Metz - II

Metz - "II"
chronique Metz - II

(Mode Julien Lepers : On)

Top, c’est parti…

Je suis un power trio, je signe mon premier (barrer) deuxième album sur Sub Pop, premier (barrer) deuxieme disque à l’esthétique noir et blanc, au livret contenant la photo d’un mec de deux mecs, je joue un rock abrasif au croisement du punk et du garage, mes concerts ont la réputation d’être incendiaires, je suis, je suis, je suis…

(Mode Julien Lepers : Off)


Quoi ? 
Cette chronique te dit quelque chose ? 
Un air de déjà-lu ? 
Possible en effet que ce soit un vulgaire copié/collé à peine corrigé de la chronique du 1er album de Metz, écrite par Crousty Boy.

Moralement, je ne suis pas fier de moi, j'ai repris le travail d'un autre.
Même si intellectuellement, je devrais me remettre en question, il faut l'avouer : je ne peux pas écrire une meilleure chronique que celle de Crousty Boy. 
Pourtant, je parle d'un autre album de Metz.
Enfin...

 

Ce "II" ressemble incroyablement au "I", à "l'éponyme" comme on le dit trop souvent (et à tort).
Metz est au bord de l'autoparodie : cela n'empêche pas les zigs de sortir un bon album qui fait son petit effet.
Après s'être inseré dans une petite case, le trio continue sur la même route bien droite mais à la B.O. bien chaotique.
Aucun changement dans le son, on est toujours dans un noise punké torturé, agressif et hyper saturé.
L'ambiance assez malsaine et opressante est toujours aussi présente, la nervosité demeure la même et les créations sonnent déjà-entendues.

Cela n'empêche pas le groupe de sortir un excellent deuxième album. 
Une affirmation qui peut étonner, mais Metz n'avait pas fini d'explorer ce son si sale et désagréable qu'il est le seul (à ma connaissance) à l'exploiter avec cette violence.

N'en restent pas moins des limites, les canadiens ont donc eu l'intelligence de tourner court à cette mini-redite puisque l'album dure 30 minutes.
Un bon point pour éviter la lassitude, puisqu'on n'a pas vraiment le temps de se ré-habituer à cette agressivité déjà ressentie sur le premier, elle qui mettait déjà en lumière l'étroitesse de leur style et du chanteur qui ne connait que le mode hurleur.

 

Il faudrait être con pour ne pas aimer ce second album si on a aimé le premier...mais il faudrait l'être aussi un peu, pour ne pas regretter qu'ils se ressemblent autant.

photo de Tookie
le 06/05/2015

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