Zao - The fear is what keeps us here

Chronique CD album

chronique Zao - The fear is what keeps us here

Ne connaissant ce groupe que de nom et de réputation avant d´écouter les premières notes de ce nouvel album, j´étais sceptique vis a vis de ce combo americano-chrétien. Le metalcore n´étant pas vraiment ma tasse thé, et les propagateurs de messages religieux (dans un sens ou dans l´autre) non plus d´ailleurs je vais tout de même écouter cet album avec le moins d´ a priori possibles. Ce scepticisme s´effacera vite de mon esprit car je me surprendrai à appuyé une nouvelle fois sur le bouton play de ma chaîne une fois le disque fini. Grâce a un nouveau line-up et a la prod´ de Steve ALBINI (Neurosis entre autres), Zao accouche d´un album puissant, énergique, torturé et tortueux. Bénéficiant d´un son à la fois puissant mais un assez raw, la musique du groupe se révèle être un gros coup de poing dans le bide de tout les petits satanismes du dimanche dénigrant les white metaleux ici présent. Avec un format dit « in your face » assumé par le groupe ( pas plus de 4minutes par compos, une moyenne de 3minutes, excepté le titre final) l´album déboule a une vitesse effarante et arrive cependant a imprégner ses 37minutes de sa lourdeur et de son ambiance malsaine (cette prod !!). Cet album à la pochette un peu énigmatique est un mélange explosif de Nostromo avec le coté un poil plus « stoner » des feu-Iscariote ou même carrément ce feeling sludgy des frenchies d´Every Reason To... avec quelques mélodies bien senties (!), de nombreux riffs dissonants (rappelant Converge) et un penchant punk dans les parties de batteries; ainsi que quelques solos. La force de Zao sur cet album est sa diversité, passant d´un post-HxC énervé a une mélodie emo suivie d´un gros riff screamo-metal et d`une mosh part...bref que du bon, bien dosé, allant dans la même direction pour ne pas s`éparpiller dans la surenchère d`influences. Pour ceux qui connaissent un peu ce groupe, vous savez surement qu´il est souvent pointé du doigt (vous savez celui du milieu, le grand là) sur son chanteur. Abrasif à souhait, avec un grain malsain presque black-metal, le chant rocailleux du brailleur de service (malgré quelques passages en chant clair bien menés) est spécial et dur a apprécier (un mix entre Converge, Nostromo, et Iscariote sauce « black metal » je dirais) Cependant, c´est une particularité qui ne fait pas défaut a cette album, au contraire, il lui donne de la personnalité et encore plus de puissance dans son approche malsaine et oppressante ( preuve avec le morceau de fin avec ses 5minutes montant crescendo scandant le titre de l´album de plus en plus fort avec intensité) Alors à vous de passer le cap du `ChristianCore´ (hemhem) et de découvrir ici tout simplement un bon putain d´album qui fait son boulot en presque 40minutes; c´est à dire nous ramoner sauvagement -mais avec précision -les conduits a miel avec du fil barbelé.

photo de Viking Jazz
le 13/08/2006

1 COMMENTAIRE

frolll

frolll le 20/01/2011 à 02:44:05

Pas le meilleur ZAO, mais ça fait du bien par là où ça passe, oh oui !

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