Pelican - Forever becoming

Pelican - "Forever becoming"
chronique Pelican - Forever becoming

Le phénix n'a connu qu'une renaissance à partir de ses cendres.

On ne compte plus celles de Pelican.

 

"Forever becoming" est une nouvelle pièce d'un énième retour. 

Sans son membre fondateur Laurent Lebec, on pouvait pressentir le pire pour un groupe déjà capable des pires déceptions.

 

Avec cette nouvelle pression sur les épaules les américains bombent le torse, relèvent la tête pour cette nouvelle sortie.

Un album qui n'est pas leur nouveau chef-d'oeuvre, mais celui d'une nouvelle étincelle.

 

Sans aborder autrement le style dont ils ont été leader incontestés et incontestables depuis 2003, leur post-métal instrumental est toujours aussi fin, travaillé, ciselé même.

 

Le groupe n'échappe pas à quelques loupés et tristes poncifs dont il est coutumier à ses pires heures.  

Certains passages brassent beaucoup d'air et de vent. Pas sur le lancement tonitruand de l'album, non, au milieu : au pire moment.

Puis tout avait commencé de la manière la plus bancale qui soit : une introduction qui sonnait comme une outro. Un passage peut-être obligé pour tourner la page d'une vieille histoire vers une nouvelle...

 

Autant de maladresses qui offrent une excuse parfaite à tout ceux qui ne croient plus en Pelican; ils tiennent là leur principal argument : lâcher l'affaire.

Ce serait manquer de reconnaissance pour un glorieux passé...d'autant plus que "Forever becoming" est aussi la meilleure occasion de voir le groupe muter.

 

Dans sa quête de l'ambiance parfaite, du meilleur riff, du titre le plus complet, Pelican persévère avec fracas et douceur.

"Deny the absolute" est la plus enthousiasmante preuve (et lancée d'album) que l'on puisse imaginer (quels riffs !). Et même si par la suite le groupe se perd parfois dans d'étranges méandres, les américains savent toujours retomber sur leurs pieds.

Quand ils ne s'embourbent pas, on a le bonheur de se retrouver avec des voyages cosmiques ou des passages tendus qui nous gardent les yeux ouverts pendant de longues minutes.

 

Pelican est toujours dans son inusable recherche du "beau" musical.

Les instruments s'expriment toujours avec une puissance à décoiffer un chauve, et s'efforcent de créer une émotion avec un travail chirurgical.

Une mission délicate que le groupe surmonte très correctement avec cet album dont les pistes d'ennui sont bien vite effacées.

 

On pourra remettre Pelican 1000 fois au bûcher, il renaîtra toujours. Et le prouve avec "Forever becoming"...

photo de Tookie
le 20/02/2014

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