Job for a cowboy - Genesis

Job for a cowboy - "Genesis"
chronique Job for a cowboy - Genesis
JFAC est un groupe de ricains basé dans l' Arizona. Pour ceux qui s'intéressent à la scène Progressive Death Metal, le nom vous dit sûrement quelque chose car leur précédent EP "Doom" sorti en 2005 était une véritable tuerie.

Personnellement, j'attendais donc avec impatience une suite à l'histoire. Et voilà qu'en 2007 sort "Genesis". Album enregistré au Blue Light Audio Media (Greeley Estates,The Irish Front...) et mixé par Andy Sneap (Opeth, Entombed, Megadeth...).

Dès que les premières notes retentissent à mes oreilles, je me rend compte de la qualité de la prod, un gros son digne de ce nom. Quelques titres se passent, et il faut bien se rendre à l'évidence que cette fois ci, exit le death grind avec des Gruick Gruick par ci par là, nous sommes en présence d'un pur album de Death Metal. La voix doublée par moments est tantôt grasse tantôt plus criée. La structure du chant est par contre toujours aussi bien trouvée.
Techniquement parlant, c'est du lourd, un batteur (Jon "The Charn" Rice) qui n'est pas là pour plaisanter. Des breaks d'intro hallucinants ("Reduce to Mere Filth"), des relances terribles, du blast beat, de la double pédale, tout y est.
Les guitaristes (Bobby Thompson et Ravi Bhadriraju) nous assènent leurs riffs bien speed et bien techniques mais savent aussi se poser quand il le faut, des leads guitars très bien amenés, ce qui donne d'ailleurs des passages énormes dans "The Divine Falsehood" ou encore" Altered from Catechization ". L'ambiance opethienne plane sur nos têtes.
Le morceau qui pourrait résumer l'album (et qui a servi de promo d'ailleurs) est sans nul doute "Embedded", dans lequel on retrouve toutes les atmosphères présentes sur Genesis....
2 titres instrumentaux sont présents "Upheaval" qui aurait pu faire partie de la bande son du film "28 semaines plus tard" et "Blasphemy" qui sert plus d'intro au titre suivant qu'autre chose.
Un petit bémol quant à la basse qui paraît quasi inexistante, le mastering est vraiment bon mais le mix pêche un peu. Dommage.

En définitive, 10 titres pour 30 minutes d'un album de death metal, très bien pensé, mais qui ne ramène rien de nouveau. Les riffs font forcément penser à du Cannibal Corpse et autres. De plus, les fans (comme moi) de "Doom" (euh le titre du EP, pas le style musical...), sans être déçus par l'album, regretteront le panel vocal plus large de Johnny Davy (Gruick Gruick).

A conseiller à tous les fans de death.
photo de Growl
le 23/11/2007

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