Pogo Car Crash Control - Tête Blême

Chronique CD album (34:00)

chronique Pogo Car Crash Control - Tête Blême

Pogo Car Crash Control, P3C pour les intimes, représente l'incarnation parfaite d'une jeunesse appliquée, connectée, qui, fort heureusement, cherche toujours à s'amuser.

Quoi de mieux que de monter un groupe rock entre potes, dès la sortie du lycée. Après le traditionnel EP carte de visite en 2016 et le costaud Déprime Hostile en 2018, nous voici qu'ils arrivent, en mode post-confinement, Tête Blême.

 

Préférant embarquer dans une Tesla Model S que dans une Dodge Challenger pour dévaler les bitumes des nationales, du nord au sud de l'hexagone. À croire que le car crash en mode électrique et plastique fait moins mal dans la tête des protagonistes.

Parce que pour ce – fameux cap du deuxième album – les Pogo Car Crash Control (oui, je ne suis pas leur intime) déboulent sans prévenir, d'abord en version clipée zombifiante, ensuite avec un tas de riffs saignants, de patterns que le père Bonham (qui s'étouffait dans son vomi, il y'a 40 ans, une éternité pour nos super mômes du jour) n'aura pas renié. Que voulez-vous quand le talent est là !

 

C'est sûr que leur combo Punk à roulettes – Metalcore – Grunge du Ghettoblaster, fonctionne du tonnerre, sans temps morts, sans fioritures excessives (merci Francis - Black Bomb A e.a - Caste) , avec une belle énergie emmené par un chanteur-hurleur infatigable. Le chant en français, tout naturel raconte des histoires sombres, sarcastiques voire ironiques. - On ne dit rien d’exceptionnel mais ça a de l’importance pour nous. - disaient-ils à la sortie de leur premier opus, on comprend bien que la sincérité est toujours de rigueur.

 

Peu avares en communication, le groupe se plaît à se présenter depuis ses débuts comme la rencontre entre BB Brunes et Slayer et il y'a de ça avec l'énergie d'un Shaka Ponk pour rester frenchy et grand public. Le mot est lâché, c'est le reproche qui va vite leur coller aux basques, courir après le grand public. D'autant plus quand on est suivi par un label aux goûts parfois contestables...Ils chanteraient en anglais, on trouverait le groupe génial, passeur entre deux générations. Et pour s'en faire une idée, suffit de replonger de leur reprise de « Beat the bastards » sur l'excellente compil Anti-Covid Covers parue pendant le confinement.
Le monde et son opinion publique étant ainsi faite.
 

Ceci dit pas de quoi inquiéter les gaillards, ils en ont sous les pédales, en plus de cultiver un certain humour nonsense à l'anglaise (ouf).

 

Pour les plus anciens – j'y arrive -, des familiarités avec Metal Urbain ou Oberkampf ne sont pas des hallucinations. Quand on dit que ces gens ont en !

photo de Eric D-Toorop
le 13/10/2020

2 COMMENTAIRES

Freaks

Freaks le 14/10/2020 à 14:33:50

Ces groupes cautions Punk, labelisées Smac, faussement subversifs, ça a tendance à m'lourder sévère. Après musicalement c'est très bien foutul! Et c'est tout ce qu'on attend d'une coquille vide Mouaha 

Seisachtheion

Seisachtheion le 14/10/2020 à 21:38:32

La musique percute, mais la pochette me laisse perplexe...

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