Rumpelstiltskin Grinder - Ghostmaker

Rumpelstiltskin Grinder - "Ghostmaker"
chronique Rumpelstiltskin Grinder - Ghostmaker

Putain, autant je suis nul aux blind tests, autant là je suis quasiment sûr que je connais: attends… Ah mais oui, c’est le riff principal de « Disposal of The Body » de Cannibal Corpse ça... Euuuuuuuh, mais repris "à la Slayer" par un disciple de Bewitched, c’est ça? Non? C’est « Those Who Are Unseen », titre d’ouverture du 3e et nouvel album des américains de Rumpelstiltskin Grinder? Mais ils ne faisaient pas plutôt dans le happy melting pot thrash eux? Ça shrieke non stop là, à un tel point qu’avec ces cavalcades et ces guitares lead juteuses on se croirait de retour à l'époque des Witchery, Demoniac & co. Et avec ce côté Hell’s Angels furibards chevauchant poignée en coin, on pense aussi pas mal aux p'tits gars de The Crown. C’est les Rumpies, t’es sûr?

 

Eh oui. C’est vrai que Living For Death, Destroying The Rest, l’album précédent, contenait déjà, disséminés ça et là sur quelques morceaux, les signes avant-coureurs de cette poussée de fièvre blackousante... Et là pour le coup, la mue est complètement achevée. D'autant que les écarts hardcore et les grosses tranches de fun ont quasiment disparu de la panoplie rumpelstiltskinienne. À présent le groupe est plus focalisé, moins dispersé, plus constant, même s’il se permet des écarts plus rock’n’roll par ci, ou un peu de rugosité purement death par là. Et on ne s’en plaindra pas tant le résultat, sans redéfinir de nouveaux standards dans le genre, est franchement sympathique. Entre ce début d’album en fanfare, un « Nightworms » super entraînant, l’approche plus épique de « Dripping With Venom » ou un « Iron Jaw » excellement ouak’n’woll, on chevauche l’album à toute berzingue, la visière relevée et des moucherons écrasés plein les dents.

 

Vous dites? C’est vrai, le groupe loupe un virage sur « a Lurking Thief », morceau pépère plein de guimauve blacky – que même qu’on se demande bien ce qui a pu leur passer par la tête, aux Rumpies, pour nous pondre ça!? C’était peut-être dans l’espoir que des groupies sensibles leur montrent leurs piercings aux tétons depuis les premiers rangs d'un concert à venir? Mouaif, ils auraient pu s’abstenir... Pour nous attendrir les miches, mieux vaut opter – comme ils l’ont judicieusement fait sur « Get Out of My Grave / Gigantic Graveyard » – pour une bonne rasade de frostbitten guitare à la Immortal: ça, ok, ça a de la gueule!

 

Alors si tout le blabla qui précède vous a provoqué des picotements coquins dans les alentours pelviens, si en outre vous craquez pour les guitares parfaitement aiguisées, et si récemment encore vous vous demandiez quelle musique passer à votre Gremlin apprivoisé pour le calmer quand il dort mal la nuit, ne cherchez plus: Ghostmaker est fait pour vous!

 

 

 

La chronique, version courte: du thrash/death moderne boosté à l’acidité black, aux mélodies et leads heavy, et au carburant dirty rock’n’roll, entre The Crown et Witchery. Pas révolutionnaire, mais diablement sympathique!

photo de Cglaume
le 28/09/2012

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