc - Aoûtat

Le Singe Blanc - "Aoûtat"
chronique Le Singe Blanc - Aoûtat

Le singe blanc est un flocon de neige unique. Comme quoi, ça existe dans le monde mégalo-nawak de la musique.

Aberration de la nature pour certains : reconnaissable par sa basse à la Claypool/Primus et son chant aux burnes écrasées baragouiné dans un langage inventé, une entreprise aussi chaude que du Magma en fusion-rock.

Le singe blanc a bien grandi en 3 albums, laissant macérer sa fusion pour en obtenir une bouillie délicieuse.

 

S'il baragouine toujours avec des saccades plus accentuées que celles d'un bègue asthmatique, le langage nous parait moins énigmatique : parler le singe ne nous prendra bientôt plus que quelques albums. En attendant l'orchestre continue à tenter d'établir le dialogue avec nous.

 

Le singe blanc qui prend des instruments se mue derrière sa guitare lorsqu'il reprend en boucle trois notes rappelant "Vive le vent" sur "Monorone".

Tantôt farceur, les sonorités sont celles du petit capucin joueur ou quelques secondes plus tard celles d'un gorille mécontent.

Elles sont parfois proche du chimpanzé énervé, criard, incontrôlable derrière ses cuivres dérangés.

 

L'animal exotique derrière lequel se cachent trois lorrains n'a malheureusement pas beaucoup changé en quatre albums. Il est toujours bien plus alambiqué que les trois neurones qu'il veut bien nous montrer.

Il est bavard, mais sait se taire après 29 minutes, ayant trop peur d'assommer son auditeur par un trop-plein de personnalité. Incompréhensible mais unique en son genre : terriblement attachant, percutant et surtout captivant.

Cet Aoûtat devrait parasiter quelques oreilles déjà bien échauffées par les créations précédentes du groupe...

photo de Tookie
le 16/03/2013

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