Prognathe - Homo Eructus

Chronique mp3

chronique Prognathe - Homo Eructus

En cette période de confinement (ou de déconfinement, c'est selon) et de régression à tous les niveaux, social, politique et économique, pourquoi ne pas régresser aussi au niveau musical et même au niveau purement physiologique.

Puisque c'est ce qui nous guette à plus ou moins brève échéance. Plongeons-nous alors dans le futur et imaginons, une minute ou deux, un paléoanthropologue, se penchant sur un enregistrement passé, le dernier à cette date, du duo frappé du ciboulot, Prognathe.

 

Homo eructus :

Homo eructus constitue un exemple d'une espèce éteinte de type musical, qui s'est répandu à travers le monde depuis l'année 1987 (après la naissance de Notre Seigneur à Tous, EJBVT ou Emmanuel Johnson Bolsanoro Vladimir Trump), avec l'apparition de l'album Scum de Napalm Death. En France, c'est Crusher, mené par un individu baptisé Crass qui introduit cette fin de race.

Homo eructus comporte un certain nombre de variantes régionales qui ont été considérées comme des espèces distinctes à l'origine, dont le Jetebourrelanus (Java) et le Tupuduprépus (Chine).

Ces différentes formes ont été réattribuées à un genre commun depuis regroupés dans les années 2020 sous la dénomination Homo eructus.

 

Nous allons pouvoir souligner, ici, que le binôme Prognathe ne semblait pas avoir beaucoup étudié la musicologie, à l'époque.

En effet, le tempo (ou vitesse exécution d'une œuvre) dépasse ainsi allègrement, ce que le Ministère des Arts et du Cochon a nommé depuis : la BVPLMMDM ou Bonne Vitesse Pour La Musique Merdique De Masse.

Autrement dit : Homo eructus perdra les plus fins consommateurs d'entre vous, avec des « plages  musicales » tournant vaguement en orbite autour de la minute et trente secondes. Le temps dévolu au coït par le MDCBR ou Ministère Des Culs Bénis Religieux, certes, qui a validé aussi le terme « orbite » dans son synode appelé « Si on se mettait tous d'accord pour les enfumer pour encore deux siècles au moins».

 

Les courageux, voire téméraires dirons-nous (Uh uh ! Une plaisanterie approuvée par MDLHPD ou Ministère De L'Humour Pas Drôle, je vous rassure), se demanderont, quels instruments « de torture » (Uh uh!), utilisaient le duo disparu.

- une basse, oui certes, frappée sans nul doute et sans aucune pitié : de nos jours, ces viles tortionnaires auraient été équarris en Mondovision, pour un tel crime.

-une guitare dénaturée par une saturation extrême et sanctionné dans notre monde parfait par : une lobotomie à la mèche de 12 direct dans l'occis-pute. Un terme validé par le MDBDCR ou Ministère Du Bourrage De Crane Rétrograde. L’utilisation de cette guitare démontrait toutefois une certaines inventivité infectieuse proche d'un autre genre musical disparu, aussi depuis, : le Henri Death Metal. 

- une rythmique digitale imitant, malheureusement à la perfection, cette instrument composite et banni constitué par la batterie. Parce que trop de bruit quoi.

 

Le « chant » proposé par deux gorges ancestrales justifie à lui seul le titre de la composition. Deux types d'éructations passablement inécoutables, se répondent ainsi, une plus grave que l'autre qui n'est que hurlement. Le sentiment qui nous gagne alors nous renvoie à nos primitifs premiers instants et instincts. Un peu comme lors de la sortie du chou (pour les garçons) ou de la rose (pour les filles).

La férocité étant la caractéristique des taureaux et autres végétariens, nous pouvons nous demander à quel genre humain nous avons à faire ici...

Cette œuvre originelle présente pourtant un intérêt, purement historique. Elle décrit, en effet, les pérégrinations d'une tribu archaïque et, disons-le, passablement stupide.

Toute au long de l'album, cette tribu découvre l'art de la chasse (et de sa dangerosité alors que la proie se rapproche diablement vite) sur "Eye Of the Rhino", l'utilisation d'un outillage... médical étrange sur "Cured With A Flint Axe", l'usage du feu ("Like A Mammoth To A Flame").

Pour, "Flying Fetus", écoutons un minute Lundi Galilao, un des deux artisans de la formation:

« Il s'agit d'enseigner l'art de voler aux enfants prognathes ; malheureusement c'est pas gagné alors pour être sûrs de mettre toutes les chances de leur côté ils tentent d'inculquer les bonnes manières de la voltige avant même que les enfants soient nés (le plus tôt on s'y met, le plus tôt ça marchera). Du coup : propulsions en série de foetus à la sagaie dans l'espoir qu'un de leurs futurs rejetons développe ce nouveau skill. C'est donc du proto-eugénisme .»

Le cannibalisme est rejeté également sur "Don't You Eat That Fellow's Son". L'importance de procréer (pour consommer non ?) est soulignée sur "Furuncle Fucker".

Un véritable travail d'historien.

Un ami, paléo-musicologue, me souffle même que les titres des « chansons » comme "Kommando Piste Noir" ou "Brutal Tooth" sont des hommages à d'autres groupes musicaux éteints depuis.

 

Sans transition, retour au présent pour conclure :

« Je pense qu'il faut qu'ils apprennent la méditation pour se recentrer sur eux-même » me souffle ma fille chérie, qui commence à salement tourner hippie là.

 

Homo eructus ou la distanciation sociale garantie.

photo de Crom-Cruach
le 22/05/2020

2 COMMENTAIRES

Xuaterc

Xuaterc le 22/05/2020 à 10:35:22

Une chronique validée par le PINARD, la Première Internationale du Nawak Avantgarde Révolutionnaire et Décadente

cglaume

cglaume le 23/05/2020 à 08:13:15

"Eyehategorod" haha non mais oh !!

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