Thy Art Is Murder - Hate

Chronique CD album (37:11 )

chronique Thy Art Is Murder - Hate

Il y a pas mal de groupes au taquet en ce moment dans le milieu djent/Deathcore technique, on a de quoi se retourner le cerveau à toutes les sauces entre les Rings Of Saturn, Within The Ruins, WFAHM…pour ne citer qu’eux ! Il fallait bien que des australiens viennent se mêler de tout ça, surtout que le pays est plutôt bien réputé pour la qualité musicale de ses groupes.

C’est donc Thy Art Is Murder qui est mis à l’honneur ce mois-ci avec la sortie de leur deuxième album ( d'abord sorti en octobre chez Halfcut Records, réédité par Nuclear Blast le 05 avril 2013), tout bêtement nommé Hate. On ne peut pas faire plus classique comme nom d’album, surtout dans le Death metal. Il faut dire que musicalement on reste également dans quelque chose de très classique, bien que méchamment efficace !

 

C’est d’ailleurs un peu l’ambivalence que je ressens en écoutant ces australiens… Le combo balance un Death metal technique, gras et brutal très comparable à ce que faisaient leurs très bons compatriotes The Red Shore. On n’est pas tellement dans l’opulence de jeu et de rythmiques déstructurées, Thy Art Is Murder reste très ancré dans le Death metal traditionnel et efficace. Ils impressionnent surtout au niveau du jeu épileptique et millimétrique du batteur, rien de très authentique en somme, mais bon on parle quand même de Death metal bordel ! En tout cas le gaillard envoie un boulet monstrueux, c’est quasiment le seul élément qui a retenu mon attention sur toute la durée de l’album.

Contrairement à beaucoup de groupes de cette trempe, les riffs restent sobres et suivent la batterie. On a donc un résultat assez organique, on n’a pas le cerveau saturé d’infos et retourné dans tous les sens par tout l’aspect Djent que peuvent avoir beaucoup des groupes précités. Thy Art Is Murder fait avant tout du Death metal et reste intègre de ce côté-là. Et dans le Death metal, comment fait un gratteux pour se la raconter ? Non, il ne se branle pas toute la chanson sur des plans en tapping ; il fait juste un solo. Et pour le coup on y a droit sur beaucoup de titres ! Quand je vous disais tradition, on est dans le schéma classique du groupe de Death à tonton.

 

On est plus proche d’un Decapitated qui aurait bouffé de l’Emmure plutôt que de la bande de geeks qui écrit ses lignes de gratte en 8bit sur son pc. Comme je le disais plus haut, The Red shore est un bon point de comparaison  afin de se rendre compte de ce mixage de brutalité/technique/groove. De plus, les vocaux sont démultipliés, ce qui amène un aspect guttural très présent qui devrait plaire aux amateurs de Death boueux ! Il faut dire qu’on a affaire à une très grosse prod’ puisqu'ils ont mis un certain Will Putney (Suicide Silence, Born Of Osiris, Molotov Solution) derrière les manettes ! Et histoire de marquer le coup, ils ont demandé aux chanteurs de WFAHM et The Amity Affliction de se joindre à la troupe sur deux titres.

 

Le vrai problème des australiens est un manque assez cruel de personnalité, on a rien qui nous mette dans une ambiance particulière, ou une quelconque marque de fabrique, bien que ça soit sacrément bien exécuté. On ne s’ennuie vraiment pas et on tient-là un bon album de Brutal Deathcore technique avec toutes les caractéristiques au top ; mais bon, il y en a pas mal qui sont passés avant eux avec la même recette… N’empêche que ça plaira sans problème aux amateurs de Fit For An Autopsy, The Red Shore, Despised Icon et autres brutasseries !

photo de Domain-of-death
le 30/04/2013

1 COMMENTAIRE

daminoux

daminoux le 01/05/2013 à 15:28:08

le groupe a portant des bonnes intension avec une atmosphère plus sombre mais les gimmick du deathcore reviennent trop ( infrabasse, break) au bout de trois morceaux j'ai zapper

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