The K. - Amputate corporate art

Chronique Vinyle 12" (35:12)

chronique The K. - Amputate corporate art

L'Histoire, celle des généalogistes grincheux, retiendra que The K. fut synonyme de Karma, souvent Bad dans leur cas, surtout à la sortie d'un album.

Après un bon premier disque My flesh reveals millions of soul, passé inaperçu lors de sa sortie, et un Burning pattern etiquette, efficace et inspiré à défaut d'être inspirant, leur troisième, dit de la confirmation, sort en pleine période confinée. Cinq ans après l'étiquette brûlée...Affublé, d'un artwork peu avenant, pour ne rien arranger. Ceci dit, les Stones ont sorti leur premier vrai monument en 1968, Beggars Banquet, avec une chiotte en guise de pochette.

 

Des Rolling Stones, on ne retiendra rien ici, tout juste une énergie crue (comme sur Beggars). Pour moitié, les titres rappellent les évidences catchy et énervées du premier opus. Et ça, c'est juste pour la première écoute, les 90's du côté de Seattle entre Melvins et Nirvana... Et pour qui consomme sans modération la musique (en téléchargeant tout frénétiquement), il y a fort à parier que cet effort-ci, souffrira de la même amnésie que le premier volet.

 

La deuxième écoute évoque des soubresauts punk, ça joue vite, ça joue bien, c'est braillard mais bien appliqué. « The Rougher aspects of love » et « Swim it better » ont même de quoi titiller ce bon vieux Lemmy, de là où il se trouve. Et pourtant, le premier frisson, arrive avec « Human after all » qui rappelle l'impact d'un autre Human de ce début d'année. En un peu plus de 4 minutes, le groupe délivre une séquence inattendue dans leur répertoire, intrigant ! Le très Jesus Lizard- look like « Dominant tracks » qui suit, est un clin d'oeil bienvenu.

« Everything hurts » s' éloigne encore bien plus de la potacherie entre amis que laisse supposer la pochette. De quoi déstabiliser l'amateur imbibé en mal de Hourra-songs, de quoi assurer, une bonne fois, tout le sérieux d'un groupe... potache.

On retrouve le parti pris, d'un groupe comme La Dispute, sur son Panorama. Une course de demi-fond empruntant des chemins escarpés, des descentes rudes, foulant parfois l'herbe fraîche.

 

5 années séparent, le déjà loin Burning Pattern Etiquette, de cet Amputate corporate art, malin, efficace et déroutant. L'énorme Wyatt E. est passé par là pour Sébastien Von Landau, et plus récemment Cocaïne Piss et le trio semble avoir trouvé un équilibre dans les compositions entre goûts assumés et envie d'aventures.

5 années et un nouveau bassiste Greg de Daggers dont le jeu à la Dave Curran apporte une autre couleur, l'évocateur « Keep my nightmares cold ».

 

On a presque envie de dire que c'est le bon moment, et le bon disque, pour enfin découvrir The K. En leur souhaitant de pouvoir rapidement regagner les scènes !

photo de Eric D-Toorop
le 26/05/2020

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