Subterror - Antropomortum

Subterror - "Antropomortum"
chronique Subterror - Antropomortum

Formé en 2009, Subterror ne porte assurément pas le fameux string brésilien malgré son pays d'origine. Ses membres n'ont probablement participé à aucun carnaval et ne doivent pas faire bronzette à Copacabana.

Ouah l'autre !! La h'chouma! Le beauf de base qui tombe dans les poncifs les plus éculés. Concernant, en plus, un pays dont certains citadins pètent les plombs en ce moment à cause d'un scandale financier gargantuesque dans lequel tremperait Dilma Roussef, sa présidente...

 

Estimez-vous heureux, j'aurai pu faire pire en évoquant le bois de Boulogne... et tant que vous y êtes, changez de chro si vous n'aimez pas la musique qui charcle, grasse comme une barquettes de frites bâfrée sur la plage, la couenne enduite de crème cancérigène, l’œil occupé à mater la fesse molle de la voisine de serviette.

Car les Brésiliens de Subterror ont dû bouffer, depuis petits, du Extreme Noise Terror et du Disrupt à outrance au lieu du Gilberto Gil et autre Chico Buarque réglementaires.

Qui plus est, le trio débute comme une méchante bande de fans de Bolt Thrower, avec une instru toute en lourdeur que ce soit niveau rythmique ou niveau riffs. Après cette mise en gueule bien grumeleuse, ça s'emballe, ça sort la bouteille de vitriol histoire de dissoudre les doutes, et plus généralement tous les bons sentiments, y compris ceux liés aux petits chats.

Le batteur a appris par cœur son manuel du petit D-Beat sonorisé. Je rappelle pour info que les deatheux ne dédaignent pas ce pouls carnassier et Subterror sait également le ralentir pour groover comme un Suédois en mode Sunlight. La pulsation demeure tout de même en majorité faite pour les consommateurs de Tina sans le Turner, de hawaiian salt sans la planche de surf.

Niveau bordel à mediator, ça coupe la faim. Le bas de l’échelle de l'accordage est atteint. On mélange donc avec allégresse le Crust oldschool (autrement dit le Stenchcore) et le Death si vous suivez un tantinet le propos.

Le chant est sans génie aucun. Mais il ne faillit pas une seule seconde dans sa mission qui est de gagner le dernier concours d'imitations d'ursidés. Une compétition organisée par une bourgade peuplée de bûcherons cannibales amazoniens. Une minorité professionnelle et gastronomique dont on parle peu malheureusement.

 

En un poil plus de 21 minutes, Subterror allie donc la science des anciens d'Europe, la fougue des crève la dalle des favelas et un son faisant la part belle à chacun des instruments de répression composant le skeud.

photo de Crom-Cruach
le 02/09/2015

1 COMMENTAIRE

sepulturastaman

sepulturastaman le 02/09/2015 à 10:30:10

Pour le crÇœst c'est à Cromy de servier

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