The K. - Burning Pattern Etiquette

Chronique CD album (38:16)

chronique The K. - Burning Pattern Etiquette

The K. Où lorsque l'histoire est un éternel recommencement.

 

La sortie en 2011 de leur premier effort – My flesh reveals millions of souls – dans une indifférence polie les avait bizarrement relégués au dernier rang des disques plus-que-sympathiques-parce-que-nostalgiques ; alors que le charmant rejeton était bourré d'énérgie, et de belles références aux nineties.
Ça sonnait même ricain, parce que les belges avaient pris le temps de bien faire les choses des arrangements (si) à la production.

En Belgique du côté vlaams taal*, Triggerfinger fait ça fort bien, met veel success**, depuis plus de dix ans avec le déhanchement bluesy en bonus.

On ne parle pas d'originalité, mais plus prosaïquement de classement. The K. , à tout pour accrocher l'auditeur façon Future of the Left, avec qui ils partagent quelques accointances d'ailleurs.

 

En 2010, Waremmes voit naître le power-trio. Du classique parcours de bar, le groupe s'essaie un an plus tard au Concours-circuit ; sauterie subventionnée par la partie romane du pays, destiné à mettre en avant les talents. Suspectée de copinage dès le début, le principe étant discuté entre groupes déjà bien en place, déjà suivi par des organisateurs ou des labels et purs débutants.
Dans le petit monde du rock belge, ça ne passe pas bien. Votre serviteur a tenté le coup, avec son groupe, il y'a 15 ans avec déjà les mêmes ressentiments.
Mais on se souvient que les cousins d'Amérique avaient poussés l'exercice avec Billy Idol et Slash comme jurés... un vrai fiasco.

Là, où les portes devraient s'ouvrir et faciliter la vie, la route n'est que plus rude.

 

The K., a pour lui, de proposer un rock dynamique, riche et nostalgique. Ils se permettent sur cet opus de sortir d'une zone de confort voulue pour s'essayer au grain des Melvins « Bland young man » ou Fugazi.
Burning Pattern Etiquette a quelque chose d'immédiat, de familier et assez d'éléments addictifs pour dépasser les préjugés. Les ambiances variées, du lugubre au punk viril, imposent un rock frontal, franc du collier, fougueux et assez intense que pour l'on les oublie de si tôt.

* langue flamande
** avec beaucoup de succès

 

photo de Eric D-Toorop
le 19/05/2016

1 COMMENTAIRE

pidji

pidji le 19/05/2016 à 10:20:33

Yes, encore une bonne réussite de la part des belges ;)

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