Xibalba - Años en Infierno

Chronique CD album

chronique Xibalba - Años en Infierno

Le single "En la Obscuridad" nous avait déjà prévenu, Xibalba is back en la casa pour aplatir ta mama et toute ta familia.

 

Depuis leur début, les Chicanos n'ont pas cessé de monter en pression en nous écrasant les roustons. Où allaient-ils s'arrêter ?

Avec leur dernière plaque de fonte, la réponse est limpide, en plein dans nos tronches et on laissera des morceaux sur leur pare-buffle.

Sur le papier, le mélange de Death-Doom de moins en moins HxC des thugs américains n'a pas de quoi affoler le fan de brutalidad. Des combos/compos de saligots, on en connaît à la pelle et la formation a déjà une bonne disco de brutos maousse costo, derrière elle.

 

Pourtant Xibalba fait désormais partie de la cours de grands... ou plutôt des gros. De ceux qu'on reconnaît en trois trèèèèèèès lourds accords et qui dispensent une ambiance de mort.

Car la prod d'Arthur Rizk (Power Trip, Tomb Mold, s'cusez les méchants quoi) s'accorde comme un gant de fer sur une main de fer à la violence primitive des Californiens.

Xibalba vient du monde du dessous, comme ce terme maya l'entend.

Et ce n'est pas l'instru "Saka" en mode tribal doom (que n'aurait pas renié un Sepultura période Roots), qui me contredira.

 

Revenons au « single » de l'album : "En la Oscuridad".

Le riffing monstrueux et la rythmique, d'entrée, ultra brutale, prennent nos oreilles pour les victimes d'un sacrifice archaïque. Le chant bicéphale plonge alors dans la barbarie, par saccades, pas si loin d'un Karl Willets de la grande époque.

Désolé de souvent tout ramener à Bolt-Thrower mais si un groupe peut se targuer d'avoir la puissance sans limite des gars (et de la fille) de Coventry, c'est bien Xibalba.

L'anglais Dan Seagrave a fait la pochette, là, comme celle des trois Memoriam.

Hasard ? Je ne crois pas.

Le pangolin était daubé du cul. Nous sachons.

 

"El Absimo II" et son D-Beat carnassier va également faire très mal dans le pit pour tous les bulls voulant se castagner. Le titre est long et se permet donc une imposante incartade presque acoustique qui renvoie directement au titre "Abismo I" à la mélancolie étrange, de la part de bouchers charcutiers.

Serait-ce le blues du bourreau ? On est cueilli à brûle-pourpoint par ces deux morceaux à la première écoute, certes. Mais remis en perspective, ils concluent parfaitement un album absolument réfléchi.

Si on suit l'ordre non chronologique de cette chronique, "La Injusticia", aux paroles bien politiques, forcément, paraît alors bien commun. Mais pour introduire un monstre autant ne dévoiler que quelques crocs.

Des chicots énormes qui viendront à point nommé comme le bestial "Santa Muerte", haineux comme pas permis et nanti d'un court solo inspiré. La même punition nous sera infligée par le titre éponyme de l'album aux breaks variés et sans pitié.

 

Años En Infierno est plus lourd que le porc, la chipo bien épicée.

Pas de quartier, pas de travers, cette année, tout est bon dans Xibalba.

photo de Crom-Cruach
le 28/05/2020

4 COMMENTAIRES

gulo gulo

gulo gulo le 30/05/2020 à 18:44:55

Grosse grosse tarte.

Seisachtheion

Seisachtheion le 30/05/2020 à 20:58:12

Bien bien épais tout ça...
... Ceux qui s'arrêtent à Brujeria quand il est question du metal latinos, sont loin du compte ici. Xibalba, belle branlée.

gulo gulo

gulo gulo le 02/06/2020 à 14:46:33

Surtout que, question quota ethnique, Brujeria...

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 04/06/2020 à 11:11:23

Moins de chance de se faire tabasser oui.Y'a même plus Cazares dedans...

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