Les Tambours Du Bronx - W.O.M.P.

Chronique CD album

chronique Les Tambours Du Bronx - W.O.M.P.

Au début, on croit rêver.

Oki, ils l'ont déjà fait le coup de l'électrique avec les Garçons Bouchers et bien plus tard avec Sepultura.

Mais là, quand on capte le Reuno Lofo au micro, on se dit que ça va charcler des morceaux de tuyaux. Bingo. "Delirium Demain" ne fait pas rire en intro.

Après le truc qui ne sert à rien en deuxième position, ça ne débande pas sur "Never Dead". Oui le son est mécanique mais le groove fout la trique. C'est froid, suintant la graisse sur les écrous. Le Buriez prend le mic et s'inscrit dans un monde en fin de vie. Syndical quoi mais sans être un working class hero pour autant.

Car W.O.M.P. n'a pas la prétention de défendre les masses laborieuses comme Mad Marx. C'est juste la collaboration de mecs qui occupent les hangars depuis un moment et qui veulent faire chauffer le bloc à souder.

L'industrie française se casse la gueule depuis longtemps alors "Jour De Colère" fait péter la bouteille de gaz. Et Franky Constanza tabasse son DRH. On frétille de la meuleuse. Les Tambours balancent leur rythmique galvanisante pour un Kirikoo cyberpunk montant une Karaba gaulée comme une bielle bien huilée.

 

Mais le problème est le même que celui de tout piquet de grève. Une fois les saucisses bouffées et les pneus cramés, ça s’essouffle. Déjà, virer les instrus à la con aurait redonné du peps à la contestation. Et puis Le Mal est juste plat comme un encéphale de trader. Un truc pondu par la FNSEA quoi.

Heureusement, Reuno cabotine, en leader prolétaire, sur "Mirage Eternel", qui riffe bien, en mode oriental.

Bah, les perceuses sont toujours préférables aux berceuses. "Tainted With Anger" consacre le retour du père Stéphane. On croirait être Back To The Futur à la Boost. Vous ne connaissez pas : allez soigner votre acné.

A ce jeu là, son compère de Lofo l'atomise, cependant, désolé. Les titres défilent et l'ennui du travail à la chaîne, en trois 8, pointe son casque anti bruit. Jusqu'à "The Day Is My Enemy", on pionce, en pétant du Ricard. Mélodique et sortant un chant féminin en porteur de pancartes, on se dit qu'en VRAI, ce titre doit envoyer de la vache de bouzin. V'là, j'ai mis le doigt dans l'engrenage : W.O.M.P. c'est du son à se manger en concert. Ce n'est pas Rammstein ("New Day") qui me contredira.

 

MONOSTRESS 225 L

pOdOm PoDoM

Deux concerts et hop change ton Bidon, Pierrot, le chaos c'est de l'art aussi.

 

On ne peut pas détester le projet à moins d'avoir à peine 30 piges, sans référence aucune. "Requiem pour Un Con", merde. On ne peut pas non plus être à fond dedans, avec l'esprit critique de la quarantaine qui pousse à faire la grimace sur la longueur.

Mais au final, on chaussera tout de même les lunettes de soudeur, la canette chaude à la main, et la ferraille au cœur.

photo de Crom-Cruach
le 22/06/2019

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