Cave in - Antenna

Chronique CD album

chronique Cave in - Antenna

Après l'incroyable "Jupiter" et une floppée de maxi en demi teintes ("tides of tomorow" en tête, un brin décevant), il était légitime de se demander ce qu'allaient nous pondre Brodsky and co... On se serait attendu à ce qu'ils transforment confortablement l'essai réalisé avec leur album précédent et on s'en serait pleinement contenté je crois. Mais les quatre lascars de Boston ne l'entendait pas de cette oreille et, oréolé du succés de "Jupiter", les voilà qui se décident d'emprunter la grande porte du monde du disque.

 

On quitte donc Hydrahead (avec qui on reste en bon terme quand même, c'est des potes!) pour signer sur RCA et on s'attelle à passer sa musique à la moulinette du format radio. On ne trouve donc pas de grandes envolées lyriques sur "Antenna", pas de chansons excédant les 5 minutes, pas mélodies bizarroïdes, et finalement, pas de ce nouveau charisme que le groupe avait réussi à se forger en un seul album.

Bon, l'effort était louable, on a suffisamment lu d'interviews à l'époque dans lesquelles Brodsky et ses acolytes répétaient à l'envi qu'il n'était vraiment pas facile de pondre une bonne chanson avec seulement trois riffs... Et ouaips, n'est pas Kurt Cobain qui veut et pour le coup, c'est un peu raté. On passe néanmoins de bons moments durant l'écoute, il y même quelques perles fort agréables sur le disque (« Stained silver », « Rubber and Glue », « lost in the air », « Woodwork ») mais tout est trop lisse, trop simple.

Les arrangements et le fameux son spatial sont toujours là mais la magie opère moins, le chant de Brodsky est toujours impressionnant mais il perd cette pitite rugosité qui faisait les frissons d'antan, le groupe est toujours très bon mais il perd son charme. Et au final que peut on dire d'autre sur ce disque?... Qu'il a fait un bide par rapport à ce que l'on peut attendre d'un truc sorti sur une major.

 

Que le groupe est depuis revenu avec les gars d'Hydrahead (qui ne leur en veulent pas, c'est des potes). Qu'il s'est réorienté vers un style plus sophistiqué en réintégrant même du chant beuglé (toujours par cet enculé de Scofield... Quelle voix!... digression, pardon, il chante pas sur "Antenna"). Que le groupe regrette carrément sa démarche avec ce disque et vont jusqu'à l'écrire sur le livret de son successeur, « Perfect pitch black », carrément plus cool (ouf!) et déjà chroniqué sur ce zine. Tentative louable de bien vivre de sa musique pour Cave In... ratée.

photo de Swarm
le 18/01/2008

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