Devil Sold His Soul - Empire of light

Devil Sold His Soul - "Empire of light"
chronique Devil Sold His Soul - Empire of light

Quand on écrit sur DSHS, on parle un peu de soi, il est encore plus délicat d'être objectif que d'habitude.

 

Parce que Devil sold his soul est un groupe qui à part. Un groupe anglais qui compte, qui se démarque de la scène (quitte à déplaire voire dégoûter).

Un groupe qui m'a aussi donné beaucoup de fil à retordre avec "Blessed and cursed". Un album qui m'avait demandé beaucoup de temps et d'écoutes. Un album dans lequel je ne suis rentré qu'une fois ma déprime cyclique hormonale (et hivernale) entamée fin 2010 (si si ça existe). DSHS est fort, puissant et mélodique. Il l'est toujours sur "Empire of light". Il ne l'a d'ailleurs jamais autant été.

 

Ce qui ne l'empêche pas d'être une petite bombe.

Je devrais laisser place au doute, au dialogue, tempérer mes propos, mais j'ai mis du temps avant d'écrire cette phrase : j'en suis sûr. C'EST UNE PETITE BOMBE.

 

Le groupe laisse bien evidemment de la place à ses détracteurs : 

Si on devait retirer un pourcentage purement mathématique, ce serait clair : 60% du chant est clair. 

On n'est pourtant pas dans la guimauve (excepté un passage sur "Crusader"), surtout pas avec ce gros départ, mais rapidement le groupe ressort ses influences plus post-rock.

 

Influences inévitables, mais créatrices d'images et moteurs d'émotions (n'ayons pas peur des mots). J'étais réceptif dès la première minute, dès le premier écart fait à la violence, dès que le groupe m'a poussé pour une plongée abyssale.

Des groupes capables d'opérer de tels virages sans choquer sont rares, et seul The Ocean réussit aussi bien.

 

Parfois le groupe se laisse aller à quelques petits aspects un peu faiblards : "The waves and the seas", pour ses choeurs fades et son arpège un peu lourdingue. Mais l'effet est là, notamment grâce à celui de la guitare, ou de la batterie secondée. Et même si ce monde ne nous plait pas, on est dedans.

A vrai dire, cet album peut être divisé en 11 chroniques. Chaque titre étant rempli de bonnes idées, marqué par une dualité musicale omniprésente et parfaitement orchestrée.

 

Chaque titre est une histoire, chaque histoire est une épopée, chaque épopée est renversante.

Comme dans tout voyage, il peut  y avoir quelques longueurs, et encore, elles sont timides, rares ("Time and pressure") ou contrabalancées par la surprise qui suit.

 

Le plus étonnant est que la jeunesse transpire dans cet album. C'est "frais", c'est propre, mais c'est évolué, avec un son policé, dans l'ère du temps, pour un résultat de vieux briscards sûrs d'eux et encore inspirés.

photo de Tookie
le 04/02/2013

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