The Sword - Age of Winters

Chronique Vinyle 12" (42:56)

chronique The Sword - Age of Winters

Ah celui-là on n'en parle pas ? Ben je vais me gêner tiens ! Vous êtes sans doute nombreux à connaître The Sword désormais, il faut dire que Metallica leur aura donné un bon coup de pouce, et même si je n'aime pas la musique de la bande à ce Lars Ulrich, ou plutôt ce qu'elle est devenue, encore arrivera t-on à me faire dire que le début n'est pas si mal, bref, c'est qu'ils ont des bons goûts les bougres, il faut bien leur reconnaître ça. Entre The sword et Ghost, je ne peux que m'aligner. The Sword en tournée avec Metallica, ça a dû propulser ces mécheux bien en haut de l'affiche, et je pense qu'ils le méritent. Bon ça ne devait pas toujours être facile, surtout quand il fallait laisser l'arsouille Ul'riche pourrir leurs morceaux derrière les fûts. Eh oui, la légende ça rend aveugle.

 

Alors que Trivett Wingo, ça oui c'est un batteur, nom d'un bordel à cul ! Un jeu typé 70, pas mal à rouler sur les toms, une caisse claire qui a tendance à se placer en contretemps, et une frappe bien sentie. Un jeu metal parfois, mais sans jamais aller à l'usine du trigg pour autant, que du naturel, et c'est un vrai bonheur que d'entendre éclater ces cymbales dans nos esgourdes. Rien de mieux pour l'accompagner que ces délicieux riffs tous plus alléchants les uns que les autres, oui, The Sword, ça joue et ça se tient à ça. Et ce son de guitare purement rock'n'roll, avec ce grain ultime... L'alchimie est donc parfaite ? On en vient à rêver du nom et de la cover qui ne font que confirmer cette impression, "Age of Winters", une autre façon d'apeller l'"Immigrant song", ce cri venu des Drakkars du nord, qu'apellaient Led Zeppelin pour soulever la fougue de la jeunesse !

 

C'est en mêlant ce rock 70's à des influences plus actuelles qu'ils se démarquent, une fois n'est pas coutume, par un trait de noblesse. En effet, on peut parler là de cuisse de Jupiter, car reprendre le génie du riff d'un Jimmy Page et d'un Tommi Iommi synchrétisés mais en cherchant ailleurs, aujourd'hui, dans le Stoner Doom entre autres (les intros lentes à la Sleep, et pleins d'autres riffs si généreux en groove, ne serait-ce que celui de Lament for the Aurochs). Mais c'est après le METAL qu'ils en ont, et la perle du disque ne fait que le confirmer : Iron Swan, le dantesque, le prévisible en tant que structure mais cependant surprenant de par sa fougue et ses envolées, est un imparable moyen de conversion des masses au Heavy Metal. Jamais une rythmique en "pouka pouka" ne m'aura jamais autant fait vibrer. Mais encore ? March of the Lor, et sa sauvage embardée qui vire carrément au blast. Avez-vous déjà entendu un son de batterie 70 faire du blast ? Eh bah ça mériterait d'être plus courant.

 

Et pourtant il ne date que de 2007. Et déjà des groupes comptent cet album dans leurs influences maîtres. The Sword a t-il apporté quelque chose de plus au rock ? Techniquement, non, c'était impossible. Mais ils sont si rares, ces bons groupes qui pondent du riff en or, et si ténue cette chance d'un jour avoir la lueur divine des stars du Rock pointée sur eux, à faire relever la tête à un genre qui se voulait rebelle devant l'éternité et qui voit désormais celle-ci s'emparer de son talent, de son essence.

 

 

Achat ou pas achat ? Achat.

photo de Carcinos
le 20/02/2013

5 COMMENTAIRES

Kkp

Kkp le 20/02/2013 à 10:39:58

Mécheux ? Tu y va fort , chevelus oui !mécheux à longue mèches alors :-)

Geoffrey Fatbastard

Geoffrey Fatbastard le 20/02/2013 à 11:22:24

album qui a de la gueule. merci

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 20/02/2013 à 12:26:38

Pochette méga superclasse

R.Savary

R.Savary le 20/02/2013 à 17:30:00

Leur meilleur album.

vkng jzz

vkng jzz le 21/02/2013 à 12:48:11

le meilleur des meilleurs chef

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