Paganizer - The Tower Of The Morbid

Chronique CD album

chronique Paganizer - The Tower Of The Morbid

Revolting Rogga, y s’en fout lui. Il est libre.

Libre comme les oiseaux de Pierre Perret, échappés de leur cage. Un joli zoziau de 500 kilo qui fait CUI CUI tel un petit chanteur à la Croix de Fer, toutefois.

 

On ne va pas s’amuser à présenter tous les projets de Herr R. Johansson, de toutes façons, ils se ressemblent plus ou moins tous.

Et puis si amusons-nous, tiens :

Banished From Inferno, Bloodgut, Bone Gnawer, Carve, Dead Sun, Demiurg, Down Among The Dead Men, Eaten, Echelon, Evangelicum, Eye Of Purgatory, Fondlecorpse, Foreboding, Graveyard After Graveyard, Grisly, Humanity Delete, Johansson & Speckmann, Just Before Dawn, Lobotomy Dept, Megascavenger, Minotaur Head, Monstrous, Mysticist, Necrogod, Perma Death, Putashriek, Putrevore, Putrid Torso, Reek Revolting, Ribspreader, Severed Limbs, Sinners Burn, Skeletal Spectre, Stass, Svitjod, Swarming, The 11th Hour, The Cleaner & Mr. Filth's Van Murders, The Grotesquery, The Skeletal, Those Who Bring The Torture, To Descend

 

Et… et… Paganizer !

On sonne donc la récré, l’heure de poser son cerveau, de se ruer au Mc Do comme un gros abruti post-confinement pour se gaver de mauvaise graisse et oublier définitivement Goran Bregovic, Maceo Parker et Beethoven.

Taratata, on n’est pas chez Nagui là !

 

Car, Rotten Rogga rebranche une énième fois la HM2 -Boss pour faire péter les compos bien roulito.

Et il est en forme là, éructant toujours de son chant de Yéti bourré à la 8,6, alors que ses complices, dont le batteur de Portal, en mode carrément pas expérimental, se croient chez papy, les boots crottées posées sur la table Ikea made in China.

Oui Ikea cédlamerde.

Alors, c’est quoi la différence rapport au précédent méfait d’Heavy Roger? M’interrogerez-vous… Qu’est-ce qu’on en a foutre vous rétorquerai-je si j’étais taquin.

 

Tout dépend, en fait, si vous êtes plus Platon et Schopenhauer… Ou plutôt décapitation et chopper.

En effet, The Tower Of The Morbid, s’adressera au Biker canniboule qui sommeil toujours en vous.

 

Ne mentez pas s’il vous plaît. Je sais que vous aimez ces gros leads mélo bien lugubres ("They Came To Die" a une vraie classe classe), ces grosses cymbales tellement brutalisées qu’elles devraient porter plainte à la Cour Pénale Internationale et l’ambiance mortuaire digne de votre première soirée en mode love avec une (grosse) gothique fraîchement suicidée.

Rancid Ronnie nous colle encore le smile sur onze compos. pour un peu qu’on ne soit pas regardant sur le côté funky de l’entreprise. Et, y’a des bons moments, sérieux, mes agneaux, sans nul doute. Comme l’ultra catchy "Rot Spreads", ce "Purge Of The World" avec ces deux riffs tellement clichés qu’ils en deviennent parfaits et un "Apocalypse Writings" qui déploie des forceps bien rouillés à l’ancienne.

Croyez bien que l’album passera, ainsi, en mode brutal dans vos oreilles, mais passera tout droit.

 

« Rogggaaaaaaaaaaaa !!!

- Oui Moma ??

- T'en a pas marre de casser les oreilles aux gens régulièrement ?

- Mais Moma, je gagne (plus ou moins) ma vie avec ça !

- J'entends bien ou plutôt rien, mais ta musique de zoulous depuis 20 ans, c’est pas très chrétien.

- M’en balek Moma, c’est Dan Seagrave qui fait ma pochette là. »

 

Que voilà un dernier argument imparable, non ?

photo de Crom-Cruach
le 17/07/2020

2 COMMENTAIRES

Fingal le Caledonien

Fingal le Caledonien le 20/07/2020 à 02:08:45

Efficace et propre. On en prend plein les ouies, c'est cool.
Apocalypse Writing : ma préférée.
Mais c'est vrai qu'on ne garde pas cet album dans la pile des meilleurs.
ET,  shame on me, je ne connaissais pas. Bonne découverte !

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 20/07/2020 à 11:51:23

Teste aussi Just Before Dawn: ça meule.

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