Every time I Die - The Big Dirty

Chronique CD album (36:09)

chronique Every time I Die - The Big Dirty
Voici venu le temps des rires et des chants sur fond du 4ème album du phénomène Every time I die. Petit rappel sur l’histoire du groupe, qui bien qu’avec son style jeune et frais, brûle les planches depuis quand même 1998. L’hydre New Yorkaise qu’est ETID, attaque sur tous les fronts :
- le punk
- le hardcore
- le post-hardcore
- le rock’n’roll
- le rock sudiste
- le grindcore
mais toujours reste entière avec un équilibre parfait entre déstructuré et mélodicité.
ETID a su s’imposer en l’espace de 3 albums avec leur style bien à eux : un mélange original et bien calibré des différents styles cités précédemment, des structures instrumentales complexes, des compos rapides, un chanteur aussi bon en crié qu’en clair…

Ce nouvel opus « The Big Dirty » n’échappe pas à la règle, 12 chansons se succèdent à une vitesse phénoménale. Ce disque porte bien son nom, on va sentir la saleté, la sueur, le gros lourd…grosses mosh-parts brutales et rock’n’roll sont au rendez-vous…
Vous avez dit rendez-vous ? Rendez-Voodoo ! Très juste, Auguste ! « Rendez-Voodoo » est un exemple parfait des possibilités du groupe (tant au chant qu’aux instruments), des passages lovers qui s’enchaînent sans concession avec des parties bien lourdes.

Pour ceux qui n’ont toujours pas compris, je reprends :
- des riffs écrasants avec un son bien sale
- du swing
- du groove
- avec des changements de rythme aussi soudains que maîtrisés
- un chant qui est tout aussi brutal que mélodique

Pour les fans des précédents albums Gutter phenomenon et Hot damn !, vous allez être servis, tous les ingrédients sont rassemblés et sont rehaussés par des subtilités vocales, des riffs monstrueux et la présence toujours si typique des cloches des vaches (« We’rewolf »).

Quant à la production, Steve Evetts (Saves The Day, The Dillinger Escape Plan) a fait un excellent travail, on retrouve une ambiance parfaitement crade. En même temps, on retrouve toujours une petite dose de douceur avec des chants de Keith à la croix de bois…qui n’est pas sans rappeler notre ami Daryl Palumbo plus période Glassjaw que Head Automatica cependant… ou encore Mike Patton (« INRIhab »).

Les grattes sont lourdes et bien entêtantes. Une batterie hyper rapide avec des breaks qui se s’entremêlent à la perfection avec le reste des instruments. Niveau rythmique, l’ombre de Converge plane pas loin mais on ne tombe pas dans le cliché.

Vous voila prévenu, les Every time I die sont revenus avec un album plus que séduisant tant pour les déjà fans que pour les avides de rock’n’roll hardcore hybride ! Comme quoi on peut être très méchants et sales et avoir bon goût.
photo de Rose
le 17/09/2007

3 COMMENTAIRES

dreambrother

dreambrother le 19/09/2007 à 20:35:15

La pochette est quand même super laide par contre...

Rose

Rose le 20/09/2007 à 09:18:58

J'suis d'accord, en même temps leurs pochettes n'ont jamais été très belles...En fait tout le booklet est basé sur un gars avec des animaux empaillés...sinon je conseille l'édition avec DVD, on voit le making-off de l'album, c'est plein d'anecdotes et d'humour...

mat(taw)

mat(taw) le 21/09/2007 à 13:31:59

je pense que la pochette est surtout un de leurs délires dont ils ont le secret

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