Melechesh - The Epigenesis

Melechesh - "The Epigenesis"
chronique Melechesh - The Epigenesis

Parfois, des groupes d'exception vous réconcilient avec tout un genre et vous font espérer qu'une musique que vous méprisiez par pur snobisme, après l'avoir adorer pendant votre adolescence, recèle encore des perles.

 

Je tiens donc à saluer les membres de Melechesh à titre personnel car c'est grâce à eux et aux grecs de Septic Flesh que j'ai redécouvert le Metal après plus de 10 ans de bons et loyaux services à la seules cause du Punk/HxC/Crust. Cette redécouverte se fit en 2007 avec le grandiose album Emissaries.

Pourtant ce n'est pas cet album que j'ai choisi de chroniquer ici (je raconte ma vie, ça ne vous dérange pas ?) sur votre webzine préféré mais son successeur. Pourquoi ? Car je fait ce que je veux avec l'aval de mes complices coreandcoriens, la plupart du temps.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas cette formation, voici une rapide présentation : Isräel + Mésopotamie + Black Metal + émigration en Hollande car ça craint pour leurs fesses = Melechesh

 

Battant en brèche, à l’instar d'Orphaned Land, les conventions stylistiques d'un genre que je croyais pendant longtemps sclérosé et caricaturale, Melechesh a mis dans sa tambouille Black, des sonorités orientalisantes transportant l'auditeur dans des dimensions faites de légendes, de sable, de cimeterre et de culture antique.

Mais Melechesh constitue pour moi un paradoxe de plus dans mes goûts musicaux. Je n'aime pas les combos transpirant dans la moindre note de ses compétences techniques. J'ai toujours trouvé que c'était de la branlette. Mais Melechesh met ses capacité à aligner des plans bluffants de complexité au service d'un feeling proprement monstrueux.

 

"Goulhs of Niveneh" débute ainsi l'album broyant tout d'un mid-tempo au groove hallucinant dominé par la voix typée BM d'Ashmedi. Le son est très propre mais ne sonne absolument pas artificiel, renforçant ainsi la crédibilité de la plaque.

Pour les plus bourrins d'entre vous déçus d'entrée par le tournant très mélodique que semble prendre Melechesh, "Grand Gathas Of Baal Sin" est une démonstration de violence ininterrompue, épuisante, telle une course poursuite dans les sables du désert, une horde de créatures démoniaques aux trousses.

Par la suite, The Epigenesis prend un tour plus ambiancé, presque progressif mais la tempête n'est jamais loin, souvent déclenchée par le Djinn maléfique tenant le micro et le batteur, stupéfiant de précision guerrière.

Les deux instrumentaux "When Halos of Candles Collide" et "A Greater Chain Of Being", judicieusement placés dans la tracklist, renforcent encore l'ambiance mystique et mystérieuse baignant l’œuvre, dans les fumées du narguilé.

La plaque se conclue par le titre éponyme de l'album, un voyage de plus dans les méandres du génie d'un groupe à l'originalité fracassante.

 

Aucune lassitude ne vient entacher cette galette magnifique de puissance et de subtilité. Les esprits habitant les déserts millénaires du Moyen Orient peuvent alors remercier leurs plus fidèles et féroces ambassadeurs car Melechesh est فارع الطولة.

photo de Crom-Cruach
le 30/07/2013

3 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 30/07/2013 à 12:29:25

Vas-y l'autre comment il tente des qualificatifs osés en fin de conclusion !!!

Cobra Commander

Cobra Commander le 31/07/2013 à 09:04:46

C'est celui que j'aime le moins... trop calme...

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 02/08/2013 à 11:28:07

Naal dine oumouk motherfuckers

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