Les Chants Du Hasard - Livre Troisième

Chronique CD album (44:52)

chronique Les Chants Du Hasard - Livre Troisième

Comme son nom de laisse entendre, ce nouvel album des Chants Du Hasard est son troisième opus, après les deux premiers dont j’ai eu la chance de vous parler pour ce webzine. Pour cette nouvelle pièce musicale, le musicien français a opté pour une photo ainsi qu'un graphisme signé Came: Roy de Rat (Pensées Nocturnes, les Feux de Beltane, Vɔid...), alors qu'il avait fait confiance à Jeff Grimal jusqu'à présent. Ces changements visuels se sont pas signes d'une nouvelle orientation musicale, Hazard reste attaché à son motto « pas de guitare, pas de basse, pas de batterie », au service d'une musique orchestrale plus extrême que ce peut proposer des pelletées de poseurs qui se prétendent plus Trve que le fond de teint d'Abbath.

 

Je ne reviendrai pas sur les bases mêmes de la musique des Chants du Hasard, je vous invite à vous reporter aux chroniques des deux albums précédents si vous avez besoin d'éclairage sur le concept, bien plus qu'un simple gimmick qui ne survivrait pas à l'épreuve du temps. Livre Second avait montré de réels progrès en terme de son (le VST est de moins en moins synthétique, plus naturel) tandis que les arrangements sont plus travaillés, plus fins, plus profonds. Chaque chant a été construit autour d'un squelette composé au piano par un Hazard qui se considère plus comme un compositeur qu'un musicien. Vient ensuite l'habillage avec les orchestrations réalisées grâce à ses années d'étude de la musique classique, aidé par le travail d'Olivier Prouvost, professeur au Conservatoire de Paris, en charge également du mix et du mastering (comme il le fait depuis Livre Premier). Le résultat est une production plus massive, plus claire, qui permet de révéler pleinement les émotions.

 

Le chant a été enregistré ensuite, réalisé au premier chef par Hazard lui-même comme précédemment. Vaerohn (ex-Way To End...) prête une nouvelle fois sa voix sur « Le Reflet » pour une prestation moins décadente que sur « Le Voleur d'Yeux ». On retrouve également une soprano, un ténor ainsi qu'un choeur d'enfants interviennent tout au long de l'album et contribuent à lui apporter une diversité bienvenue. Les interventions du chant féminin (en particulier sur le « Chant II - Les Prismes ») m'ont rappelé le côté beauté crépusculaire d'un Elend, tandis que Göran Setitus, plus connu sous le nom de Choronzon dans Setherial, pendant le « Chant VI - La Comptine », déclame des paroles de berceuses, dans une version que je ferais pas écouter à mes enfants si je veux qu'ils passent une nuit sereine...

 

En restant chevillé à son concept, Hazard poursuit sur le chemin emprunté dès le premier album des Chants du Hasard, en affinant encore plus son art de la composition, la production. Livre Troisième est une œuvre aboutie, dont la partition suinte par toutes les notes le travail.

photo de Xuaterc
le 10/05/2021

0 COMMENTAIRE

AJOUTER UN COMMENTAIRE

anonyme


évènements

  • Winteriip II - Metal Hardcore Festival à Tours le samedi 18 Décembre 2021

HASARDandCO

Grand Central - 01 EP
Stellardrive - Omega Point