Sidilarsen - On Va Tous Crever

Chronique CD album

chronique Sidilarsen - On Va Tous Crever

Un cassos voulait me plaquer comme un gros Beauf car j’avais assassiné la dernière prod des Sidi en 2016.

A travers l’écran de ton ordi stoopid PC warrior ?

 

Sérieux, parfois, je me dis que la nature est mal faite : elle ne sélectionne pas assez ou mal. Elle rôtit de pauv’petits koalas innocents et laisse certains produits consanguins, vivre. Monsieur B. sera content, là pourtant: quatre ans après, j’ai enfin tout pigé à Sidilarsen.

 

Waow, ça doit être une crise religieuse qui m’a étreint l'âme, subitement, par un antique retour d'acide. J'ai vu la Lumière/la Vérité absolue/La vulve de Sainte Marie Madeleine. Ou alors, seconde possibilité moins biblique, les Sidi n’ont pas pondu un moellon aussi efficace depuis Eau en 2005.

Comme je vomis toujours les religions et n'éprouve aucun respect pour les chrétiens, les musulmans, les juifs, les bouddhistes, les hindouistes, sans oublier mes potes néo-païens quand ils me gonflent avec les runes,  j’opte pour ma deuxième hypothèse :

Sidilarsen n’est vraiment pas content sur son septième skeud.

 

"On vous laisse le choix du Metal"  voilà la sentence assénée par la bande, en intro de "We Come To Get It". Et nul doute que ce morceau, très facile au niveau texte et construction, oui, résume parfaitement ce On Va Tous Crever.

Un bon gros coup de barre à mine dans les valseuses pour attacher sa vareuse.

 

Reprenons du début, avec un  "A Vif" en ouverture, qui balance une grosse patate de riffs bourrins et un chant double plein de jeunesse et de hargne.

Là, Monsieur Blaireau, je m’incline, les Sidi envoie un groove terrassant en retrouvant leur intelligence de composition et surtout une agressivité de tous les instants. On trépigne, on a de nouveau envie de brandir un drapeau noir et rouge à la con sur une barricade sans intérêt tenue par de jeunes débiles.

Sauf que les Sidi ont vieilli comme moi et ça se reflète dans des textes un poil moins basiques que ceux de Béru. Et puis sas trop de bidouillage électro et un riffing en béton armé, ça nourrit la crédiblité. Au revoir Mass Hysteria, bye bye Lofofora, les Sidi vous déboîtent la nuque, avec un seul bras. Le titre suinte la rage et vous colle la grimace jusqu’à ces dernières secondes : vieux mais toujours à fond sur la fond et la forme.

J’aime ces mecs, ici. Surtout en mode Rammstein, là ("Interdit De Se Taire").

 

Les pro de la technique rigoleront évidemment mais jamais Sidilarsen ne se moque de nous. Ainsi la prod maousse costo fait la part belle à une batterie tantôt martiale ou cruellement groovy, à de la guitare terrassante et évidemment à une basse toujours aussi sexy ("God Got’s guns").

 

Car On Va Tous Crever est placé sous le signe de la fronde:, une arme très simple de conception, qui symbolise la révolte et qui vous fracasse le Front (voir le Rassemblement), à coup sûr, d’un tir précis.

Les refrains font alors mouche à chaque fois, en maniant la langue de ta mère plus sûrement que quand c’est ton père.

C’est clair, il n’y a pas de remplissage. Surtout quand on arrive au titre éponyme de l’album, terriblement lucide et avec ce sens du break qui va bien.

Easy ? Oui, comme un bourre pif sans parade nuptiale.

Et puis on se dit que les mecs vont s’essouffler... Macache ! "Powerful Day" se laisse encore déguster. "L’Ardeur Du Vivant" kène aussi plus sûrement que les pensionnaires d’un EPAD, en plein confinement.

Oubliez alors le Dance-Metal du skeud précédent, ici ne parlent que les lois de l’Acier.

 

Il est content Monsieur B. « pas spécialement partisan du français »  ?

Car les Sidis sont nul doute encore des partisans, eux.

photo de Crom-Cruach
le 28/09/2020

2 COMMENTAIRES

Seisachtheion

Seisachtheion le 28/09/2020 à 10:36:00

Ont tjrs fait le taf sur scène. 

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 28/09/2020 à 19:17:12

Autant que Donald Trump dans une maison de passe, oui. 

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