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Les interviews Dirty Shirt - Interview du 02/05/2018

Dirty Shirt - Interview du 02/05/2018 | COREandCO

Membre(s) interviewé(s) :
Mihai et Rini

Les interviews Dirty Shirt
Dirty Shirt

Ce n'est pas tous les jours qu'un album live se révèle être un concurrent sérieux au titre de meilleur album de l'année. La sortie de l'excellent FolkCore DeTour était donc l'occasion parfaite pour retourner interviewer notre groupe roumain préféré, Dirty Shirt.

(English version available here)

 

Je crois bien qu'avant FolkCore DeTour je n'avais jamais vu réunies sur une même scène autant de personnes arborant d'aussi larges sourires ! Il semble que les 6 concerts exceptionnels que vous avez donné en compagnie du National Folk Ensemble Transilvania ont été une belle tranche de plaisir !

Rini: Oui, cette tournée a été une vraie débauche d'énergie, d'un côté comme de l'autre. Au départ c'était un peu comme la rencontre de 2 mondes parallèles entre l'orchestre et nous, mais au final ça a été un vrai plaisir de jouer ensemble. Cette expérience, c'était à la fois complètement fou, et un belle aventure musicale. C'était beau, tout simplement.

 

Mihai: L'ambiance sur scène pour ce show s'est avérée encore meilleure que ce à quoi on s'attendait. Chaque musicien était vraiment heureux d'être là, parce qu'en plus d'être une superbe expérience musicale, c'était vraiment quelque chose de complètement différent de tout ce qu'on avait pu vivre auparavant. 

 

Cet album live démontre une fois de plus que Metal et musiques traditionnelles / classiques peuvent se marier à la perfection. A ce propos, comment avez-vous choisi les 3 titres non Metal que l'on retrouve sur la setlist (“Rapsodia Romana”, “Balada” and “Hungarian Dance N°5”) ?

Mihai: "Rapsodia Romana" est un morceau composé au début du XXe siècle par le plus grand compositeur roumain, George Enescu, qui s'inspire de la musique traditionnelle. Ça fait depuis un bon moment déjà que j'avais dans l'idée de démarrer notre show avec le début de cette pièce. En ce qui concerne “Hungarian Dance”, le choix était relativement évident puisqu'on cherchait une intro instrumentale pour “Mental Csardas”, dont les racines sont à chercher du côté de la musique hongroise. Et finalement pour “Balada” j'ai demandé à Mr. Albina, le chef de l'orchestre du Ansamblul Transilvania, ce qu'il verrait comme instrumental facile et sympa afin de préparer le terrain pour “Manifest”, et il m'a suggéré ce morceau composé par Ciprian Porumbescu (au XIXe siècle).

 

Rini: Pour moi, "Rapsodia" c'est plein de vieux souvenirs. En effet, dans mon enfance c'était le son de “Free Europe” Radio, c'était le son de la liberté... Et depuis lors, quelque chose de profond vibre en moi à chaque fois que j'entends ce titre, que ce soit sur scène ou à la radio. C'est la raison pour laquelle je préfère que ce soit le public qui la chante, au début de chaque concert de Dirty Shirt.

 

Quand on regarde le DVD, on se rend compte que l'un des violonistes du National Folk Ensemble Transilvania était constamment en train de headbanguer lorsque ce n'était plus à lui de jouer… Il est manifestement beaucoup plus Metal que ses collègues ! D'ailleurs il est un peu le symbole vivant de la symbiose qui s'opère ici entre les 2 genres. On peut savoir qui il est ?

Rini: Il s'appelle Bogdan Rogojan. Il est très impliqué dans le monde du Rock. Par ailleurs il a étudié au Conservatoire, et en effet on a remarqué qu'il ressentait notre musique d'une manière bien différente de ses collègues. Il joue également en duo avec Cosmin Nechita dans Ciocarlia. J'adore la façon dont il headbangue!

 

Mihai: d'ailleurs quelqu'un a créé un gif animé sur lequel on le voit headbanguer :) 

 

FolkCore DeTour a été l'occasion pour beaucoup d'entre nous  de découvrir “UB” et “Manifest”, 2 morceaux extraits de Same Shirt Different Day… La question que ça pose, par contre, c'est comment se fait-il que vous ayez éludé le classique “Pitbull” ? Même question, autre chanson: on n'a le droit seulement qu'à quelques secondes de “Balkanique” (le titre avec des paroles en français, crénom !) avant que “My Art” ne démarre : pourquoi est-ce le seul morceau de Dirtylicious qui n'ait pas eu droit de cité ce soir-là ? Parce que Rini n'arrive pas à se rappeler ces fameux passages en français ? :)

Mihai: le choix des titres s'est évidemment fait en fonction de nos préférences et du "succès" qu'ils rencontrent auprès du public, mais également en gardant à l'esprit qu'il fallait mettre en place une setlist qui colle avec la présence de l'orchestre traditionnel . 

 

Rini: Bon – en ce qui concerne la dernière question, la réponse est: "Probablement" (NDLR: en français dans le texte) ! Peut-être que notre prochain album sera un double, et qu'on aura donc plus de temps pour d'avantage de titres que l'on apprécie. Parce qu'il y en a d'autres: on a quelques titres pas encore enregistrés que l'on aimerait jouer également. 

 

Pendant toute la durée du concert, ce pauvre Vlad se retrouve enfermé dans une grande cage de plexiglas. Qu'est-ce qui vous a poussés à adopter cette configuration ? Est-ce pour épargner les tympans des membres du National Folk Ensemble Transilvania ? 

Rini: Tu sais que Vlad est un véritable “Animal" – oui, c'est ça, comme celui du "Muppets Show”. Du coup on a jugé préférable de le garder ainsi en cage.

 

Mihai: De plus, cela s'est avéré nécessaire pour des raisons liées au son et aux enregistrements que l'on souhaitait réaliser (il y avait plus de 40 micros sur scène, ce qui nous a forcés à mettre tout en œuvre pour conserver le son le plus propre possible)

 

Jusqu'à présent je n'ai pu voir le concert que via un streaming promo (NDLR: ça a changé depuis!)… Et malheureusement il n'y avait pas de sous-titre pour les fans qui ne parlent pas le roumain. Rini et Robi ont tant à dire entre les titres : y aura-t-il des sous-titres en anglais (voire en français ?) sur le DVD ?

Rini: ça devrait pouvoir s'arranger. On va voir ce que l'on peut faire...


(Entre-temps le problème a été réglé: la version YouTube du concert propose des sous-titres en anglais :) )

 

A un moment donné du concert (pendant “My Art” si je me souviens bien), Rini se sent pousser des ailes et fait l'hélico avec son micro: vu le nombre de personnes sur scène, c'est un miracle que personne n'ait fini avec un œil au beurre noir. Est-ce que cela s'est passé aussi bien sur les 5 autres concerts? Personne n'a fini à l'hôpital? :)

Rini: Personne n'a été blessé sur cette tournée, ni sur aucun autre concert. J'essaie souvent de décoller à l'aide de mon micro, mais ça dépend quand même de la taille de la scène. Une fois, au Roche’n’Roll Fest en 2016, mon micro s'est véritablement envolé, avant d'aller s'écraser méchamment sur le béton. Personne n'a été blessé, mais après le set, mon Telefunken M80 Oak avait l'air d'un vieux phallus. Il faut savoir que c'est vraiment un micro top, particulièrement costaud et bénéficiant d'une belle finition. Du coup, depuis cet épisode, je fais bien attention à utiliser mes propres câbles. Et si ce n'est pas possible, je le fixe avec du ruban adhésif.

 

C'est une campagne de crowdfunding qui, au tout début, a permis à l'aventure FolkCore DeTour de devenir une réalité. Est-ce qu'au bout du compte vous avez réussi à ce que ce ne soit pas un gouffre ? Et d'ailleurs comment avez-vous monté la date supplémentaire fin mars à Bucarest ? Avez-vous enfin trouvé une agence de prod' ou un généreux mécène qui vous a apporté son soutien financier pour cet évènement?

Mihai: cette tournée et l'enregistrement de l'album live ont constitué un sacré projet, avec plus de 40 personnes sur la route, de grandes salles, des contraintes techniques complexes et une logistique de folie. Et malgré un public présent au-delà de nos espérances, les coûts étaient vraiment très élevés, d'où le besoin d'un support financier.

 

Rini: la campagne de crowdfunding nous a bien aidés. Mais on a également eu le soutien de la Romanian Cultural institution (AFCN), de la Wacken Foundation, ainsi que de quelques sponsors privés.

 

Mihai: "FolkCore Reloaded", le show donné à Bucharest fin mars, a quant à lui été organisé pour célébrer la sortie officielle de l'album, et ce sans aucune aide financière. Côté logistique c'était cette fois un peu plus facile vu que l'on n'était "plus que" 21 musiciens sur scène, et qu'il s'agissait d'une date unique. Ça a quand même représenté un gros risque pour nous, mais on voulait vraiment le faire... Et au final on a bien fait! En effet pour l'occasion on a battu notre record personnel d'affluence pour un show donné en tête d'affiche.

 

Vous prévoyez déjà de faire une nouvelle tournée française… Et c'est cooooooooool :) . Mais qui viendra, qui devra rester ? On se doute que ce serait sans doute difficile de partir avec autant de monde et de trouver des salles assez grandes de ce côté-ci de l'Europe…

Mihai: On bosse en effet sur une mini-tournée française en décembre de cette année, dans une configuration “moyenne” (entre 16 et 18 musiciens sur scène). Une option a déjà été posée pour certaines dates, et on espère pouvoir les annoncer bientôt. 

 

A la fin du DVD, pendant que le générique défile, on entend un titre que je sais être extrait du prochain album à venir. Que pouvez-vous nous dire de celui-ci (aussi bien le titre que l'album) ?

Rini: En effet, bien vu! C'est un morceau qui va effectivement figurer sur le prochaun plat romano-hongroiave;s dense, avec seulement 9 titres pour un véritable concentré de folie. On y retrouvera les musiciens traditionnels de Dirtylicious, auxquels viendront s'ajouter des membres du Ansamblul Transilvania, ainsi que – pour la première fois – des cuivres. Cet album sera plus varié que les précédents, et on peut dire qu'on y pousse nos propres limites un cran plus loin... Je peux te dire que le résultat est incroyable! Par ailleurs, contrairement à Dirtylicious qui contenait plusieurs titres ou passages inspirés de chansons traditionnelles, le nouvel album ne contient qu'une unique reprise d'un classique instrumental (qui est devenu célèbre depuis qu'il a été interprété par Taraf de Haïdouks dans le film “Latcho Drom). 

 

Merci beaucoup pour nous avoir accordé un peu de temps : on se revoit bientôt pour la tournée à venir !

Rini: Merci à toi Cyril pour l'interview. Salut de Transylvanie / Roumanie!


Mihai: Merci Cyril, on se revoit bientôt!

 

 

 

 

 

---------------------------------------------------------- English Version ----------------------------------------------------------

 

 

 

 

I’ve never seen so many people on stages with such broad smiles on their faces ! It looks like these 6 exceptional concerts that you played together with the National Folk Ensemble Transilvania were a lot of fun !

Rini: Yes, there was a lot of energy from both sides. We were 2 parallel worlds, but finally it is a great joy to play together. It is a mixture of craziness and a journey into the sound. It's simply beautiful.

 

Mihai: The feeling on stage for this show was better than we have expected. Every musician enjoyed to be there, because not only it was a great experience as a musician, but also something different for all of us. 

 

With this live album, you once more prove that Metal and traditional / classic Folk music really mix perfectly. How did you choose the 3 non Metal tracks that are spread across the setlist (“Rapsodia Romana”, “Balada” and “Hungarian Dance N°5”) ?

Mihai: "Rapsodia Romana" is a song written by the biggest Romanian composer, George Enescu in the beginning of XXth century, inspired by traditional music. The idea of starting the show with the beginning of the Rapsodia is an old one, I was thinking about starting our show with it for a long time. For “Hungarian Dance”, the choice was quite obvious as we were searching for an introductive instrumental song for “Mental Csardas” - a song inspired by Hungarian music. Finally, for “Balada” I asked Mr. Albina, the director of Ansamblul Transilvania, if he has some ideas for a nice and easy instrumental moment before “Manifest”, and he proposed this song written by Ciprian Porumbescu (XIXth century).

 

Rini: For me, "Rapsodia" is full of old memories because, in my childhood, this was the sound of “Free Europe” Radio, so it was the sound of freedom and something vibrated in my heart everytime I heard it, even on the stage or at the radio. This is why I prefer to hear it from the public, at the beginning of every Dirty Shirt concert.

 

Watching the DVD, we can see that one of the violinists of the National Folk Ensemble Transilvania was headbanging each time he was not playing his own parts… He was obviously more involved than his colleagues into Metal ! He really embodies the symbiosis between the two genres. Who exactly is that guy ?

Rini: He is Bogdan Rogojan. He has a lot to do with rock music. He also has Music Studies and we noticed that he feels us in a different way than his coleagues. He also plays the duet with Cosmin Nechita in Ciocarlia. I love the way he headbangs.

 

Mihai: There was also an animated gif with him headbanging. :)

 

FolkCore DeTour has been a good occasion for many among us to discover “UB” and “Manifest”, 2 tracks taken from Same Shirt Different Day… The question is: why didn’t you play the now classic “Pitbull” ? Same question, different song: we only hear a few seconds of “Balkanique” (the song with the French vocals dammit !) before “My Art” actually starts : why is that the only song from Dirtylicious that was not played that night ? Because Rini can’t remember the French words ? :)

Mihai: The choice of the songs was made of course depending on our “moment” preferences and their “success”, but at the same time we had to think a setlist that fits well with a traditional orchestra. 

 

Rini: So – for the last question the answer is: "Probablement" (NDLR: in French) ! Maybe the next “Live” album will be a double one and we will have plenty of time to play more songs that we love. We also have some unreleased songs, that I would like to play. 

 

During the whole gig, Vlad is kept in a big plexiglass cage. What is the reason for that configuration ? Is it done to spare the ears of the guys from the National Folk Ensemble Transilvania ?

Rini: You know that Vlad is an “Animal – like in the "Muppets Show”, so we have to keep him in the cage.

 

Mihai: Also, it was necessary for sound and recording reasons (there were more than 40 microphones on the stage, so we had to keep the sound as clean as possible there)

 

Until now I’ve only been able to stream the full concert from an online file… And there were no subtitles for the non Romanian speaking fans. Rini and Robi have so much to say between songs : any chance that we’ll have English (or French ?) subtitles on the actual DVD ?

Rini: There probably is a way to resolve that situation. We will discuss about it.


(The problem is solved on YouTube – in English. :) )

 

At one point (during “My Art” if I remember well), Rini is pretending his micro has become a crazy helicopter: with so many people on stages, it’s a miracle that nobody got a black eye. Was it also safe during the 5 other gigs? Nobody ended at the hospital? :)

Rini: Nobody was hurt during the tour or in any other concert. I used to try to fly with my mic, but this depends of how big the stage is. Once, at Roche’n’Roll Fest in 2016, my mic flew and it met the concrete. Nobody was hurt, but after the gig, my Telefunken M80 Oak looked like a phallus. I have to tell you that is a great mic, very sharp, clean and strong. Since then, I ensure that I use my own cable. If not, I tape the mic.

 

In the very beginning, you have started a crowdfunding campaign in order for this project to become a reality. Did you finally come to a financial balance ? What about the new date that is planned at the end of March in Bucharest ? Is there finally a production agency / anyone that is providing you a financial support for this event?

Mihai: this tour and live album was a huge project, with more than 40 people on the road, with big venues, complex technical constrains and crazy logistics. Despite a bigger audience than expected, the costs were important, this is why we needed financial sustaining. 

 

Rini: The crowdfunding campaign helped a lot. But we also had support from the Romanian Cultural institution (AFCN), Wacken Foundation and also some private sponsors. 

 

Mihai: "FolkCore Reloaded", the Bucharest show at the end of March, was organized to make an official release of the album without any financial help. Logistically it was easier as we were “only” 21 musicians on stage and it was just an unique show. It was a big risk for us, but we really wanted this event to happen, and finally we were right. It was the show with a record public for a Dirty Shirt headlining concert.

 

You already plan to do another French tour… And that’s greaaaaaat :) . Who will come, who will not : we know it would be hard to have so many people on the road, and to find big enough venues…

Mihai: We are working on a mini French Tour for December this year, with a “medium” formula of the band (16-18 musicians on stage). Some dates are already “en option” and we hope to announce them soon. 

 

At the end of the DVD, while the end credits are scrolling, we can hear a song that I know is taken from the next album. What can you tell us about it (both the song and the album) ?

Rini: Yes, you noticed well. It's a song that will be on our future album. The provisory name of the song is “Balkan Bond”. About the album – again, it's a mixture. Until now we used the Hungarian term: Letcho, something like, you know – Helter/Skelter. Letcho is a Hungarian/Romanian food. In Romanian it's called Ghiveci/Zacusca and in Hungarian is Letcho/Zakuszka. So there will be plenty of colors on our future album.

 

Mihai: We composed and made the pre-production for many new songs but we decided to make a very dense new album, with 9 songs only, but a concentrated mix of crazy things. Of course we will keep the traditional instruments from Dirtylicious, but augmented with some musicians from Ansamblul Transilvania and we added brass instruments for the first time. The album will be more diverse than the previous ones and we are probably pushing the limits a little further. But the result seems awesome. Contrary to Dirtylicious which had several songs or parts inspired from traditional songs, the new album contains just one cover of a traditional instrumental song (which became famous through the interpretation of Taraf de Haïdouks in the movie “Latcho Drom). 

 

Thank you very much for your time : see you soon on the road !

Rini : Thank you too Cyril for the interview. Cheers from Transylvania / Romania.


Mihai: Thank you Cyril and see you soon.

photo de Cglaume
le 15/05/2018

Commentaires

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 29/05/2018 à 11:59:44

Rôôô me le suis toujours pas procuré...

cglaume

cglaume le 29/05/2018 à 12:48:55

Shame shame shame !!!!
Tu peux toujours mater le concert en intégralité sur youtube

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