Nomads - S/T

Chronique mp3

chronique Nomads - S/T

Peu de groupes américains ont une vision actuelle du Punk qui correspond pile poil à la mienne. Violence et surdité, voilà les seuls arguments qui motivent, en apparence la musique de Nomads. Pour une présentation un poil plus, développée, je vous invite à vous reporter à ma chro de leur première sortie, datant de 2013, Night​.​Owls​/​/​Mayhem​.​Aficionados​/​/​Death​.​Seekers.

 

Retour au présent avec le monstre abrasif concerné ici. Les Ricains ont déjà tout compris à ce que doit être l'ouverture d'une prod : il faut envoyer ses trips d'entrée pour ferrer le pauvre pêcheur avide de gros son. Autant dire que les vilains pas beaux nous enfoncent un méchant hameçon dans le palais. Les fins gourmets vont en pisser des litres de gros rouge poicreux.

Pour éviter les confusions et prendre Nomads, pour un groupe suédois, il faut examiner tout ça à la loupe. En effet, "Holocaust Well" a un gros parfum de Wolfbrigade avec ses leads guitares mélodiques et sa rythmique qui ne fait pas de quartier. Nomads a toujours la pédale branchée sur la haine et l'abus de drogues. Je sait la drogue, c'est pas bien, surtout quand on vient à en manquer.

Le chanteur doit donc être en manque, tellement ses vocaux saturés respirent le dégoût. De qui ? De quoi ? De notre futur qui se profile, de façon pas jaune rigolote, des pigs et plus généralement de l'égo surdimensionné de la race humaine... l'explication de texte vous convient ? Non ? Pouark !

Le troisième morceau "From Out To Nowhere" est même une reprise issue du Total Fuckin' Brutalized ! (1995) de Driller Killer. Rare de trouver une cover qui surpasse l'original... C'est juste pour souligner le bon goût des messieurs dans le créneau misanthropique.

Passant à tabac sans relâche avec des riffs maouste stocos de crackhead, Nomads n'oublie pas qu'un chanteur d'exception n'est rien sans une solide base. Ainsi, le batteur sait que, peu importe la frilosité de certains tabasseurs de futs qui se la jouent technique, l'essentiel est de défoncer ses baguettes en un titre.

 

S'il vous reste des camouilles, frises d'eunuque en gélatine, écoutez cette splendosité qui dévore le cœur même si vous n'avez plus 14 ans.

photo de Crom-Cruach
le 19/11/2014

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