Imperial Triumphant - Alphaville

Chronique CD album (59:19)

chronique Imperial Triumphant - Alphaville

Les New-Yorkais d’Imperial Triumphant viennent une fois de plus de frapper vite et fort. Les dernières notes de Vile Luxury (2018) résonnent encore dans les oreilles que le groupe nous assène un Alphaville décoiffant. Toujours sous la forme d’un power trio, il n’a pas besoin d’être plus nombreux pour délivrer son Metal extrême technique. Je laisse à d’autres le soin de juger ce point, je me contenterai de préciser que le haut niveau musical affiché ne nuit aucunement à l’efficacité de l’ensemble.

Les vicissitudes de la vie new-yorkaise servent toujours d’humus putride à l’inspiration d’Imperial Triumphant. La cité qui ne dort jamais est, semble-t-il, une muse intarissable pour la bande de Zachary Ilya Ezrin, froide, décadente, exubérante...

Depuis Vile Luxury, le groupe a pris le temps de faire évoluer sa musique. Clairement, on ne peut plus la décrire comme du Black Metal, l’auditeur se voit asséner un Metal d’avant-garde fortement teinté de Jazz qui ne ressemble à rien que j’ai pu entendre jusque là. Légèrement plus facile d’accès que l’album précédent, Alphaville n’en est pas moins coriace à assimiler avec ses rythmiques chaotiques, ses changements de tempos incessants et ses vocaux qui vont des growls les plus gutturaux aux shrieks suraigus.

Loin de rendre l’ensemble plus accessible, les quelques notes de synthé, que l’on retrouve tout au long du disque, ainsi que les instruments à vent, concourent à la rendre plus malsain. Il n’y a guère que l’intro de « Transmission To Mercury » qui permet, avec son ambiance jazzy de speakeasy de la Prohibition, accorde un court répit à l’auditeur, à grand renfort de piano smoothy et de trombone . Au rang des invités, on retrouve également Tomas Haake de Meshuggah qui se fend d’un solo de taiko sur « City Swine », ainsi qu'un barbershop quartet sur « Atomic Age ».

L’édition limitée de l’album inclut deux reprises: une version thrashoue, dotée de vocaux dignes du Chris Barnes de la grande époque, du « Experiment » de Voivod. Alphaville se clôt sur « Happy Home » où des frappadingues new-yorkais reprennent des fous furieux californiens, à savoir les toujours très élégants The Residents.

 

A titre personnel, je dois avouer que je suis tout de même moins client de ce propose le groupe avec ce Alphaville, mais cela ne m'empêche pas de reconnaître les nombreuses qualités de ce nouveau brûlot des Américains.

photo de Xuaterc
le 06/11/2020

4 COMMENTAIRES

papy_cyril

papy_cyril le 08/11/2020 à 15:18:22

Paraît-il ils sont énormes au Japon (non les plus vieux, ne remiciez pas)

cglaume

cglaume le 08/11/2020 à 17:48:42

Haha, j'avais pas tilté !

el gep

el gep le 09/11/2020 à 08:44:44

Aoutch Papy!
Je ne te remicie pas pour la référence!

papy_cyril

papy_cyril le 10/11/2020 à 17:02:13

En même temps il parait que ça garde jeune pour toujours (ne me remiciez :-) pas à nouveau)

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