Prima Donna - Nine Lives And Forty-Fives

Chronique CD album (34:00)

chronique Prima Donna - Nine Lives And Forty-Fives

Bien avant que vous - et moi - ne les connaissiez, nos rockers américains ont déjà pu « rock n’ roller » le monde et Cobra Commander par là même en ouvrant à maintes reprises pour les Green Day. Des membres des deux groupes partagent même un « side project ». Voilà c’est dit. Après, et étrangement, mais pourquoi pas, les deux groupes ne jouent pas dans la « même catégorie » musicale. Ici nous avons davantage affaire à un rock au petit côté « british » des 70’s repompé par le « L.A glam » des 85’s. Entre parenthèses, beau mais pas très sauvage. Et pas très rapide aussi. C’est sûrement l’effet piano et cuivres sur certains morceaux. Quoi que, pour un équipement identique ça n’empêche pas The Jim Jones Revue d’envoyer « à burnes », et des grosses (mes enfants, en concert quelle fougue !).

 

Donc, donc, donc… Deux choses rebutent à la première écoute, la première, l’impression d’avoir une bande qui ne tourne pas à pleine vitesse, comme si la K7 était déjà usée, la deuxième, le côté ULTRA référencé de cet album. Oui ça tire de partout dans nos souvenirs. Oh l’intro de "Deathless" et son couplet ressemblent à du Dandy Warhols. Oh idem pour "Living In Sin" on dirait The Clash. Oh Oh Oh "Rubbish" on dirait du mi Stooges ("Search And Destroy" ou autre) au ralenti, donc on dirait, et comme la voix ressemble, le groupe de Duff. Oh là là, "Born Yesterday" c’est un titre des The Hellacopters mais au super ralenti. Ou alors de Gilby Clarke qui aurait été refusé pour les Guns. Etc, etc, etc. Et encore, pour une personne plus calée que moi en années 70 ça doit être pire…

 

Malgré ces drôles et surprenants précédents points, Prima Donna ne pêche pas dans la composition de ses morceaux. La preuve par le (seul) titre énergique "Tattooed Love Girls", ou le cuivré "Like Hell" et d’autres comme le très entrainant "Eat Your Heart Out" de clôture . Malheureusement, et même si c’est avec qualité, ils ne font que reproduire des riffs et des mélodies maintes fois entendues (pourtant les « handclaps » bien placés on ne s’en lasse pas !). Le manque d’accélérations et de rythme ne fait qu’appuyer cette évidence et je ne peux me satisfaire d’un disque « hommage », si jamais tel était leur objectif.

 

À Prima Donna un peu au ralenti on pourra préférer Dregen ou Imperial State Electric qui, puisant un peu dans les mêmes références, jouent davantage la personnalité et l’énergie. Et au passage se remettre une couche de "Live ?!@ Like a Suicide" pour une bonne dose de rock n’ roll saignant.

photo de R.Savary
le 26/02/2015

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