Dead Bones Bunny - Interview du 21/06/2019

Dead Bones Bunny (interview)
 

Est-ce que tu peux nous présenter la genèse du groupe ?

 

Je m'appelle Bunny Bones. A la base, je suis une pin-up qui vivait dans les années 50. Suite à une soirée un peu arrosée, je me suis prise un jukebox sur la tête et me suis trouvée propulsée en 2017. Improbable ! Même moi, j'y croyais pas ! Après quelques mois de errance à Paris, j'ai fini par rencontrer le milieu metal qui m'a très bien accueillie et m'a beaucoup plu. A partir de là, j'ai voulu monter un groupe mélangeant mon style favori, le rockabilly, avec ce nouveau style de musique, le metal, que je découvrais. J'ai rencontré plusieurs personnes qui étaient super motivées par le projet, ce qui a donné naissance à Dead Bones Bunny.

 

 

Les musiciens sont des vrais metalleux mais as-tu quand même quelques influences metalliques basiques ? The Bunny The Bear peut-être (rires) ?

 

Non, même pas, j'ai vraiment découvert ça récemment (rires) ! Non, à la base, je n'avais vraiment pas d'influences metal même si je commence à en avoir au fur et à mesure que je découvre des groupes. Notamment Iron Maiden, Motörhead... Et même des groupes qui font déjà ce mélange comme Volbeat ou The Carburators qui me plaisent beaucoup.

 

 

De mon côté, je vous avais découverts au Motocultor l'année dernière, j'avoue que vous m'aviez mis une belle petite claque...

 

Oh, merci, ça me fait plaisir !

 

Cette performance était quand même assez longue (environ 40/45 minutes), surtout compte tenu que vous n'aviez qu'un EP de sorti à ce moment-là. Ça n'a pas été trop dur de meubler un tel créneau ?

 

En fait, on a joué pas mal de chansons qui sont sur l'album sauf qu'on ne l'avait pas encore sorti. L'EP, c'était vraiment pour faire de la promo, préparer le terrain.

 

J'ai souvenir aussi qu'il y avait quelques reprises, notamment une de Pantera qui fonctionnait super bien. Est-ce vous auriez dans l'idée de sortir un EP tournant autour de reprises revues et corrigées à la sauce Dead Bones Bunny ?

 

Eh bien, écoute, on y pense fortement. Depuis qu'on a joué avec le Bal Des Enragés en mai dernier, on s'est dit qu'on allait faire un hommage à ce concept de groupe : on a fait du coup un medley d'un peu plus d'un quart d'heure où l'on n'a fait que des reprises à la sauce Dead Bones Bunny. Pour le moment, on ne l'a sorti qu'en live sans qu'on ne l'ait enregistré. Mais des retours que l'on en a de la part du public et de nos propres ressentis, ça nous donne des idées de faire comme une sorte de side-project Dead Bones Bunny qui s'orienterait vraiment sur des reprises adaptées en rockabilly metal.

 

Hormis Pantera, il y aurait déjà d'autres choses qui seraient fixées pour la mise en place d'un tel projet, si ce n'est pas indiscret ?

 

Notamment « Ace Of Spades » de Motörhead qui correspondrait très bien à notre chanteur. On a du Johnny Cash également qu'on aimerait reprendre. On aime bien tabler sur le rock 90's aussi qui fonctionne très bien en reprise.

 

Vous vous focalisez donc principalement sur des gros tubes fédérateurs ?

 

Oui, c'est ça !

 

 

L'autre chose qui m'avait marquée au Motoc', c'était aussi toute la communication mise en œuvre. Vous n'y avez pas été avec le dos de la cuillère à ce niveau avec des affiches placardées partout et tout. Pour un projet tout juste naissant, ce n'est pas trop difficile d'y aller aussi à fond pour prêcher la bonne parole sans avoir la moindre idée des retombées ?

 

On est conscient que pour s'en sortir, il faut savoir prendre des risques. La com' est toujours en perpétuelle évolution. Si l'on veut qu'on parle de nous, il est important de savoir utiliser des moyens de communication particuliers afin de remuer les gens, leur faire comme un « choc ». Pour le moment, ça fonctionne et on en est ravi. Peu importe les retombées au final, on tente et on verra bien !

 

Par exemple, le costume et le masque ne seraient pas une lointaine idée qui viendraient d'un groupe...

 

Quel masque ? Je ne vois pas de quoi vous parlez (rires) !

 

 

On en arrive à votre premier album. Apparemment, le processus de création a été un peu particulier. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?

 

Tout l'album raconte mon histoire. On s'est dit avec les gars qu'avec toutes mes pérégrinations dans le passé et le présent, autant raconter tout ça au travers des différents morceaux. Et je pense qu'on s'en est pas trop mal sorti.

 

Même dans la com', vous avez des façons rigolotes de raconter vos trucs... Genre, apparemment, tu avais mystérieusement disparu en fin d'année dernière ?

 

Mais oui, exactement, c'est vrai. C'est assez fou mais le vaudou s'en est mêlé : mes copines des années 50 m'ont rappelée. Une fois là-bas, j'ai expliqué ce qui m'était arrivée et, bien évidemment, personne ne m'a crue. Enfin, tu imagines, ta pote se barre et te  dit trois mois après qu'elle a été dans le futur et qu'il y avait des voitures volantes et tout, c'est sûr que tu ne vas pas la croire (rires) !

 

Retour Vers Le Futur, le retour quoi !

 

Exactement ! Du coup, j'ai réussi à retrouver des mecs qui faisaient du vaudou et qui m'ont permis de revenir dans le présent et d'y rester pour de bon cette fois-ci.

 

Est-ce que tu as encore d'autres idées d'histoires abracadabrantes dans ce style-là en stock (rires) ?

 

Écoute, on verra. La prochaine idée étrange qui risque d'arriver, c'est que vu que c'est moi qui compose tous les morceaux, j'ai les autres musiciens qui commencent à piailler qu'ils ont aussi des idées. Donc, le prochain truc loufoque qui arrivera est que chacun composera dans ce groupe-là (rires) !

 

Alors, tu vois, en terme d'opération com', je vous imaginais bien lancer comme une sorte de calendrier de l'avant-pâques, genre pour dévoiler un futur album. Enfin, je vous lance l'idée, vous en faites ce que vous voulez...

 

Ah ! J'en prends bonne note ! J'avoue que le seul truc que j'avais pensé pour Pâques, c'était de mettre notre batteur dans un œuf, emballé avec un joli ruban (rires) !

 

 

L'une des principales particularités du groupe, c'est d'avoir une contrebasse. Est-ce que ça change considérablement le truc en studio ou en live ?

 

Oui, complètement ! La différence, c'est que la contrebasse est plus grave qu'une basse. Et qu'avec le côté rockabilly qui impose un jeu slappé, une contrebasse amène un aspect plus claqué et donc une rythmique beaucoup plus marquée, avec plus d'impact. Après, ça n'empêche pas que j'aime beaucoup la basse en terme d'instruments, j'ai beaucoup de respect pour les bassistes.

 

 

Est-ce que vous vous considérez davantage comme un groupe studio avec ce côté narratif de Dead Bones qui prime ou plutôt un groupe de live qui saurait amener un peu de « contexte sur son existence et sa présence » si l'on peut l'exprimer ainsi ?

 

Nous, on est vraiment plus un groupe de live. A chaque fois, sur scène, on arrive à rajouter de nouvelles choses. Depuis peu de temps par exemple, je prends la guitare, je fais un solo et je chante également... On en rajoute toujours et on a vraiment l'envie de devenir un spectacle, par-delà d'un simple concert.

 

 

Pour la suite, est-ce que vous avez des idées en terme de renouvellement ? C'est qu'au bout d'un moment, le rockabilly metal sous cette forme, vous en verrez peut-être un peu le bout. Peut-être avez-vous des vues sur d'autres styles qui enrichiraient tout ça ?

 

Comme je le disais tout à l'heure, les autres membres du groupe commencent à avoir envie de composer. Je pense leur laisser un peu plus le champ libre du fait qu'ils ont tous des influences qui viennent d'autres horizons. Notamment, notre batteur adore le stoner, notre guitariste est plus classic rock, notre contrebassiste est assez fan de hardcore... Si chacun y va de sa composition, on arrivera peut-être à quelque chose d'encore plus original.

 

Et même toi, également, en terme d'autres influences retro, des choses plus jazzy/bluesy peut-être ?

 

La country/blues, j'aime beaucoup effectivement.

 

Peut-être l'intégration de nouveaux instruments... Genre, un accordéon ?

 

Ah, ça, c'est pour bientôt (clin d'œil sous-masqual)...

 

 

J'ai eu ouïe-dire que vous vous êtes tapé le bœuf à l'Alabama (ndlr : le récent bar que l'ex-Motörhead, Mikkey Dee, a ouvert à Paris)...

 

Tout à fait !

 

Qu'est-ce que ça fait de donner une petite leçon de rock'n roll à Mikkey Dee alors ?

 

Tu sais qu'il m'a prise dans ses bras pendant que les gars jouaient ? En fait, il y avait notre contrebassiste, notre guitariste et notre chanteur qui ont improvisé « Ace Of Spades » dans le bar. Mikkey a été très touché. Je me tenais à côté de lui et il m'a prise par la taille et je l'ai senti un peu tressaillir. Il a été vraiment ému qu'on ait osé rentrer dans son bar en mode « allez, bas les couilles » ! (rires)

 

Ça s'est vraiment fait à l'arrache ? Vous vous êtes pointé avec la contrebasse dans la poche (rires)...

 

C'était complètement ça ! On a vu des vigiles à l'entrée et on a prétexté qu'on sortait de répétition et qu'on était désolés de se ramener avec tout ça. Et ils nous ont laissé rentrés sans problèmes et hop, on a improvisé dans le bar.

 

 

Vous aviez ouvert il y a quelques temps pour le Bal Des Enragés, est-ce que vous y participez d'ailleurs ?

 

On aimerait bien surtout (rires) ! On rêverait qu'Enragés Prod' nous invite à faire partie du Bal un jour... Ce serait vraiment pour nous un putain d'aboutissement. On aime énormément ces gens-là, ce qu'ils font... Tous autant qu'ils sont vu qu'ils sont quand même environ vingt-quatre/vingt-cinq et ils sont tous vraiment adorables.

 

De la même manière, vous êtes aussi sur des dates d'ouverture pour No One Is Innocent...

 

On a joué la semaine dernière avec eux effectivement. Ils font aussi partie du Bal Des Enragés d'ailleurs...

 

Vous arrivez quand même à vous placer avec des groupes français populaires, fédérateurs et qui ratissent quand même très large niveau public. Est-ce que vous sentez que ça vous amène un public qui s'avère aussi varié ?

 

Tout à fait. C'est vrai que ça va du metal au punk, en passant par le rock ou le rockabilly : on arrive à toucher pas mal de monde et c'est vraiment très plaisant.

 

 

En ce qui concerne un futur album, avez-vous d'ores et déjà quelques idées en carton ou vous vous focalisez uniquement sur les concerts en ce moment ?

 

On est vraiment sur les concerts en ce moment. On essaie de promouvoir un maximum cet album qui est quand même assez récent. On reste là-dessus pour le moment. On verra l'année prochaine je pense...

 

Un album concept autour d'Alice Au Pays Des Merveilles peut-être ?

 

Peut-être, qui sait ? Je n'ai jamais rencontré cette dame, elle est peut-être vachement sympa (rires) !

 

Vous avez déjà joué avec d'autres groupes avec qui il y a manifestement des atomes crochus. Un groupe masqué en l'occurrence avec qui tu aurais déjà fait des émissions type Metal Academy, je ne sais pas si tu vois de qui je veux parler...

 

Pas du tout, désolée. En groupe masqué, j'adore Ghost, j'avoue que j'adorerais jouer avec eux (rires) !

 

6:33, ça ne te dit rien ?

 

Oui, c'est vrai qu'on les connaît les 6:33 ! Ce serait un plaisir de jouer avec eux oui ! Mais il n'y a rien de planifié en ce sens pour le moment.

 

On va clore cette interview par la question la plus importante : plutôt lapin chasseur, lapin à la moutarde ou parti animaliste ?

 

Parti animaliste bien sûr (rires) !

 

 

photo de Margoth
le 28/10/2019

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