Wild Karnivor - Aeternum Vale

Wild Karnivor - "Aeternum Vale"
chronique Wild Karnivor - Aeternum Vale
Déjà très intéressants avec Born to be, puis avec leur premier album Embryon, les Wild Karnivor prennent une toute autre ampleur avec Aeternum vale. En corrigeant les aspects négatifs de leurs précédentes productions, en appuyant sur ce qu'il y a de meilleur dans leur son, les nordistes proposent un album passionnant!

Passionnant car on se prend d'intérêt pour le concept de base : chaque chanson raconte l'histoire d'un personnage qui dés "Attirance" fait l'erreur d'entrer dans une communauté pour le moins...étrange.
Il va de soit que l'ensemble se veut sombre et violent, l'oppression marquée par l'introduction met tout de suite en condition.

Puis on rentre dans le vif du sujet. Ce qui plaisait chez les Wild c'était ce death'n'roll très groove (porté par une basse parfaitement audible) : "Attirance" et "Torture" nous l'offrent avec un aspect thrash old school.
Quant à l'excellent titre éponyme, on se rassasie de violence, d'une montée en puissance, d'un gruik gruik jouissif, d'une conclusion rapide suite à un passage acoustique agrémenté d'un solo : sa construction est remarquable.

On ne marque pas de pause pour suivre le périple de notre personnage. On voit alors apparaître une personnalité dont on ne doutait pas, mais qui s'affine progressivement.
Le saxophone brille par sa présence à deux reprises ("L'appel" et "Torture") marquant des passages déroutants.
Ce genre d'inclusion est comparable à ce que fait Trepalium, si bien que la première minute de "Cor Unum" sonnerait tout aussi bien chez les poitevins.

Mais la réussite de cet album tient également dans sa production.
Abandonnant le choix d'un son old school, le groupe joue ici la carte de la modernité. La batterie sonne mieux, l'ensemble est moins froid et accentue cette impression d'oppression voulue pour le bien de l'histoire.

Ensuite, des améliorations tiennent dans le chant. Avec des paroles aussi intéressantes que compréhensibles (dans une certaine mesure), on passe vraiment du growl aux inattendus "cris chantés" de "l'Appel". Soutenu sur "Sommeil" par le chanteur de Clampdown (et son timbre aux aspects très sombres et lourds), Jerôme propose sur 10 pistes un panel vocal plus qualitatif que quantitatif mais collant toujours aux ambiances.

Les riffs sont variés, et si la touche rock'n'roll est toujours présente, les influences sont diverses, les soli ne sont pas lassants, et finalement l'album passe très rapidement.
Avec des variations de rythme, de l'acoustique, du saxophone, des ambiances changeantes et une épopée de 50 minutes, Aeternum vale s'achève sur une touche progressive aux allures Opethiennes avec Dévotion (titre évocateur de la fin de l'histoire).

Une excellente sortie de "Great Dane records", qui espérons le pour eux, gonflera le nombre de fans des Wild Karnivor.
photo de Tookie
le 18/03/2009

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