Massa Nera - Interview du 10/07/2023

Massa Nera (interview)
 

Avant tout, je voulais vous remercier de répondre à mes questions, la première étant : je suis vraiment désolé du retard éhonté avec lequel je vous écris finalement, pourrez-vous me pardonner un jour ? Quelle rédemption puis-je espérer ?

 

Massa Nera : Hahaha, faisant partie des personnes parmi les moins ponctuelles sur Terre en matière de communication, nous n'avons pas du tout besoin d'excuses. Nous devrions au contraire nous excuser de t'avoir convaincu de nous envoyer des questions ! Et en terme de rédemption, même si c'est tout à fait inutile, donne-nous juste des noms de groupes qui déchirent !

 

Pourrais-tu décrire le contexte dans lequel les membres de Massa Nera vivent au quotidien ? Ca peut être les murs de la ville, la ville elle-même, ce qui vous a construit... tout bêtement ce qui vous inspire, parce que j'ai toujours été convaincu que ce genre de choses ont une influence sur ce qui est porté dans la musique.

 

Nous vivons dans le New Jersey, même si notre bassiste est originaire de l'Illinois et a vécu quelques années à Brooklyn. Chris, Allen et moi avons vécu toute notre vie dans le NJ. Et notre musique est sans aucun doute possible influencée par toutes les facettes de nos vies : nos boulots, nos amitiés et nos familles, ce qui nous entoure. Le New Jersey joue sans aucun doute un grand rôle là-dedans :).

 

Le New Jersey est l'Etat le plus densément peuplé des Etats-Unis, et l'un des plus diversifiés. La zone dans laquelle nous vivons (North Jersey) est juste après New York, ce qui donne au final la sensation d'un océan infini de villes et de quartiers interconnectés. Il y a beaucoup de vie et énormément de personnes incroyables. Mais en même temps, le New Jersey peut être très brutal : c'est un Etat où la vie est très chère. Par exemple, je n'imagine pas pouvoir tourner plus régulièrement si le groupe ne trouve pas plus de « réussite » financière ; ce serait tout simplement intenable. La plupart des gens ici vivent dans un état d'activité permanente. C'est assez facile de se retrouver à vivre quelque part pendant des années sans même connaître tes voisins : et tu te retrouves isolé·e alors que plein de gens sont partout autour de toi.

 

Je pense que ces petites choses expliquent en partie pourquoi le New Jersey a une histoire fournie dans la musique underground, et particulièrement si on parle de musique plus tranchante (The Dillinger Escape Plan, Deadguy, Human Remains, Discordance Axis, Rorschach, etc.).

 

Comment est né Massa Nera ?

 

A vrai dire, Massa Nera est né en étant un autre groupe ! En fait, toutes les personnes impliquées (Chris, Allen et le reste des membres d'origine) ont décidé d'orienter leur musique vers quelque chose de plus énervé, ce qui a, je crois, poussé à un nouveau départ. J'ai pris place à la batterie et boum ! Massa Nera était né.

 

Il me semble que vous avez une légère tendance à la diversité des langues : vos paroles sont en anglais et en espagnol, mais le nom du groupe est en italien. Et en parlant du nom, pourquoi l'avez-vous choisi ? L'un ou l'une d'entre vous aime l'astrophysique, ou il s'agit peut-être d'une référence à une pratique sociale ?

Et pendant que nous y sommes, peux-tu nous expliquer le nom de votre album Derramar | Querer | Borrar ? Une de mes interprétations était qu'il décrit la dynamique du disque et qu'il est inspiré par Destroy Erase Improve de Meshuggah, avec une fin un poil plus dramatique. Ou alors, que nous nous rendons compte que nous aimions quelque chose une fois que cette chose ou personne n'est plus là, et que nous tentons alors de l'efface de notre mémoire, même si c'est toujours là, quelque part.


Malheureusement, personne d'entre nous n'est aficionado de l'astrophysique ! Chris (l'un des guitaristes) a trouvé le nom. A l'époque, il écoutait beaucoup de screamo italien (Shizune, Raein, Yo Sbraito, etc.), et c'est de là qu'est venu le nom ! Mais oui, ça nous intéresse de jouer avec la langue à travers notre musique par ailleurs. Les trois-quarts d'entre nous sont bilingues et ont grandi dans des foyers hispanophones, donc c'est important pour nous de l'inclure dans notre musique.

 

Le titre n'est pas un hommage à Destroy Erase Improve, même si je suis fan de Meshuggah. Pour nous, le titre est plus ou moins une sorte de sommaire de l'album. Dans l'ensemble, c'est à propos de notre relation au travail et à la façon dont le travail domine nos pensées, nos désirs... Je vais m'arrêter là, parce que je ne voudrais pas faire de sur-explication, au risque d'invalider d'autres interprétations.

 

Peux-tu nous parler des groupes qui ont, selon toi, influencé le processus d'écriture et d'existence de Massa Nera ? J'y entends un mix de groupes (essentiellement screamo) européens et nord-américains, mais avec quelques changements de direction (par exemple cette partie plus dansante sur « An Endless Cycle // I Was More Than the Weight of My Work», ou sur la plus grande part de « Shapeshift » - on reparlera de ce morceau en particulier plus tard).

Nous sommes sans aucun doute influencés par beaucoup de groupes de screamo d'Amérique du Nord et d'Europe (mais aussi d'Asie et d'Amérique Latine, etc.). City Of Caterpillar est une grande influence pour nous, tout comme Daïtro ou Envy. Pour des groupes plus modernes, on pourrait citer Zeta, Burial Dance, Joliette, Beast Jesus, Sans Visage, Piri Reis, etc. La liste est infinie.

 

Cela étant dit, tout Massa Nera écoute beaucoup de choses différentes, de la techno à la bossa nova en passant par le death metal, de la musique concrète ou du cloud rap. Nous essayons de retirer tout ce que nous pouvons du plus de choses possibles sans pour autant sacrifier la cohérence. Certaines de ces influences ne vont finalement pas se ressentir dans le son que nous produisons, mais elles participent clairement de notre approche d'ensemble.

 

Sur ce disque, d'un point de vue conceptuel, des artistes 'hantologiques' ou 'quasi-hantologiques' tels que The Caretaker, The Focus Group et Burial ont aussi eu une influence considérable.

Comment Derramar | Querer | Borrar a été perçu par celles et ceux qui l'ont écouté ? Les retours que vous avez eus vous satisfont ?

Jusqu'ici, les retours sont bons ! Les gens semblent l'apprécier, ce qui est extrêmement gratifiant. Nous avons mis beaucoup de temps, d'efforts et de réflexions dans chaque aspect de cet album, donc le fait que des gens prennent le temps de l'écouter nous touche beaucoup.

Peux-tu expliquer le sens du cinquième morceau ? Ce n'est pas un interlude parce qu'il dure plusieurs minutes, et j'imagine qu'il ne s'agit pas simplement de troller l'audience. J'imagine donc qu'il y a une explication qui va au-delà du « ça correspond au nom du morceau » (« Shapeshift », 'changement de forme').

Ce n'est absolument pas du troll ! Ce changement nous a toujours semblé très organique. Même au moment de commencer à l'écrire, nous avons toujours voulu y intégrer une sorte de switch musical.

 

Pour expliquer un peu notre intention derrière cette section, il va falloir s'intéresser aux thématiques de l'album. Comme je l'ai déjà dit, je préfère ne pas trop développer, parce qu'en faisant ça, nous réduirions les potentielles significations des chansons et ôterions en quelque sorte aux gens la possibilité d'interpréter les paroles à leur manière. Par contre, nous avons effectivement remarqué qu'il y avait un peu de confusion autour de ce morceau, d'où explication :

 

La face A est en quelque sorte une expression de notre lutte contre des mécanismes tels que le racisme, la cisnormativité et le capitalisme, en plus de la culture du travail qui existe aux USA, le tout filtré au regard de nos expériences personnelles. A trois moments, sur cette face A, le chant devient strident / chargé d'espoir / défiant. Chacun de ces moments est suivi d'une partie instrumentale plus proche de notre son habituel. La « partie dansante » de « An Endless Cycle » est la première occurrence. La partie électronique de « Shapeshift » en est le point culminant. Après avoir traversé quatre morceaux qui oscillent entre des états de résignation subie et de colère politique, nous tentons de nous ressaisir de notre autonomie et de notre capacité à générer du changement. D'où la phrase « See me through my own eyes ». A ce point, et ayant un peu de sentiment de libération, nos voulions transcrire ces sentiments à travers la transformation. D'une certaine façon, c'est une fête ou une célébration.

 

Alors que nous écrivions ce morceau, nous avons lu une interview de Burial dans laquelle il décrivait sa relation à la culture rave au Royaume-Uni. Et notamment le fait qu'il disait avoir été trop jeune pour l'avoir connue en personne. Sa relation avec les raves venait surtout des histoires que lui racontait son grand frère. Du coup, sa musique lui a servi d'expression d'une forme de nostalgie ou de deuil vis-à-vis d'un mouvement qui est mort avant que lui-même ne commence à créer de la musique. Cette idée (cultiver la nostalgie d'expérience que tu n'as jamais eues) ont généré « Shapeshift ». Donc, comme la culture de rave UK est morte/fanée avant que Burial ne soit assez âgé pour en faire l'expérience, nous autres vivons dans l'ère du réalisme capitaliste. Pour la plupart des gens, le capitalisme est aussi naturel que l'oxygène.

Etant donné la nature intrinsèquement liée du capitalisme et des autres systèmes d'oppression qui existent, notre sentiment de libération, notre capacité à transformer, est toujours temporaire. Et pour aller plus loin, sur le moment, ce morceau était une transformation qui avait véritablement opéré, si ça a du sens. De l'espoir tempéré par les doutes, que nous espérons se ressentir dans la partie électronique (que Chris a marqué de beaucoup de touches hantologiques). Et évidemment, le morceau suivant, on est de retour. Notre énergie révolutionnaire n'a pas eu de réel impact et a fini par disparaître sans influer réellement sur un changement.

Comme tu le dis, le New Jersey a eu une influence sur qui vous êtes et ce que vous faites, et j'imagine que c'est aussi présent dans vos paroles. Peux-tu nous dire deux mots sur vos paroles ? De quoi parlent vos textes ? A quoi pensez-vous quand vous (en tant que groupe) écrivez, même si vous savez que beaucoup de gens ne feront pas l'effort de les lire (vu qu'il est assez difficile de les comprendre à la volée à l'écoute).

Dans l'ensemble, je pense que nos morceaux tendent à parler de l'interconnection entre des forces et systèmes extérieurs et des états intérieurs. Le capitalisme, la suprématie blanche, la cisnormativité, etc. Je ne pense pas que le NJ en particulier influence nos paroles du tout, bien que grandir ici ait sans aucun doute influencé notre façon de traverser le monde.

 

Sur Derramar | Querer | Borrar, nous avons une influence de Mark Fisher, et notamment son livre Capitalist Realism. C'est-à-dire l'idée que le capitalisme a été naturalisé au point qu'il est aujourd'hui presque indissociable de la réalité elle-même, avec nos sentiments de désespoir et de résignation qui en découlent, et qui est vraiment au cœur de cet album. Cela dit, nous avons une approche qui passe d'abord par l'expérience. Tout est intuitif et basé sur ce que l'on ressent. L'analyse vient plus tard (et parfois beaucoup, beaucoup plus tard). Nous voulons surtout éviter d'être 'didactiques', comme si nous ne faisions que lister des choses. Ca ne serait absolument pas intéressant pour nous, et ce serait trop limitant quand nous avons des idées.

 

Quel est le processus d'écriture au sein de Massa Nera ? Est-ce qu'une personne écrit tout, ou s'agit-il d'un processus plus collectif, tout le monde lançant des idées et jammant dessus ?

 

Il s'agit clairement d'un processus collectif, en particulier sur Derramar | Querer | Borrar. Pour la musique, en général quelqu'un arrive avec une idée. Ca peut être juste un riff, ou alors un morceau presque entier (avec des idées d'arrangements et tout). A partir de là, on ajoute, on retire, on débat, puis on rentre d'une une phase obsessionnelle compulsive sur chaque détail avant de nous sentir à l'aise avec le fait de dire qu'un morceau est 'fini'.

 

C'est encore plus complexe avec les paroles, puisque tout le monde y contribue. La personne qui est la principale compositrice d'un morceau ne va pas forcément écrire ses paroles. Et une fois que les paroles sont posées sur le papier, tout le monde est libre de faire des suggestions, de dire ce qui ne leur convient pas, de pointer d'éventuelles connections entre les morceaux sur lesquelles nous pourrions mettre une emphase, etc. C'est un processus vraiment gratifiant, au final !

 

La collaboration s'étend aussi aux aspects non-musicaux du groupe, même si une paire d'entre nous ont plus tendance à s'occuper des choses comme les vidéos et leur édition, la direction artistique, etc. Tout le monde peut assumer chaque rôle (ou s'en retirer) à n'importe quel moment, toutefois. Tout est très fluide et dynamique.

 

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Photo : Joe Gomez (IG: @softerkinder)

 

Avez-vous déjà de nouveaux projets pour les temps à venir ?

 

Oui ! En ce moment, nous travaillons dur sur plusieurs choses. Je ne veux pas donner trop de détails, au cas où ces projets n'aboutissent pas ou prennent plus de temps que prévu. Mais avec un peu de chance, nous aurons des annonces à faire dans un futur (relativement) proche.

 

Comment pourrais-tu décrire et comment voyez-vous la « scène des musiques extrêmes » de nos jours, en particulier depuis votre perspective locale, mais aussi selon ce que vous avez pu voir ailleurs, avec ses problèmes et ses évolutions ? Selon vous, que faudrait-il 'améliorer' ou à quoi faudrait-il porter plus d'attention ?

 

Nous ne pouvons parler que de la scène screamo, parce que c'est là que nous passons la plupart de notre temps, mais nous pensons qu'il s'agit d'une scène extrêmement accueillante, empathique et accessible dans l'ensemble. Il y a beaucoup de diversité de couleur de peau, d'identité de genre, d'orientations sexuelles, etc., bien que certains endroits soit évidemment différents d'autres. Le New Jersey, par exemple, est très diversifié, même si il y a encore du travail à faire (et j'espère que nous ne donnons pas une impression de 'donneurs de leçons objectives', il s'agit juste de notre perception des choses).

 

Personnellement, j'aimerais voir plus d'efforts pour rendre les choses plus accessibles aux personnes qui le voudraient mais qui n'en ont pas les moyens. Des choses comme des espaces communautaires bien fournis en matériel, où les gens pourraient venir jouer et pratiquer leur activité sans avoir besoin de tout acheter, des façons de rendre les house-shows plus accessibles aux personnes à mobilité réduite, et une infrastructure qui rende plus facile le fait de pouvoir organiser des tournées (même s'il ne s'agit que de donner aux groupes de quoi (ce serait un plus) bien manger.

Evidemment, aux Etats-Unis, il y a des dimensions politiques et économiques qui font que tout cela est difficile à mettre en place, et cette liste n'est absolument pas exhaustive, mais voilà. Nous tentons de rester optimistes malgré tout. Nous avons eu la chance de rencontrer tellement de personnes incroyables, et de jouer dans des endroits où la scène est adorable et unique, donc nous croyons fermement que toutes ces choses (et bien d'autres) sont à 100% possibles.

 

Venons-en à la question difficile : quelle est la question que j'aurais du vous poser, et quelle est votre réponse à cette question ?

 

J'aime cette question. Sans trop réfléchir, « Quelle est votre meilleure/pire expérience en tournée » (réponse : la fois où notre van a été remorqué par un dépanneur insomniaque, fumeur compulsif qui sextait en même temps) ou « Avez-vous des conseils de groups de screamo plus ou moins connus à écouter » (réponse : beaucoup trop : allez faire un tour sur les pages de Zegema Beach Records, Middle-Man Records, I.Corrupt, et partez de là !).

 

Ah zut, vous demander quels groupes locaux nous devrions connaître faisait partie du plan ! Allez, donnez-nous quelques nous sur lesquels vous avez eu un crush récemment (dans la catégorie screamo, pour ma part, ça a été Øjne de Milan et Ясность (lucidity) de Russie).

 

Il y a toujours eu une scène screamo très active dans le New Jersey, même s'il y a eu des périodes sans. En ce moment, nous recommanderions Burial Dance (l'un des groupes les plus injustement méconnus du NJ actuellement), Hundreds of AU, Pyre, et Entierralos. Nous avons aussi joué récemment avec un groupe qui s'appelle Ennui, de Long Island, qui était super cool.

 

Et parler des tournées aussi : comment c'est, de tourner avec Massa Nera ? Si tu veux développer sur ces meilleurs et pires souvenirs et situations absurdes.

 

Généralement, on s'amuse beaucoup pendant nos tournées, même si on a eu pas mal de problèmes dans le passé.

Je ne sais pas si ça rendra bien à l'écrit, mais une fois, notre van est tombé en panne alors que nous allions vers un concert. Après trois heures d'attente, un dépanneur est finalement arrivé. Il nous a alors directement dit « ça fait 24 heures que je bosse, je fume des clopes pour rester réveillé. Je devrais arrêter parce que j'ai fait une crise cardiaque il n'y a pas longtemps, mais ma mère a fait huit crises cardiaques et elle fume encore, donc je pense que j'en sais quelque chose, sur les crises cardiaques ». Il était deux heures du mat', en gros. Puis il a passé ce coup de fil 'sexy' à sa copine (maîtresse?), la fille d'un scientifique de la NASA, sur la route pour revenir vers le NJ. Ca résume bien ce qu'est tourner avec Massa Nera.

 

Avec quel groupe, passé ou présent, rêveriez-vous de jouer ?

 

Ooh, celle-là est difficile.Je pense que la réponse sera différente avec chaque personne. Pour ma part, je dirais ou Thursday ou The Dillinger Escape Plan. City Of Caterpillar aurait bien été un choix collectif, mais nous avons joué avec eux en novembre dernier ! Peut-être que Burial serait notre choix collectif actuel ?

 

Nous avons commencé cette interview depuis beaucoup trop longtemps, presque un an (!!). Tu voudrais changer quelque chose aux réponses que tu m'as faites ?

 

Je ne pense pas, je suis satisfait de mes réponses (même si je leur donnerais une forme un peu moins prétentieuse, je pense). Et puis je ne voudrais pas m'étaler encore plus !

 

Merci beaucoup pour ton temps, tes réponses et votre musique. Si tu veux ajouter quelque chose, ce que tu veux, sens-toi libre de le faire. Et j'espère que nous pourrons vous voir ici en Europe. Prenez soin de vous.

 

Merci beaucoup de nous avoir posé ces questions avec du sens, et pour la patience, vu que nous avons pris beaucoup trop de temps pour pondre ces réponses médiocres ! Et j'ai le sentiment que nous nous verrons en Europe d'ici peu de temps !

photo de Pingouins
le 29/08/2023

2 COMMENTAIRES

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 29/08/2023 à 17:49:11

Aucune idée de ce qu'ils jouent (en fait si me doute un peu quand même hein !) mais exxxxxxcellente interview !

Freaks

Freaks le 01/09/2023 à 06:29:23

T'as géré Pingouins! Ca donne envie de se replonger dans le dernier...

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