Baume - Un calme entre les tempêtes

Chronique CD album (27:59)

chronique Baume - Un calme entre les tempêtes

En cet étrange printemps 2020, Baume nous livre son troisième EP, au rythme d'un par an depuis ses débuts en 2018. Toujours mené en solitaire par Gaétan Juif (Cepheide, Basilique...), le projet poursuit sa lente évolution. Masterisé par l'expérimenté Jack Shirley du Atomic Garden Recording Studio (Amenra, Wolves in the Throne Room...), Un calme entre les tempêtes bénéficie donc d'une production professionnelle. Il poursuit son exploration du spleen et de la mélancolie à travers une musique délicate et automnale. Jusqu'à la rédaction de ces lignes, je n'avais pas encore écouté l'EP central, L'odeur de la lumière (c'est chose faite désormais) ; de ce fait, j'ai été plutôt surpris de l'orientation prise ici par Baume.

 

Trois longs titres composent donc cet EP, le premier et le dernier sont des instrumentaux tandis que le central bénéficie d'un texte déclamé par une voix lointaine et nonchalante. Le Black Metal des deux premières sorties est complètement oublié, Baume poursuit sa quête de dépouillement de sa musique pour ne conserver qu'un délavé mélange entre Post-Rock musique électronique expérimentale et Shoegaze.

 

Une boîte à rythmes minimaliste et maigrelette sert de support à des guitares aériennes alors que les claviers renforcent l'aspect éthéré d'une bande-son d'une fin d'après-midi grisâtre et pluvieuse d'un mois de novembre languissant. Avec son texte récité, le morceau-titre évoque un autre morceau-titre, celui du deuxième album d'Arcturus.

 

En allégeant et réduisant son propos à quasiment son plus simple appareil, Baume, assez paradoxalement nous offre son œuvre la plus expérimentale, la plus osée, et clairement originale.

photo de Xuaterc
le 20/07/2020

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