Maximum The Hormone - Bu-ikikaesu

Maximum The Hormone - "Bu-ikikaesu"
chronique Maximum The Hormone - Bu-ikikaesu

Avouez que c’est pas tous les jours que la prestation scénique d’un groupe qu’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam (...ni de serpent – restons metal que diable!) nous balance de pleins seaux de paillettes dans les mirettes et nous préchauffe le palpitant à thermostat 9. Perso – hormis le sujet de notre causette du jour – ma dernière fois remonte à un sacré bail… Si ma cervelle ne déraille pas trop, c’était à la fin des 90s / début 2000s, lorsqu’un petit groupe de Caroline du Sud avait magistralement invoqué l’esprit de Nephren-Ka en première partie d’une tournée rassemblant The Forsaken, Carnal Forge et The Haunted. La claque avec un grand CLAC! 2e occurrence de ce type de miracle live, Hellfest 2011: de passage devant la Mainstage 2, mon attention – guidée par des oreilles fureteuses – est attirée, puis accaparée par une bande de joyeux nippons excités qui jumpent, beuglent et riffent comme si Greend Day (période Dookie), System Of A Down et Infectious Grooves (c’te basse mes enfants!) avaient soudain décidé d’unir leur force pour faire du manga metal furieux. Maximum The Hormone qu'elle s'appelait cette bande de frapadingues, Adrénaline et Endorphine étant le nom desdites hormones. Et en avant la frénésie endocrinienne!


Mazette, quelle patate, quelle liberté, que d’accroche et de tubes! Un peu comme si Mindless Self Indulgence avait enfilé un kimono et s'était lancé dans le nawak punk metal à roulettes. Et le plus beau, c’est que sur album aussi – enfin sur le petit dernier du moins: Bu-ikikaesu – ça pétille tout autant. Enfin quand je dis ça pétille… Non: ça vous pête à la gueule façon feu d’artifice affichant 9 sur l’échelle de Riff-ter! Bon sang les copains, cet album est rempli ras la touffe de bonheur métallique multicolore! Et ça marche du feu de Zeus: on s’éclate comme si on n’avait jamais quitté les bancs du collège. Faut dire qu’avec cette mixture joyeuse de hardcore jumpy, de teenage punk rock californien typé Epitaph Records, de fusion foldingue entre SOAD et Rage Against The Machine, ces bouts de vénèreries “néo-death” à la Slipknot et ces mélodies pop/rock manga aussi sucrées qu’imparables, on se sent pousser un T-shirt L.C. Waïkiki et des Pumps, et gagné par une envie de pogoter contre les murs de sa piaule à la façon des minis collègiens furax de “Un collège fou, fou, fou”!

Côté vocal, nos 4 barjots en collent partout et tout le temps, entre hystérie aigue barrée, chant féminin-coquin-nippon-frippon, chœurs HxCx rugueux, chant masculin clair façon MTV-punk rock, tout ça dans un esprit très "rampe de skate board & néons flashy". Et ça speede à tout bout de chant, et ça te balance du refrain mortel, et ça enchaîne sur du gros riff grassement metal ou de la mosh part croustillante, et ça gazouille sur de la basse élastique, tout ça sur 13 putain de tubes qui donnent envie d’appuyer méchamment sur le champignon. Forcément, on finit ces presque 50 minutes avec une banane de gamin, le souffle court, les cheveux ébouriffés et quelques hématomes – comme si on avait passé tout ce temps enfermé dans la piaule de nos 14 ans à balancer sur les murs ces petites balles en caouthchouc dont les rebonds farceurs et multiples rendent fous ceux qui tentent de les éviter et qui finissent en se les prenant dans la tronche ou les joyeuses...

Bordel, vu comment Maximum The Hormone a retourné le Hellfest alors qu’une grosse majorité de gens ne les connaissait même pas, je n’ose imaginer la partouze festive qui aurait animé la fosse si on avait pu s’écouter ce Bu-ikikaesu avant la fête!! Le final orgiaque du Parfum à côté n'aurait guère semblé plus hot qu'une demi-finale du tournoi des Chiffres et des Lettres de Neuchâtel!!

Bilan des courses: surprise et "coup de cœur en retard" de l’année, à égalité avec le Pi Nature de Ninjaspy.

 


PS: non, pas de noms de morceaux jetés en pâture avec des “Ooooh!” et des “Aaaaaah!” en musique de fond. C’est qu'ici TOUS les morceaux sont excellents!!






La chronique, version courte: une fusion punk/manga/pop/nawak/metal hyper énergique et géniale, à la fois dopante, rafraîchissante et euphorisante.

photo de Cglaume
le 09/02/2012

3 COMMENTAIRES

Sam

Sam le 09/02/2012 à 13:16:39

Je suis pas assez joyeux et beaucoup trop sérieux dans la vie pour apprécier ce genre de truc. Par contre, pitié, qu’il change sa steeldrum pour une vraie caisse clair,! Ce son est insupportable.

Tookie

Tookie le 09/02/2012 à 13:17:11

Moi qui n'aime pas les mangas, je les ai aimé...parce que l'un d'eux m'a fait découvrir ce groupe via un générique.
Et depuis quelques années, l'album a beau tourner, il passe toujours aussi bien.
RIEN A JETER

john duff

john duff le 09/02/2012 à 13:37:42

Ils ont pas mal de parties que je trouve insupportables (notamment leurs refrains niais et leur manque ponctuel d'inspiration) -mais faut avouer que leurs zicos font plaisir et que ça a au moins le mérite de péter dans l'originalité. Plus à voir qu'à écouter, peut-être

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