Clutch - From Beale Street To Oblivion

Clutch - "From Beale Street To Oblivion"
chronique Clutch - From Beale Street To Oblivion
Clutch, groupe culte dans le milieu du Stoner. Voilà seize ans que le groupe existe, qu’il compte déjà à son actif une dizaine de cd, plus de deux milles concerts, bref, un peu la référence, le groupe phare.
Cette année, le groupe revient avec son dixième album sous le bras, produit par une autre pointure du stoner, Joe Baresi, à qui l’on doit les prod de groupes comme les Fu Manchu, les Queens Of The Stone Age etc…un gars qui s’y connaît quoi. Et à l’écoute de nouveau brulot, on ne pourra qu’apprécier le travail effectué. Un son pas trop clean, bien rock, avec un son de guitare terrible, et un chanteur mis en avant avec sa voix si particulière.

La recette du groupe n’a pas beaucoup changé depuis ses débuts, malgré tout, on peut toujours ressentir un petit plus au fur et à mesure que la carrière du combo avance. Que ce soit un clavier bien 70’s, d’ailleurs depuis le précédent opus le claviériste est membre permanent du groupe, ou alors des soli toujours plus inventifs, des nouveaux effets de guitares etc…Le groupe ne manque pas d’imagination pour créer des compositions originales tout en restant fidèles à ses racines. Racines qui se trouvent toujours plantées profondément dans le stoner, le psychédélisme et le rock’n’roll, avec des ambiances bien souvent enfumées, sentant bon la téquila. Les sonorités parfois groovy, voire funky apparues sur «Blast Tyrant» sont toujours présentes, bien que moins utilisées. Dans les nouveautés on pourra noter l’apparition fréquente d’un harmonica donnant un super cachet blues rock aux compos, comme sur «Electric Worry» et son interminable solo à l’harmonica.

Si l’album commence sur les chapeaux de roues avec deux titres furieusement rock’n’roll et groovy, le rythme baisse arrivé sur «The Devil And Me» et sur le très psyché «White’s Ferry» (quelle intro !!!). Arrivé à «Electric Worry» le rythme accélère à nouveau un peu sur des airs de blues bien senti. Malheureusement, arrivé vers la sixième piste, le groupe perd un peu de vitesse et semble un peu se répéter par moment. Des morceaux comme «Child Of The City» ou «rapture Of Riddley Walker» n’étaient pas vraiment indispensables. Résultat, l’auditeur accroche un peu moins et malgré la qualité des compos, finit par zapper quelques morceaux, histoire d’aller vers la fin de l’album qui redevient plus passionnante avec le très sudiste «Black Umbrella» renvoyant directement dans le Mississipi, et le morceau final avec ses guitares folles, ses longues plages psychédéliques, son harmonica fiévreux…bref un final de très grande classe.

Clutch reste fidèle à son public et à son style et nous offre là un «From Beale Street To Oblivion» très agréable et d’une grande qualité, malgré une petite perte de vitesse en milieu de cd. Sans révolutionner le style, le groupe parvient toujours à faire de l’effet et à impressionner, et c’est tout ce qu’on lui demande en même temps. Les fans adoreront ce nouvel album, et les autres amateurs de stoner rock ne pourront qu’être époustouflés par tant de facilité à pondre des brulots rock d’une telle efficacité. Un album parfait pour ce début d’été en tout cas.
photo de DreamBrother
le 07/04/2007

3 COMMENTAIRES

mat(taw)

mat(taw) le 07/04/2007 à 12:20:40

album sympathique d'un groupe qui dure. Je pense que je lui préfère le précédent "Exodus" mais celui-ci vaut largement le coup d'oreille.

sepulturastaman

sepulturastaman le 07/04/2007 à 13:42:07

Mon préféré pour l'instant (j'ai pas écouté celui-là)reste "The elephant riders".

Sam

Sam le 07/04/2007 à 17:33:42

pour ma part j'aime beaucoup "Pure Rock Fury" et son "American Sleep" de folie! Mais bon, qui aime Clutch aime tout les album de Clutch... Donc je me réjouis déjà de jeter une oreille sur cette nouvelle cuvée...

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