The Odious - Joint Ventures

The Odious - "Joint Ventures"
chronique The Odious - Joint Ventures

« […] ses longues compositions donnent l’occasion de riches voyages contrastés, ce qui change des interminables parties de flipper musicales dans lesquelles l'auditeur joue souvent le rôle de bille non consentante. »

 

Ce morceau choisi extrait de la chro de l’EP précédent, That Night A Forest Grew, reflète bien ce que je pensais alors. The Odious: enfin un groupe de Tech-Deathcore-Prog-Bobo-bidule qui réussit à rendre son propos sexy! Contrairement à un Between the Buried and Me qui n’a jamais réussi à me séduire plus de 2 minutes d’affilée, lors d'éphémères fulgurances disséminées ça et là au sein de longues pièces pour le moins imperméables.

 

Eh bien l’idylle aura été de courte durée...!

 

Je me disais aussi: comment diable, après toutes ces écoutes (certes effectuées en tâche de fond, pendant l’écriture d’un rapport, l’étendage du linge domestique, ou sur le chemin du retour au terrier), il ne me reste toujours rien de durablement inscrit dans le ciboulot? Pourtant, si je ne m’abuse, il y a bien 2-3 endroits où ça a l’air bien croustillant – genre là et là – non…?! D’habitude, après cette première étape de reconnaissance musicale, les contours de l’album finissent par se dessiner d'eux-mêmes au creux de notre vieux cerveau habitué à l’exercice… Et roule!

 

Ouais, sauf que pas là.

 

Et effectivement, après avoir finalement décidé d'aller se choper le taureau bien fermement par les cornes, écoutes hyper attentives à l’appui, il fallut se rendre à l’évidence: The Odious avait fini par sombrer du côté indigeste du style qu’il pratique. D’où ce 1er album, Joint Ventures, qui – effectivement, le bougre porte bien son nom – tente de fusionner les géants TDEP et BTBAM, sans pour autant éviter la méchante casse que peut entraîner ce genre d’opération de grande envergure sur le populo (… des auditeurs, dans le cas présents). Distillant de l’accroche par petits bouts épars, les américains se complaisent dorénavant dans les breaks incessants, les petits geysers techniques qui éclaboussent, les changements de pieds déstabilisants, sans plus se soucier de rendre la chose fluide, cohérente, voire – ô, untrve de lapin – mémorable. Ou alors c’est qu’on ne m’a pas fourni le cerveau compatible. Et pour gâter un peu plus la chose, la formation aime de plus en plus se vautrer dans des accents stoner psyché traîne-la-patte (cf. « Mer​/​ka​/​ba », « A Sheep in Wolf's Clothing »…), tout en étirant sa popote par 3 fois sur plus de 7 minutes.

 

Que vous dire de positif du coup? Que « Ancestral Perplexities » propose un bien joli décollage à la basse? Que sur « Combaticus », le final Djenteux marque positivement? Que le morceau-titre retrouve enfin un peu le goût de la cohérence globale (en même temps il ne dure que 3:39…. Nos zoziaux n’auront pas eu le temps de partir en live!)? Que la fin de « The Gynecic Curse » et une courte incartade (à 6:22) sur « House of Stone » pourraient donner l’illusion que l’album est à 2 doigts de sombrer dans le Nawak?

 

Mouaif.

 

Du coup, vous comprendrez pourquoi cette chronique arrive bien tardivement. Et comme le tout nouveau single, « Arbiter of Taste », a l’air d’être fait du même bois, il y a peu de chance que vous trouviez la suite de la discographie du groupe chroniquée en ces lieux. Du moins sous cette plume...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: Contrepieds. Stop. Effusions lead. Stop. Breaks et re-breaks. Stop. Moshparts accidentées. Stop. Episodes caoutchouc Stoner. Stop. Attitude bobo. Stop. Grosses pelote de plans tout emberlificotés. Stop. Janus éructant dans le micro. Stop. Mal de mer. Stop. Mal au crâne. Stop. J’appuie sur le bouton Stop.

photo de Cglaume
le 24/05/2016

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