Treponem pal - Weird machine

Chronique CD album

chronique Treponem pal - Weird machine
Pour ce retour en force, depuis l’excellent “ Higher » en 1997 et le projet Elephant System, qui voyaient le groupe affirmer ses penchants pour le groove électro et les ambiances dub massives, Marco Neves et sa clique s’adjoignent les services de deux « monstres » de la scène indus : Paul Raven à la basse et Ted Parsons pour les drums, pour les besoins de l’enregistrement. Parallèlement à cela, Marco et Didier, seuls membres du TREPO d’origine, recrutent quatre musiciens et relacent donc la machine.

Et ma foi, si le groupe n’atteint pas la profondeur d’un « Excess and overdrive » et le groove percutant d’un « Higher », le pari est relevé haut la main. TREPONEM PAL réalise le dosage subtil et habile entre cette lourdeur et ce groove et nous offre là, en quelque sorte, un disque qui s’apparente à un best-of de ce que le groupe fait depuis ses débuts et ce génial premier album éponyme. « Madbox » en reprend d’ailleurs l’un des titres, « The Black Box », à la sauce actuelle et avec brio.

Ailleurs, on a droit à des titres massifs (le « Dirty dance » qui ouvre les débats, « Evil angel ») où les claviers interviennent efficacement, ou plus enlevés (un « Planet crash » fonceur au riff dynamite), ou encore à des morceaux à mi-chemin de ces deux tendances (« Unclean » ou « Hardcore massive soldier »). En outre, David Weber est à la prod’ et dote la troupe d’un son aux petits oignons.

Plus loin, les TREPO développent leur côté atmosphérique sur « Sonic life » ou « Oner more time », prouvant en cette occasion la diversité de leur panel musical sans nuire à la cohérence du disque. La lourdeur caractéristique du groupe est bien présente (« Freak machine » et ses touches de claviers décisives, « Human attack » et ses accélérations jouissives à la batterie, soulignées par des nappes de claviers). Le tout bien contrebalancé par un titre presque mélodique, très réussi, comme « Never give up ».

Et comme les deux titre bonus sont eux aussi accomplis (« Revolutionary » presque léger et menaçant, « Religion » rageur et doté de guitares une fois encore démentes, mises en valeur par les zébrures de keyboards « façon Didier Bréart »), on tient là un album de haute vollée, qui signe un come-back en trombe et nous promet d’excellents moment sur les planches.

Une « réapparition » qui fait beaucoup de bien à la scène indus du pays, et qui appelle une suite dorée.
photo de Refuse to keep silent
le 27/05/2008

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