The Texas Chainsaw Dust Lovers - Me and the devil

The Texas Chainsaw Dust Lovers - "Me and the devil"
chronique The Texas Chainsaw Dust Lovers - Me and the devil

Y'a des mecs qui gèrent bien leur deal avec le diable.
Moi j'ai négocié un fin duvet blond en guise de moustache, une maigreur à la limite du morbide, et une haleine toujours fraîche (ce qui s'avère être mon unique point de satisfaction).

Mais j'ai rencontré des bonhommes qui savent jouer de la guitare, qui peuvent boire 10 bières sans vomir, et avoir une vraie barbe d'ours. Ces mecs là, comme Brad Pitt en son temps, ont scellé un vrai pacte avec le daron des enfers.

Rencontrant la win question poils et musicalité, les The Texas Chainsaw Dust lovers, que nous appellerons toujours TTCDL pour plus de commodité, doivent avoir établi une putain de relation malsaine avec le diable pour en arriver à ce niveau de coolitude.

Dans leur contrat avec la bête à cornes, il y avait sans doute une clause stipulant que Satan avait droit à un minimum de présence. Voilà qui est chose faite avec ce nom d'album "Me and the devil", ses jolies courbes sur la pochette...et un morceau...endiablé.

Je t'avais déjà fait part de mon optimisme aussi rare qu'enflammé à l'écoute du premier EP de TTCDL.
Avec ces 44 minutes, il n'est plus question de satisfaction, ni d'attente comblée, de virer carrément fanatique.

Après avoir testé "son son" en 2014, le groupe s'est complètement retrouvé dans ce style crossover Queens of the stone age / The eighties matchobx b-line disaster (les emballements vocaux de "Summer spleen") / B.O Enio Morricone - Tarantinoesque.
Avec son rock'n'roll, qui collerait aussi très bien à un film des frères Coen, ou à Kill Bill 3, le groupe pousse un peu plus loin sa proximité avec la musique américaine. ("That town under the sun").

Pendant trois quarts d'heure, on se retrouve avec un drôle de mix à la fois tendu, foutrement rock'n'roll, bougeant, dansant, envoûtant et tout bonnement bandant.
 

Certains hommes ont le sens de la formule, TTCDL peut l'avoir en restant muet. Sa musique cause, se construit d'une manière extraordinairement sensée et s'enrichit à chaque morceau.

Faire gueuler les guitares à la Josh Homme (le court solo de "My lover of the moon") est une chose bien maîtrisée par le dernier des péquenauds qui fait du rock. Par contre les croiser à un banjo de redneck, un harmonica et même des cuivres ("Me and the devil"), ça n'est pas donné au dernier des cons.
Puis TTDCL sait où aller et où on ne l'attend pas...

Un tantinet stoner, un poil psyché, les guitares crachent aussi du hard-rock à papa, celui des vieux motards barbus à gilets en cuir. 
Ça ne les empêche pas de faire dans la modernité, et de sortir un rock'n'roll qui ne pue pas l'arthrite : la section rythmique est hyper endurante mais a rayé l'homogénéité de son vocabulaire. 

Portée par un chant qui souffle une chaleur désertique et des cris glaçants, la musique des TTCDL est un de ces mix jamais lourdingue, toujours équilibré, inattendu, mais bourré de trouvailles. En général, le rock'n'roll n'est pas très inventif, mais celui-là, crois-moi mon gars, est une perle.

photo de Tookie
le 13/04/2016

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