Eric Mcfadden - Starving At The Feast

Chronique CD album (43:00)

chronique Eric Mcfadden - Starving At The Feast

Il arrive que l'on manque de temps, que l'on passe à côté de la première écoute ou encore que l'on ait trop de choses à écouter en même temps et du coup on peut un peu passer à côté d'albums qui sont très bien... En ces temps de confinement, j'ai redonné une chance à certains disques et celui m'a vraiment bien plu, et en fait je savais qu'il me plairait mais il n'est pas arrivé au bon moment... Partie 3

 

Eric McFadden est très généreux en sorties on peut dire que ce Starving At The Feast est la suite logique d' Eric McFadden Does AC/DC – Acoustic Tribute. Un album entièrement acoustique mais ici avec des titres originaux en majorité. Eric propose ici des morceaux où il est souvent seul avec sa guitare mais il a aussi fait appel à des invités pour la batterie et les percu (Wally Ingram), le violon (Emily Palen), le piano (Jenny Kerr) et même la guitare (Diego Garcia).

 

Les genres abordés sont assez variés entre blues et musiques traditionnelles (notamment sud-américaines) mais Eric y met sa patte et sa voix.

« Headed for the light » est lent et un peu sombre, le chant a le côté triste du blues... la guitare de « Long way down » est un peu heurtée et on note ici le clin d'œil à « Have a drink on me ». On passe sur une formation à plusieurs avec « The way I loved you » avec son violon, ses maracas et ses percus, le tout avec un fort goût de folklore sud-américain mais avec toujours ce côté blues et triste dans le chant. « Easy Tiger » avec sa guitare dynamique et flamenco (accompagné de maracas) possède un refrain qui rentre dans les crânes... Retour du jeu à plusieurs avec « Steady on the mark » sa batterie fouettée, sa mandoline (je suppose) qui joue des trémolos, son chant féminin qui vient s'ajouter à celui de McFadden, le tout assez rapide avec un petit côté country-western. « I’ll be anything for you » est une jolie ballade (guitare-voix). « I came home to the Devil » avec sa batterie et ses percus, montre un côté jazz manouche alors que « In the Water » est une autre ballade sombre lancée par le violon. « She extra » est une chanson dansante avec du chant féminin, des claves et d'autres percussions diverses et du piano, qui une forte tendance à rentrer dans la tête. « Speak to me » est une 3ème ballade également sombre avec percu, violon et batterie. «  Starving at the Feast » est un peu plus lumineux même si c'est un peu le morceau faible du disque qui finit en apothéose avec la relecture d'« Ecstasy of Gold » d'Ennio Morricone de la BOF de Le Bon, La Brute et le Truand (mais si ! le morceau qui sert d'intro au concert de Metallica) juste joué avec 2 guitares acoustiques (donc en compagnie de Diego Garcia) mais qui fonctionne vraiment fort.

 

Starving At The Feast est un album à la fois simple et fort qui nécessite le bon état d'esprit pour entrer dedans, auquel il ne faut pas hésiter à laisser le temps et les écoutes nécessaires, mais qui est au final vraiment un excellent moment.

 

Starving At The Feast est disponible en CD.

photo de Papy Cyril
le 16/05/2020

0 COMMENTAIRE

AJOUTER UN COMMENTAIRE

anonyme


évènements

HASARDandCO

Gomora - Popel A Prach
Dysylumn - Chaos Primordial