Remembering Never - God Save Us

Remembering Never - "God Save Us"
chronique Remembering Never - God Save Us

Ils sont de retour et ils sont toujours pas contents ! Un des groupes les plus engagé et enragé en même temps de la scène HardCore américaine nous revient avec son 3e full lenght God Save Us, toujours chez les fidèles FERRET. Titre au combien ironique quand on sait la haine du combo américain envers une foi exacerbée en cette période de puritanisme extrême dans les belles contrées de l'oncle Sam, et prétexte à toute sorte règles ridicules. Si l'on appose à cela la pochette très directe de l'album, il ne faut pas longtemps pour comprendre le coup de gueule du groupe envers les valeurs dérivantes de son propre pays, valeurs qui ne sont pas celles de REMEMBERING NEVER et ils ne se privent pas pour le dire. Bref, assez parlé de ce qui gravite autour et intéressons-nous à ce pourquoi vous lisez ces lignes: la musique.

 

Ca commence comme finissait Women and children die first, c'est à dire avec une voix que rien ne fera taire (on n'en reparlera plus tard), des riffs qui partent dans tous les sens (sauf le refrain un peu trop Hatebreed avec les backing vocals en prime, mais ce sera le seul passage dans l'album je vous rassure). Ca repart encore plus speed sur 'Pocket full of dirt' et là je suis aux anges: ça démate! Des moshs parts que je trouve un peu téléphoné par contre... En revanche on retrouve la « patte » R.N dès 'Slaughterhouse blues' (intro de cris de bête dans un abattoir, le combat des vegans n'est jamais terminé, normal) avec des passages ultra lents puis ultra-rapides. 'Little Hitlers' revient avec ce qui m'avait charmé sur « Women and children die first », ce sont ces petits sons dissonants égrenés dans les morceaux Et pas le temps de souffler, toujours ces rythmes punk qui vous chopent la tête et ne vous relachent que pour les moshs aux grattes saccadées (plans un peu éculés à la longue mais on se défait pas de ses qualités comme ça...). « I won't stop screamin' until everyone is listening! I won't stop burnin' down the houses that you're sleeping in! » voilà de quelle manière débute 'Suicide hotline on speed dial', pour ceux qui ne croiraient pas que les REMEMBERING NEVER sont toujours aussi déteminés à envoyer leur message coûte que coûte et à prêcher leur bonne parole. Voilà pour le fond. Pour la forme ça continue sur sa lancée avec cette fois-ci des riffs aux connotations moins simples que la plupart des groupes H*C (ce que j'apprécie d'ailleurs dans ce groupe), même si on reste dans le 'in your face' délibéré. REMEMBERING NEVER ne se calmera jamais quoi qu'il advienne, c'est un peu ce qui sort de cet album. Et ça fait toutjours plaisir d'entendre des riffs qui sortent de l'ordinaire comme celui de 'T.H.U.G.L.I.F.E', dans un style qui a une fâcheuse tendance à se replier sur lui-même, ou à se ramollir un peu en se répétant largement (quoi j'ai dit HATEBREED moi?). Et même si chaque titre ne révolutionne pas l'album il faut avouer qu'on prend un sérieux plaisir à chaque riff qui ressort au bon moment (celui métal de 'Judas Will Swing': IGNITE THE FLAME!!! putain que c'est bon!!! celui totalement barré de 'Running up in a shit Eater Contest'). Ca alterne avec les titres ultra-speed qui vous mettront littéralement sur les genoux comme 'Please don't let my mother read this' ou 'Selma', condensés de rage à l'état pur. On a même m'impression que la violence gagne de titre en titre au fur et à mesure que l'on avance dans ce « God Save Us ». Et jusqu'à la dernière minute de 'Out of Key and outta line' c'est un mélange de quelques pincées de métal avec beaucoup de Hardcore hargneux qui nous sera servi jusqu'à satiété.

 

Je dis jusqu'à satiété parce que pour certains la recette du combo américain peut sembler épuisée jusqu'à la moelle et j'en entend d'ici dire que ce God Save Us est un peu trop linéaire. Mais donnez-vous la peine de l'écouter plusieurs fois avant de vous forger un solide avis car, comme son prédécesseur, cet album a plus d'un tour dans son sac et risque bien de vous mettre une claque.

photo de Mat(taw)
le 22/03/2006

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