Anup Sastry - Bloom

Anup Sastry - "Bloom"
chronique Anup Sastry - Bloom

« Bloom,

Quand notre Djent fait Bloom,

Tout avec lui dit Bloom

Et j'ai l'anup qui dit sareil »

 

… Mouais, en même temps j’imagine mal Charles Trenet habiller de ses mots le Metal barbelé de la pâtisserie anale qui contrepète ici. « Contrepète », oui, parfaitement, parce qu'au cas où vous n'auriez pas tilté, quand on remue un peu les consonnes du one-man band en question, et pour peu qu’on cause un chouia l’rosbeef, on se rend vite compte qu’en plus du Djent, le batteur qui tient les rênes d’Anup Sastry doit aimer se fabriquer son Nutella lui-même. M’enfin bon, nous n’approfondirons pas plus cette question, d’autant qu’on sait trop bien jusqu’où on risquerait de s’enfoncer au cours de cet exercice ô combien risqué…

 

Revenons donc à nos oigno… nos moutons! C’est via le volume n°11 de la compilation Combat Nasal que nous avions découvert le Djent abrasif et instrumental d’Anup Sastry – « Nemesis », le morceau alors mis en avant, étant sans doute l’un des 3 meilleurs figurant sur cet échantillon très select’ du meilleur du Metal non signé. Le « groupe » – uniquement constitué d’un batteur prodigieux, qui a accompagné Jeff Loomis sur scène, qui vient d’être recruté par Monuments, et qui construit toute sa musique sur ordi’, à partir de samples de véritables instruments – le « groupe », disais-je, m’ayant méchamment tapé dans l’œil (… et l’oreille, mais pas ailleurs, voyons), je guettais attentivement l’activité de celui-ci, afin de sauter sur l’occasion d'en savoir plus dès lors qu’elle se présenterait. C’est donc logiquement ce qui se passa lorsque, début mars, sorti un 3e EP intitulé Bloom.

 

Sur ce nouvel opus, les amateurs de Marteau-Piqueur Metal vont retrouver ces séances de poinçonnage magique, tout à la foid terriblement abrasives et froides, mais également groovy et séduisantes. Malgré la présence d’une batterie tout ce qu’il y a de plus organique, il est vrai que ces guitares séquencées produisent une certaine impression de froideur mécanique, de Metal joué en morse, voire en Braille. Sauf que l’on y retrouve également cette magie et cette accroche qui nous transportaient sur The Quantum Hack Code d’Amogh Symphony, comme sur le Weightless d’Animals As Leaders – autres éminents représentants de la scène Djent instru’. Car le mélange de ces frétillements électroniques, de ce gros bourdonnement barbelé, de la légèreté atmosphérique apportée par le clavier, et de ces cabrioles guitaristico-saccadées produit une musique s’épanouissant entre scintillements mélodico-rythmiques enivrants et rafales syncopées dévastatrices. Quand on voit la richesse et la puissance du morceau-titre, ou encore l’impressionnant quart d’heure que nous réserve « Memoirs, Part I & II », on se dit qu’on est vraiment à l’autre bout du spectre qualitatif par rapport à ce que propose un Hacktivist

 

Certes, le Djent est vraiment un genre à part, pas hyper « Rock’n’roll » – dans le sens où il sent plus le nerd à lunettes et le tableau noir plein de calculs d’intégrales que le whiskey et le string en cuir. Et Anup Sastry renforce cet aspect en optant pour le mode instrumental et l’utilisation de guitares computo-guidées. Mais si vous êtes adepte de ce genre d'exercice, et qu’en plus vous en avez marre du chant d’ado boutonneux des Periphery & compagnie, Bloom (et ses prédécesseurs) est fait pour vous !

 

Unleash the bloom-thirstyyy!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: fans de Djent instrumental super chiadé à la mode The Quantum Hack Code (Amogh Symphony) / Weightless (Animals As Leaders): Anup Sastry va être votre nouveau meilleur ami, foi de lapin!

photo de Cglaume
le 13/05/2016

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