Akimbo - Jersey Shores

Chronique CD album (46:53)

chronique Akimbo - Jersey Shores
Rappelez vous l’an de grâce 2006… Bon, c’est pas super loin non plus pour le coup. Bon, écrasez votre pétard donc et souvenez vous… A cette époque sortait un album qui allait mettre tout le monde d’accord, celui qui allait réconcilier les coreux et les metalleux, les hardos et les punk, les crust et les grindeux, etc. Bon pour les deux du fond qui suivent pas (ou qui lisent des chroniques sans regarder le nom du groupe au préalable), je parle bien sûr de forging steel and laying stone d’Akimbo, pur brûlot de rock n’ roll furibard et magistrale baffe aujourd’hui encore. Pour ne pas déroger à la règle de l’album annuel, les ricains avaient remis en 2007 et (m’)avaient horriblement déçu. navigating the bronze, malgré sa pochette ultra belle et fun, se démarquait (négativement) des opus précédent par un son approximatif, des compos répétitives et des tentatives mélodiques discutables.

Mais bon c’est pas grave, on efface tout et on recommence… Tous les ans donc. Et 2008 voit débouler un Jersey shores bien plus rassurant que son prédécesseur. Déjà, première interrogation en lorgnant sur la tracklist : 6 titres ?!? Quoi, c’est un ep ? Ben non. Pourtant le groupe nous avait habitué aux formats courts, exception faite de la traditionnelle chanson planante. On se retrouve donc avec deux chansons de quatre minutes, deux de sept , et deux de douze (oui, ça fait 40mn au bas mot). Et c’est pas anodin, car les gars d’Akimbo n’ont pas rangé leur velléités mélodiques et pachydermiques, loin de là. Sur ce nouvel album, il y a bien peu de passages très violents, le groupe misant plutôt sur une lourdeur très rock n’roll du meilleur effet. Dès Matawar, première piste de la galette, le ton est donné : gros riff bien bluesy, voix arrachée tentant maladroitement de rester dans le ton (marque de fabrique du groupe quand il s’agit de pousser la chansonnette). Les riffs s’enchainent, se perdent dans des amas de larsen et dans des ralentissements à la limite d’un doom minimaliste. On aurait presque l’impression que le groupe est en roue libre et ne sait pas vraiment comment continuer son boeuf sans avoir pour autant envie d’y mettre un terme. Panne d’inspiration ou véritable renouveau ? Bah, je ne me prononcerai pas là-dessus mais je tiens tout de même à préciser que je ne me suis pas ennuyé. Il y a toujours ces passages imparables (et bien plus que sur l’opus précédent malgré le nombre réduit de titres), cette urgence toute punk qui se marie finalement assez bien avec les tempos lents, cette odeur de whisky frelaté mélangé aux effluves de la meilleure ganja du coin qui plane dans mes narines alors que, je vous l’jure, mon corps est un temple. De plus, pour ne rien gâcher, l’album, malgré son aspect foutraque, n’est pas si mal construit que ça. Les accalmies sont toujours assez bien placées, l’usage intensif des delays et autres reverb se fait tout seul, les soli à mi chemin entre le blues et le hard sont plus que jamais à l’honneur et rallongent merveilleusement bien les riffs. En fait, l’architecture finale du disque est assez cohérente et le tout s'écoule naturellement. A noter aussi dans cet ordre d’idée, l’intro du disque qui sert aussi de final, figure de style on ne peut plus classique, mais toujours appréciable.

Bon juste pour faire style que j’ai vraiment bien écouté l’album je dirai que les chansons Lester Stilwell et Rogue son vachement bien et que la pochette est véritablement hideuse.
photo de Swarm
le 30/12/2008

2 COMMENTAIRES

Pidji

Pidji le 30/12/2008 à 16:04:57

Cet album est vraiment différent des autres, difficile à appréhender au départ quand même, mais assez bon au final !

herweghnico

herweghnico le 30/12/2008 à 16:42:29

cet album est un des meilleurs sortis cette année, de très bon augure pour Akimbo qui montrent qu'ils savent évoluer !

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