La Jungle - Fall Off The Apex

Chronique Vinyle 12" (38:48)

chronique La Jungle - Fall Off The Apex

4e album pour les Montois et à nouveau, une tuerie !

Pas forcément pour les mêmes raisons évidentes de maîtrise et de folie qui les caractérisent. La transe est toujours bien présente, les coups de pied au cul du groove aussi.

 

Jim et Roxie se dévoilent enfin. Nous avons à faire des sportifs et des sportifs de haut niveau. De footballeurs de provincial au RSC Pâturages, les voici devenus pierres angulaires de l'équipe nationale. It's Devil time !

Ascension fulgurante s'il en est depuis le premier album éponyme de 2014 enregistré à Sprimont.

Blague à part, il faut une condition physique solide et un mental puissant pour tenir une cadence avec une telle qualité. Et le pire, c'est que cela semble si facile pour eux.

 

Entièrement dévoués à leur binôme et leurs créations, les comparses évoluent sans faillir. On pourrait imaginer que leurs compositions plus anciennes prennent de l'âge, il n'en est rien. Le rythme de parutions, l'enfilade des concerts... Allez jeter un oeil sur les dates prévues, pour cet après Covid... hallucinant ; et la qualité des titres !

Les deux comparses ne concourent en aucune manière et il n'y a pas de volonté de démonstration. Mais dans un pays, la Belgique, champion de la modestie-complaisance, ils dénotent furieusement avec leur parcours effréné.

 

Avec Fall of the Apex, on entre dans les choses sérieuses, peut-être les aspirations plus personnelles. Cela se traduit dans les compositions. La voix hantée à la Gavin Friday prend une place nouvelle, plus centrale, plus présente et ça change pas mal de choses. Les morceaux, auparavant groovy et transcendants, dégagent une puissance nouvelle proches du chamanisme.

 

« Aluminum river » en intro, rappelle que l'on a affaire à des gens concernés. Un titre court, métallique dont on retient bien l'image. « Le jour du cobra » nous ramène à La Jungle comme nous les connaissons. Puissant, irrésistible, on attend fébrilement le premier coup de caisse claire qui va nous emportés.

« Du sang de singe » toujours imagé, aurait pu figurer sur leur premier opus. « Hyperitual » en clin d'oeil à leurs potes suisses de Hyperculte, nous laisse sur un goût de trop peu.

Voilà pour l'entrée en matière.

 

L'excellent « Marimba » les rapproche un peu plus de la bande à Friday – The Virgin Prunes -. Après leur morceau New-Wave, leur coup de boule punk dans les dents ! Ça s'appelle « Feu l'Homme » et une Simone Aubert (Massicot, Hyperculte, Tout bleu) se meut en Lydia Lunch désincarnée.

 

Après un « Interloud » de circonstances, le duo nous envoie un « The end of the score » tout en nuances, qui ne laisse que présager du bon pour la suite.

Une fois que l'énergie démente aura quitté (en partie) leurs corps éreintés, il restera quelques belles heures de brillance au compteur.

De quoi finir en beauté et en haut de classement au RSC Pâturages quelques années.

photo de Eric D-Toorop
le 16/10/2021

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