Divine Heresy - Bleed The Fifth

Chronique CD album (38 minutes)

chronique Divine Heresy - Bleed The Fifth
Dino Cazares était un homme déçu après sa séparation avec Fear Factory, groupe pour lequel il avait tout de même contribué au succès. Histoire de se remettre d'appoint il se lança dans l'aventure au côté de Brujeria puis alla jouer avec Asessino, pour enfin se retrouver chef d'orchestre du Roadrunner United. Et maintenant que tout va à nouveau bien, il se lance en 2006 dans Divine Heresy, nouveau projet pour montrer au public métal qu'il sait bien encore faire du Fear Factory. Pour cela, il s'est entouré d'une belle Dreamteam regroupant Tim Yeung à la batterie (ex-Hate Eternal et Vita Remains) et Joe Payne (ex-Nile) à la basse. Quant au chant, il a fait appel à un inconnu répondant au doux nom de Tommy Vext.

Les présentations faites, parlons de la musique. Et que dire sur ce Bleed The Fifth ? On peut déjà dire que ça dépote grave et secoue les cervicales. L'album est bien plus violent que n'importe quel cd de Fear Factory, et oscille le plus souvent entre thrash et death. Pourtant, malgré cette montée dans la violence, impossible de ne pas penser à du FF. Le son est super léché et moderne, presque trop clinique, les riffs se veulent bien carrés et conservent cette sonorité propre au cyber (que Cazares a presque inventé en même temps). Quand à la batterie, dirigée de main de maitre par Yeung, elle envoie des blasts à tout va, la double pédale se permet quelques apartés bien sentis, ça joue vite et bien donc. Mais par-dessus toute cette technicité irréprochable, Cazares ne sait malheureusement pas trop attardé sur les compos. Résultat, sur pas mal de titres on a l'impression de réentendre du FF pur jus, notamment sur les intros de "This Threat Is Real", "Savior Self"…Qui plus est, on ne notera pas de grands bouleversement dans les compos. Alternant toutes entre passages brutals et break plus calmes laissant place à un refrain chanté.

Le chant, parlons en d'ailleurs, car le petit nouveau (pas si petit que ça vu la photo) assure une très bonne prestation, avec une voix hurlée/déchirée. C'est direct et agressif, comme le premier titre "Bleed The Fifth" où toute sa puissance transparaît. On lui trouvera quelques petites tonalités à la Phil Anselmo (Pantera) ou encore à la Michael Poulsen (Volbeat), notamment sur les passages chantés, comme dans le bon "Rise Of The Scorned". Bien sur, pas la peine de se voiler la face, la plupart de ces passages chantés et mélodiques sont là pour plaire à un public bien large, comme le prouve le mou morceau de clôture "Closure". Cependant, vu leur qualité, pourquoi se plaindre ?

Il faut noter tout de même que l'album réserve de bonnes surprises, comme le très violent "This Threat Is Real", avec ses soli et ambiances purement death et sa double pédale finale qui fera pâlir bon nombre de batteurs amateurs. "Rise Of The Scorned" surprend également, avec son intro à la guitare façon flamenco et son passage chanté très power métal. Le groupe va même jusqu'à se la jouer Nile sur l'intro très pharanoique de "Royal Blood Heresy".

En conclusion, mon avis sur ce premier album de Divine Heresy reste mitigé. La ressemblance avec Fear Factory est parfois trop présente, d'un autre côté, il est clair que Cazares veut s'en éloigner, en témoignent les passages purement death. Pourtant, on le sent encore hésitant à virer totalement méchant vu le nombre important de passages chantés. Malgré tout, ce cd comporte son lot de bons morceaux, certes un brin calibrés, mais foutrement efficaces et puissants.
photo de DreamBrother
le 03/10/2007

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