CANDIRIA - Interview du 13/10/2004

CANDIRIA (interview)
 
Pour commencer, peux tu nous présenter Candiria ?
Candiria est un groupe de 5 musiciens de Brooklyn New York. Dès nos début, on a été associé à la scène New Yorkaise de métal et d’hardcore. Ca fait maintenant 9 ans et on fait des concerts partout dans le monde depuis 5 ans.

Où vous êtes vous rencontré et comment ?
Les membres de Candiria se sont rencontrés adolescents à l’école. Mais le line up actuel s’est rencontrée dans un studio d’enregistrement mais on venait tous de groupes différents.

Quelles sont vos influences (musique, cinéma, littérature) ?
On est influencés par la vie, la mort et l’énigme cachée quelque part entre les deux. On adore aussi la musique expérimentale. Progressive Rock, Jazz, Fusion et bien-sûr Hardcore et métal.

Si vous avez également été influencé par le jazz, pourquoi cette inscription « Play loud or listen Jazz » au dos de l’album ?
Oui, le jazz est une grosse influence quant à la manière de pensée du groupe mais aussi quant à la méthode de composition de notre musique. On n’avait pas de raison particulière quand on a mis ça sur le disque. C’était une blague. En fait, on nous connaît pour notre amour du jazz / métal mais comme il n’y a pas beaucoup de jazz dans cet album… C’est comme si on disait à tout le monde : Hey, c’est un disque de gros métal, mets le son au niveau où il doit être ou bien écoutes quelque chose d’autre.

Parles nous de votre dernier album ” What Doesn't Kill You...”. Où l’avez vous enregistré ?
Nous avons enregistré le nouvel album au studio “ Mirror Image Recorders” qui est basé dans le cœur de la ville, dans Times Square. C’était génial. C’était une période d’essais mais on a eu une équipe patiente et talentueuse. Le studio était vraiment excellent. Ils enregistrent plein de disques de Hip Hop la bas. Comme Method Man, Redman, Big Pun, la liste continue : EPMD et d’autres tonnes de trucs. Redman est venu au studio une ou deux fois quand on y était donc je pense que Carley et Eric ont eu la chance de le rencontrer.

Quelle est la principale difference entre “What Doesn't Kill You...” et les précédents albums ?
Il y a deux choses différentes dans cet album. En premier le chant, il y a du chant mélodique et pas uniquement des parties gueulées. Et deuxièmement ces chansons sont bien plus personnelles que celles du passé. Notre musique n’a jamais été très personnelle, ça a toujours été plus cérébral qu’émotionnel. Avec cet album on veut exprimer plus de sentiments et d’émotions.

Parles nous des paroles de ce nouvel album. Quel message veux tu donner aux gens ?
Le plus gros message que l’on voudrait faire passe à notre public est de ne jamais avoir peur. Tu dois croire en toi même et en tes rêves et faire tout ce que tu peux pour réussir tes rêves. Quand un être humain concentre vraiment son énergie, il peut accomplir des choses extraordinaires. On aimerait inculquer ces pensées à tous ceux qui nous écoute.

Pourquoi structurer certaines chansons et plus particulièrement les paroles de celle-ci en chapitres ?
Toute histoire a des chapitres, et on pense que nos chansons devraient se comporter comme des histoires. Donc l’album entier évolue comme un livre.

Parles nous de Brooklyn et de sa communauté :
Je ne sais pas ce que tu veux savoir à propos de Brooklyn, mais en tout cas j’aime beaucoup ce lieu. C’est un endroit génial où on peut vivre avec une diversité de cultures qui co-existent ensemble, ou qui essayent tout du moins. Il n’y a pas une grosse scène Hardcore, j’en connais aucune en tout cas. De nos jours c’est plus L’indie Rock qui est en vogue à Brooklyn.

Parles nous de la France et du Fury Fest :
Tout ce que je connais vraiment de la France c’est le Fury Fest, c’était génial. On est venu en France spécialement pour le Fury Fest. On a des super souvenirs du concert et des personnes que l’on a rencontrées. J’espère qu’on sera invité pour l’année prochaine.

Ton pire et meilleur souvenir avec Candiria :
Un des meilleurs souvenirs que j’ai de Candiria c’est d’avoir eu la chance de jouer avec beaucoup de grands groupes au Japon au Beast Feast en 2001. C’était notre première fois au Japon et on a joué devant des milliers de personnes dans une grande arène Japonaise. C’était vraiment cool.

Mon pire souvenir c’est l’accident qu’on a eu le 9 Septembre 2002. C’est sûrement l’événement le plus terrifiant de ma vie.


Derniers skeuds :
En ce moment j’écoute différents trucs. Les derniers Cd que j’ai acheté c’est ceux de Oceansize qui viennent d’Ecosse je crois. J’écoute aussi le nouvel album de “Lamb of God” et aussi le dernier “Coheed and Cambria”. Aussi le nouvel album de Dilinger Esape Plan.

Aimes tu le cinéma ?
J’aime beaucoup de types de films différents, comme tout le monde et pour différentes raisons. Récemment j’ai vu le film “Napoléon Dynamite” qui était vraiment drôle. J’ai aussi vraiment aimé le documentaire “Standing in the shadows of Motown”. C’est un documentaire qui parle des vrais musiciens qui ont joué sur tous les vieux hits de Motown, et qui n’ont jamais réellement été récompensés pour toutes les chansons superbes qu’ils ont crée.

Que pensez-vous du mouvement Hardcore, de son évolution et de la tendance émergente de certains groupes a privilégier la simplicité, le conformisme ou encore l’insipidité afin peut-être de favoriser la rentabilité de l’investissement ?
Je pense que c’est comme toute choses dans la vie qui finissent par être commercialisées. C’est presque inévitable. Parce que même les personnes qui sont contre ces choses à l’origine vont vouloir être payées pour leur travail et leurs années de service et d’engagement. Et qui peut leur reprocher quoi que ce soit. C’est quand les choses sont sorties dans le seul but de faire de l’argent que ça devient merdique.

Un dernier mot :
Merci de nous supporter. On espère que notre album sorte partout en France bientôt et qu’on puisse faire une nouvelle tournée. Merci encore.
photo de Bender
le 10/03/2005

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