Ultra Zook - Epuzz

Chronique Maxi-cd / EP (15:10)

chronique Ultra Zook - Epuzz

Aaaaaaaah, chouette: ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu de nouvelles recrues intégrer les rangs du "collectif" Vladigorrrosphère (entité qui n'a de réalité que dans la tête du chroniqueur qui écrit ses lignes)! OK, c’est pas non plus comme si, avec Whourkr, City Weezle, Öxxö Xööx, Vladimir Bozar, Igorrr, Pryapisme ou encore Sebkha-Chott, on n’avait pas suffisamment de pépites laser sur les étagères… Mais amis boulimiques, vous vous me comprenez, pas vrai? Bah oui: plus ‘y en a, plus c’est Youpla! Non? Et avec Ultra Zook, bonheur: on peut ajouter d’un coup d’un seul 2 photos supplémentaires au trombinoscope Vladigorrrsphérien. C’est que ce trio abrite Ben Bardiaux, clavier pryapique ayant aussi ses entrées chez Igorrr, ainsi que Manu Siachoua, ancien guitariste de Kunamaka – vous ne connaissez pas? Courrez vite écouter Tales From The Dead!

 

Alors, Ultra Zook: supporters antillais de l’O.M., ou branche armée du Front de Libération de la Compagnie Créole? Ni l’un ni l’autre mon colonel… Quoique, il faudra donner la parole à la défense pour s’en assurer. Ce groupe, c’est plutôt les Lapins Crétins qui revisitent l’univers baroque et bariolé de Chrome Hoof à coups de sonorités 8-bit, de funk dodu et de rétro-électro-pop à gros synthé bardé de néons clignotants. Mais qu'est-ce qu'ils boivent Doudou dis-donc? Zieutez-donc la pochette de la bête: elle résume parfaitement l’esprit de la chose. Pour compléter la description de la musique offerte sur Epuzz – 2nd mini-album d’une série de 3 dont le premier, Epuz (un seul Z!), est sorti en juin 2012 –, il faut signaler que ces 5 titres sont soit instrumentaux, soit animés par des chorales de Snorkies sous exta’. Il faut aussi mentionner les 2 très chouettes interventions de saxo sur « Pizote! » et le monumental « Aluminium C4 ». Il faut encore évoquer la dimension « Si c’est trop, c’est Tropico » revendiquée par le groupe – jusque dans son patronyme –, surtout tangible sur un « Mozambiouc » très « Hawaiian Teletubbies metal ». Et il faut enfin souligner que notre trio semble avoir un faible pour les rythmiques syncopées et les décalages « poil à gratter » hypnotiques du djent, vu les galipettes au scalpel que nous réservent « Pizote! » (en fin de morceau) et « Aluminium C4 » (surtout).

 

Mais au-delà de la froide dissection analytique menée au sein des lignes ci-dessus, ce qui importe surtout c’est qu’Epuzz nous propose du lourd. Du très lourd, et du très libre, sans entrave ni contrainte stylistique. Si le Happy Chapi Chapo funk metal de « Yapati Yupata » est déjà très bon, et que le Ukulélé Cartooncore de « Mozambiouc » et la B.O. psychotique à piano tourmenté de « Pizote! » laissent également de très bons souvenirs, le meilleur reste encore à venir. Car on passe encore un cran sur « Tiramisu » et son Twilight-Zone Lapins-Crétins metal, notamment lors de la monstrueuse percée de coolitude funky 8-bit qui nous fauche les pattes vers 1:15 et nous force à abuser de la touche Rewind histoire de replonger au plus vite dans ce douillet coussin musical. Mais c’est sur « Aluminium C4 » qu’est vraiment atteint le summum du pinacle paroxystique: ‘faut dire qu’on ne pourrait demander mieux pour finir que ce matraquage trampolinesque à base de djent cuivré et groovy donnant l’impression que Meshuggah a mis des pattes d’eph' et une chemise à large col orange afin de composer la B.O. disco-funky alternative de Chips (ou Austin Powers) dans des conditions optimales. 4 minutes 34 de bonheur, point.

 

A la manière d’Aspirateur de Langue – qui nous a livré son Hot Sweet Desire en 3 fois –, c’est donc petits bouts par petits bouts qu’Ultra Zook a décidé de lâcher des fragments de son univers nawako-funky. On rattrapera au plus vite notre retard histoire de vous parler prochainement de Epuz, premier du nom. Quant à l’épisode 3, mettez-vous dès à présent dans les starting blocks: il débarquera forcément bientôt.

 

« … C’est comme dans les tableauuuuuuuuuux, du douanier barjoooooooot…. »

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: Epuzz, c’est du funk nawak 8-bit survolté et sautillant, un peu comme si le générique de Chapi Chapo avait été revu et corrigé par Chrome Hoof

photo de Cglaume
le 29/04/2013

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