Benediction - Scriptures

Chronique CD album

chronique Benediction - Scriptures

On ne va pas se beurrer la raie pendant deux plombes hein ?

Les mectons de Benediction ont toujours été un peu des seconds couteaux dans le Death rosbif.

 

Connu principalement par la présence de Barney Napalm Death Greenway à ses débuts et par l’excellent album Transcend the Rubicon (1993), Benediction a eu une carrière en dents de scie.

Après une disparition des radars pendant 12 ans. Surprise !! Les vieux steaks reprennent du service.

Dave Ingram avait pris la suite de Barney au mic pour quitter le combo en 1998. Et le voilà de retour pour ce Scriptures de pas mauvaise facture, il faut le dire.

Disons-le alors, la plaque est une bonne gourmandise testostéronée et oldschool qui ravira les moins fins et les plus vieux d’entre vous.

 

Le premier morceau ne finasse point. Il sert les poings et nous les envoie dans le groin. C’est simple et frontal donc. Les guitares groovent bien en un gros gourbi original comme un paquet de nouilles maintes fois ingurgité mais toujours roboratif. Car les sucres lent, c’est important pour l’énergie.

Ainsi de méchantes mandales se cachent au détour d’un "The Blight At The End" bombardier ou d’un "Stormcrow" thrashy. Mais c’est surtout Ingram qui domine l’ensemble. Le vieux mercenaire semble increvable. On patauge ainsi, ravi, dans une vision réductrice du genre entre Bolt-Thrower ("Tear Off The Wings") et Vader.

 

Maintenant, on va passer par la case reproche. Car Scriptures n’en est pas exempt. Tout d’abord, la production est plus plate que Carla Bruni chantant avec Jane Birkin sur un album de Vanessa Paradis. La basse se noie ainsi corps et âme.

Ensuite: 12 titres ??? Passé 8/10 morceaux grand max, le Death oldschool peut gaver.

Ainsi, on aurait pu facilement se passer des trop longs "Progenitors Of A New Paradigm" et "In Our Hand, The Scars". Car Benediction étire un peu ses deux ou trois bonnes idées. "Rabid Carnality" est en mode laxatif également.

On s’emmerde bien, donc, parfois.

 

Comme toute gourmandise un poil trop nourrissante (genre saucisse au chou, enrobée dans du bacon et du fromage à raclette, cuite dans une brioche aux lardons), Scriptures écœure un peu sur la longueur. On sélectionnera alors les morceaux franchement efficaces pour bazarder le reste.

photo de Crom-Cruach
le 14/12/2020

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