Entombed A.d. - Bowels Of Earth

Chronique CD album

chronique Entombed A.d. - Bowels Of Earth

Suite à leur excellente performance live au Sylak en 2018, j'avais eu un smile digne d'un cardinal bénéficiant d'une prescription pénale en matière de mœurs.

Pourtant la dernière prod studio du combo, datant de 2016, était proche de la gestion d'un stock de nitrate d'ammonium par l'usine AZF. Une catastrophe donc. Je n'attendais donc plus rien des restes des grands Entombed rebaptisés.

 

Le skeud, là, débute par une quinte de toux de Lars Göran, comme une de celles qu'il avait eues à ce même festosh sus-nommé (« Don't worry, I'm not dead »). Matière de rappeler que le bonhomme n'est plus tout jeune et qu'il a aussi de l'humour.

Ce sera la seule touche qui pourra nous faire sourire sur ce Bowels Of Earth. Soyons clair.

 

Étonnant de constater, d'entrée, les similitudes entre ce premier morceau et un autre genre musical typiquement suédois : le kängpunk à la Wolfbrigade. Sur les leads du solide "Hell Is my Home", c'est encore plus flagrant. Le D-Beat imprègne d'ailleurs le jeu du batteur tout du long. Et puis la basse claque, tendue comme le string d'une nonne dominatrice. La boucle est bouclée entre deux genres dont les membres s'interchangent parfois (Qui a dit Tompa  dans la salle ?).

 

Bowels Of Earth semble apparaître, donc, comme un petit miracle. Par les bourses velues de Saint Nicolas de Féroce !

 

Car l'album possède des bastos imparables même pour Boris, le Russe de Snatch. "Bourbon Nightmare" et son intro à la Dia De Los Muertos, sortira, alors, Hugh Hefner de sa tombe pour le faire batifoler avec Anna Nicole Smith.

Son suivant, "Fit For A King" se place ni plus ni moins que dans les rangs des excellents morceaux de swedeath, raffalant sans cesse avec une fougue keuponne de maboule. "Worlds Apart" pulvérise aussi son boys band.

Un trio central gagnant donc suivi par le malsain et bourrin "Through The Eyes Of The God." Un titre aux riffs en béton.

Okay, niveau guitares, on reste dans le genre hein. Sans s'en écarteler. De l'efficace grassouillet mais pas de risque. Et c'est très bien, pour un châtiment en Place de Grave. Porter un lourd d'héritage sur ses épaules freine l’expérimentation. Pourtant les accents Death mélo du titre éponyme de l'album surprennent en se faisant crédibles.

Les gaziers pulvérisent aussi la country de Hank Williams, défigurant le morceau "I'll Never Get Out Of This World Alive" pour en faire une bombe Death'N'Roll qui nettoie sa mémère de l'intérieur plus efficacement qu'un lavement à la soude.

 

Un album solide comme un clou de cercueil alors, au Diable les varices niveau note.

 

Au final, Entombed A.d. se permet le luxe de ressembler un peu au vieux Entombed, le grand, pas celui des derniers temps, en enterrant, au passage, le dernier Firespawn.

 

 

 

photo de Crom-Cruach
le 16/09/2019

3 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 16/09/2019 à 10:05:59

Une putain de bonne surprise !!

gulo gulo

gulo gulo le 16/09/2019 à 10:13:29

"Porter un lourd d'héritage sur ses épaules freinent"
"défigurant la morceau"

Moi non plus, je n'aime pas me relire, crois moi, et moi aussi, bien souvent je le regrette amèrement.

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 16/09/2019 à 12:02:39

J'écris souvent en mode automatique et me relis peu effectivement...
Sinon l'album est très bon.

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