Dream theater - Black Clouds & Silver Linings

Chronique CD album (01:15:15)

chronique Dream theater - Black Clouds & Silver Linings

Comme j'en ai pris l'habitude, dès qu'une nouvelle sortie de Dream Theater surgit, je saute dessus comme un mort de faim. Non pas que je sois le plus grand fan qu'il puisse y avoir du groupe même si je l'apprécie bien évidemment, mais c'est toujours un mini-évènement et nous sommes tous curieux de voir ce que les américains nous ont, une fois de plus, réservé. Depuis quelques albums, pas de grand changement, et pas de surprise du tout je dirais même. Fidèle à ce qu'ils font, les démonstrations -parfois de trop- en auront agacé plus d'un, mais c'est également ce qui fait du théâtre de rêve ce qu'il est aujourd'hui. Mais voilà que le petit nouveau, répondant au nom de "Black Clouds & Silver Linings", est quasiment passé inaperçu... et pourtant... ... Et pourtant c'est définitivement l'album que nous attendions tous. Tout simplement car le mot d'ordre pour la composition de cette galette n'a pas été "toujours plus" mais certainement "encore mieux". Avec "seulement" six morceaux, pour une durée totale de 1h15 -et oui, vive les titres d'un quart d'heure- Dream Theater ne cherche plus (trop) à montrer qu'ils savent jouer, car cela, nous le savons déjà. Alors, quand les parties qui ne servent pas à grande chose sont mises en retrait, c'est l'émotion qui prend le devant et c'est une redécouverte totale du groupe. Alors oui bien sur, nous aurons toujours le droit et la chance bien sûr, d'écouter les magnifiques solos de Sir Petrucci qui s'est franchement déchiré pour faire pleurer sa guitare, mais ce qui ressort dans ce "Black Clouds & Silver Linings", c'est de la profondeur et c'est tout ce que nous leur demandions. Toujours au service de la musique, c'est clairement un album rempli de coeur. Les américains n'ont pas eu peur de faire des passages lents où on savoure chaque seconde tellement c'est beau, travaillé et qui plus est, bien produit. Mais à me lire, vous vous dites qu'en fait, c'est un album simplet, mou et vous auriez tort. Plusieurs écoutes vous feront apprécier toutes les finesses et nuances, et des gros riffs bien pêchus sont là pour nous faire taper du pied. Notamment les rythmiques de "A Rite of Passage" qui seront calmées par "Wither", morceau le plus court, qui est en quelque sorte un répit dans cet album plus complexe qu'il n'y paraît. Plus les morceaux défilent, plus on réalise que Portnoy et sa joyeuse troupe jouent pour eux avec plaisir et non pour les fans qui attendent des rafales de solos ou encore des changements de tempos toutes les cinq secondes. De plus, il faut souligner la prise de risque du groupe, qui n'a pas fait dans la facilité. En effet, on retrouve Portnoy chanter de longues tirades, ou encore l'ambiance plus sombre de "A Nightmare to Remember". On se laissera porter par de longues introductions soufflées par un violon se mariant parfaitement au piano de Jordan Rudess dans "The Best Of Times" qui prendra rapidement des airs de fête avec l'arrivée des deux leaders du combo. Le chant de James LaBrie qui m'aura fait bondir plus d'une fois, est ici également plus profond et beaucoup en adéquation avec les divers morceaux qu'auparavant. Avec "Black Clouds & Silver Linings", Dream Theater a su comprendre ce qu' une partie des fans attendait. Un album sincère, moins "regardez-nous", mais tout aussi puissant. Des titres sombres et bourrés de relief. Pour ceux qui souhaiteraient entendre des rafales de solos et ce dont le groupe nous a habitués, cet album n'en est pas dénué, mais la quantité d' explorations musicales parfois hasardeuses est contenue. Un album différent, mais qui reste quand même du DT, avec une prise de risques certaine plutôt réussie. Sans être un opus parfait, c'est une "pause" (qui est un grand mot quand même) appréciable dans leur discographie. Bravo, c'est mérité !

photo de Finisterra
le 04/08/2009

1 COMMENTAIRE

yatto

yatto le 24/02/2013 à 11:38:26

C'est un excellent album, vraiment ! J'aime tout particulièrement The Count Of Tuscany, la dernière de l'album, qui fait presque 20mn, mais O combien merveilleuse. Une introduction tranquille, un "corps" sombre et puissant, pour finir sur un final solaire, lumineux !

A écouter, vraiment !

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