Decline Of The I - Johannes

Chronique CD album (48:45)

chronique Decline Of The I - Johannes

Après trois albums consacrés à l’oeuvre de Henri Laborit, Decline Of The I revient avec Johannes, qui marque le début d’une nouvelle trilogie, qui se concentre, elle, sur le philosophe danois Søren Kierkegaard. Le chiffre trois semble revêtir un intérêt tout particulier pour AK, le musicien responsable de la composition de l’intégralité de la musique et de l’écriture de la totalité des textes, mais il s’est entouré de trois autres musiciens pour l’enregistrement. En effet, trois ans séparent chacune des sorties du groupe, qui conçoit sa discographie par chapitres de trois disques. Cette nouvelle période qui s’ouvre se place une fois encore sous le signe de la philosophie et de l’érudition.

 

Kierkgaard possède une bibliographie très fournie, et il a rédigé de nombreux ouvrages sous différents pseudonymes, une quinzaine au total, dont trois avaient pour prénom Johannes. Il s’agit également du vrai prénom d’AK (d’après Metal Archives). Black Metal, Decline Of The I sur Johannes l’est assurément mais il ne s’arrête pas à ce seul champ d’expression. En effet, on retrouve tout au long du disque des plans doomesques (le début de « Act Of Faith »), des chœurs angéliques pendant « A Selfish Star », ou encore le final décadent et dégénéré de «The Veil Of Splendid Lies », qui évoque les fêlés de Pensées Nocturnes. En revanche, « Tethering The Transient » ne laisse planer aucune doute sur les intentions belliqueuses des Parisiens.

 

Comme précédemment, de nombreux samples, des extraits de la pensée de Kirkegaard très certainement, viennent émailler le disque. Ils renforcent le sentiment d’intelligence qui se dégage de la musique au travers des structures et des arrangements. Les vocaux font également preuve d'une grande versatilité (lointains, très souvent noyés ans le mix quand il s'agit de hurlements, les rapprochant de ceux que l'on a l'habitude d'entendre dans le DSBM). L’album se termine par un splendide « Dieu Vide », à la construction presque progressive, tragique à souhait, renforcé par un violon en milieu de piste, au milieu d'un tourbillon de blasts et de cris de désespoir.

 

photo de Xuaterc
le 11/06/2021

3 COMMENTAIRES

Seisachtheion

Seisachtheion le 11/06/2021 à 21:27:33

P'tain, y a celui-ci aussi ! 😅

8oris

8oris le 11/06/2021 à 21:48:43

Superbe album et superbe pochette. C'est vraiment un album de black-metal très profond, et "Dieu Vide" est effectivement un morceau magnifique.

Xuaterc

Xuaterc le 12/06/2021 à 18:07:52

Un sacré début d’année pour le Black Metal

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