Sore Breathing Cold - Safe Until Night

Sore Breathing Cold - "Safe Until Night"
chronique Sore Breathing Cold - Safe Until Night

 

Choisir, c’est renoncer. Loin de moi, l’idée d’entrer en résilience dans un étalage de citations convenues. Comme vous le savez, le chroniqueur est souvent un frustré qui, paraît-il, se regarde écrire ses bons mots (sic). Sore Breathing Cold a opté pour le même processus avant de s’engager dans la réalisation de cette première plaque complète. « Alors toi, t’aimerais un peu plus de Hardcore », « mouais, faut que ça bute », « mais moi, j’aime bien les plans un peu lourds et répétitifs comme les vioques de chez Machine Head », « Rhan, les gars, ce w-e, j’ai écouté Fear Factory, ça fait un bail »…. « De quoi, mais que veux-tu que l’on aille faire en Suède ? ».

 

 

Safe until night est le résultat de ces échanges nourris.  Metal, il l’est …et oui avec quelques plans tirés çà et là de Burn my eyes à Supercharger.  « I said goodbye to me world » comprends même un sample de tir de chez Bodycount.  Vous l’aurez compris, le ton n’est pas jouasse.  Les nantais conservent leur sens de la mélodie, m’est avis que leur guitariste se risquera prochainement à un projet post-rock. Ça suinte dans certains riffs ; le final de « A place for everyone » ou « And Now ? » par exemple. Pour les auditeurs qui voudraient se prendre un coup de boule-manchette-balayette Hardcore, y’en a aussi. Un œil sur la pochette  un rien hentai apporte la caution indus-fin-de-civilisation-comme-on-l’-a-connu.  L’anarchie n’est pas loin pour qui la rêve.

 

 

Sore Breathing Cold a mis les petits plats dans les grands pour ce premier album. Ils sont généreux et nous offre quelques clés supplémentaires pour partager leur délire. Un deuxième cd accompagne les 10 titres, on y trouve des bonus bien sympas, les lyrics, l’artwork, une session studio, un clip,…

Au final, que faut-il retenir de Safe until night,  un album bien balancé entre rythmes solides, propos bien carrés et une touche libre qui habille chaque morceau. Les vocaux sont soutenus, ça hurle bien comme il faut, avec une ressemblance chez Do or Die par exemple.  Avec cet album SBC a choisi sa voie et ils s’y plaisent plutôt bien.  On parlera clairement d’évolution bien marquée, bien installée. Pour les curieux, on parle de leur premier EP ici.

photo de Eric D-Toorop
le 24/04/2012

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