Mumakil - Behold The Failure

Chronique CD album (35:28)

chronique Mumakil - Behold The Failure
«[…] le Mûmak de Harad était en vérité une bête de vaste volume, et il ne s'en promène plus de semblable à présent en Terre du Milieu, ceux de son espèce qui vivent encore de nos jours n'offrent plus qu'un souvenir de sa corpulence et de sa majesté. Il avança droit sur les guetteurs, et puis il se détourna au dernier moment pour passer seulement à quelques mètres, faisant trembler la terre sous leurs pieds […] ». Voilà ce que sont les Mûmakil aux yeux de J.R.R Tolkien lorsqu‘il les décrit dans « Le seigneur des anneaux». Quant à nos Grindcoreux suisses de Mumakil, ils n’ont pas choisis ce nom par hasard…

En effet, la masse sonore qu’ils nous offrent peut se décrire d’une façon assez semblable à celle de l’auteur cité plus haut : intense, brutale et d’une lourdeur écrasante ! Le combo avait déjà mit une sacrée claque à la communauté du metal extrême avec son précédent album « Customized Warfare » en 2006. Pour ceux qui voient de quoi je parle, vous ne serez assurément pas déçus par ce nouvel opus : Mumakil continue à faire du Mumakil, avec trois ans de maturité supplémentaires et une signature chez Relapse, qui leur offre une production encore plus puissante ! On remarque notamment une évolution au niveau des grattes, avec un jeu un poil plus fin et technique, dotées d’un son est un peu moins saturés. Ne vous méprenez pas, ça reste du très lourd et les riffs bien gras façon "Death metal qui tâche" sont plus présent que jamais ! Le seul détails qui m’a chiffonné par rapport à « CW » est la basse… Je la trouve moins présente, ses courts breaks très claquants et typiques du Grind qui apportaient un zeste de groove en plus sont quasiment (si ce n’est totalement) absents. Mais comme je vous le disais, ce n’est qu’un détail. C’est d’ailleurs une généralité de « Behold the Failure » : les basses sont globalement moins présentes (comme le son de grosse-caisse qui est plus lointain ici)…

Globalement, je trouve ce « Behold The Failure » encore plus rapide. Le batteur (ex-Deceit) repousse les limites fixées par « CW » ; à lui aussi son jeu s’est affiné, voir même diversifié au niveau des structures, et ses parties sont d’une précision toujours irréprochables. Le hurleur (ex-Stump Fucking) continue de nous livrer une prestation riche avec sa voix teintée de "core", tout en gardant ses growls caverneux mêlés à des beuglements criards. Cependant, il a retiré les cris porcins de son répertoire… à tort ou à raison ? A vous de juger !

Pour ceux qui découvrent le groupe avec cet opus, et pour qui la comparaison avec le passé du combo est difficile : imaginez la puissance et la lourdeur de Rotten Sound alliées à la furie de Nasum et au feeling d’un Terrorizer des temps modernes, avec des morceaux n’atteignant jamais les deux minutes.

En d'autres termes, c'est un mur de riffs incisifs, de blasts déchainés... de Grindcore fou furieux quoi ! Le tout avec une prod’ juste assez propre pour nous laisser profiter de tout le talent de chacun des musiciens… Et au bout du compte : on en redemande !
photo de Domain-of-death
le 13/04/2009

1 COMMENTAIRE

sepulturastaman

sepulturastaman le 10/07/2009 à 22:23:49

j'ai trouvé leur musique trop metalisé, pas mauvaise du tout bien au contraire. Mais je sais pas c'est peut être pas ce que j'attend en ce moment d'un groupe de grind ; par contre l'artwork est térrible.

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