Les Modules Etranges - Dark Age

Chronique mp3 (17:54)

chronique Les Modules Etranges - Dark Age

Dark Age marque le retour de Azia au sein des Modules Etranges. Le groupe/couple s'étant séparé après la sortie de Socially Awkward – même si quelques titres ou ep, verront encore le jour -. Cet ep sort quelques mois après le très réussi Dusk mis en forme par Jenn (l'autre tête pensante) et une poignée de featuring très convaincants.

Il annonce dans la foulée, la sortie d'un nouvel album soutenu par un nouveau line-up où l'on trouve un duo basse-batterie. LME goes Rock... ou pas ?

 

« The Great Imitator » qui ouvre les hostilités, prends ses aises dans une intro apaisée sous quelques notes en dilettante. Le morceau que l'on devine progressif dans sa construction, épouse les contours d'une pop tantôt psychédélique, tantôt versée dans la new-wave à papa (Charlie Burchill pour être précis). Si Jenn n'est pas un guitariste de renommée mondiale, force est de constater qu'il maîtrise son sujet avec davantage de surprises et de décomplexions d'albums en albums. Le riff de « Dark Age » me fait sourire, il revient comme une rengaine trentenaire avec le genre de sons qui rappelle le bruit des creepers dans les graviers jouxtant la salle paroissiale. Le genre de titre, où l'on se fondait dans le noir pour échanger quelques baisers appuyés, la main se baladant sur les seins insolents cachés sous la laine lourde du pull.

 

« Oppression » se la joue à l'américaine, voix puissante (pour le coup), riffs à l'étouffée, et belle présence basse-batterie. Une tentative de réponse à la question Rock qui semble titiller les protagonistes. « Billiary obstruction » appuie le clin d'oeil à Faith and The Muse.

 

Ce retour apporte quelques enseignements pour le projet des nantais. L'inspiration anglaise s'ouvre à d'autres horizons et pour la première fois les accointances avec le groupe de Monica Richards et William Faith ou Mephisto Waltz semblent assumées. L'évolution est toujours présente, quelques touches psychés habillent l'ensemble et donnent un peu plus de lumière. Jenn reste le moteur du groupe, la tête pensante, mais il laisse des pièces en friche.

La voix d'Azia sera toujours le sujet de discussion auprès des puristes, tant pour sa justesse que pour son grain particulier, néanmoins elle participe aussi à l'évolution du groupe et son investissement impacte pleinement la trajectoire des Modules 2.0

photo de Eric D-Toorop
le 20/02/2016

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